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    Contrat de travail échu - Les sages-femmes en mal de reconnaissance

    25 février 2013 | Karl Rettino-Parazelli | Santé
    Environ 250 sages-femmes soutenues par plusieurs familles ont pris part à la manifestation.
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Environ 250 sages-femmes soutenues par plusieurs familles ont pris part à la manifestation.

    Sans contrat de travail depuis 2005, les sages-femmes du Québec sont descendues dans les rues de Montréal dimanche pour réclamer une juste reconnaissance de leur pratique médicale.


    Environ 250 personnes — des sages-femmes soutenues par plusieurs familles — se sont réunies devant les bureaux de l’Agence de la santé et des services sociaux de la métropole pour exercer de la pression sur le ministère de la Santé, avec qui elles négocient depuis 2011.


    Le Regroupement des sages-femmes du Québec exige notamment la majoration du salaire versé pour les heures de garde de ses membres. Le syndicat affilié à la CSN fait valoir que le taux horaire de 1 $ par heure de garde, en vigueur depuis 2004, devrait être le même que celui des infirmières, qui gagnent l’équivalent d’une heure de salaire pour chaque quart de garde de huit heures. L’offre du gouvernement s’élève présentement à 1,27 $ par heure de garde, une proposition « inacceptable » de l’avis de la présidente du regroupement, Claudia Faille.


    Les sages-femmes demandent aussi de pouvoir toucher des primes pour les horaires atypiques avec lesquels elles doivent souvent composer. Leur salaire moyen est de 50 000 $ par année et elles doivent assurer 10 jours de garde sur 14. « La garde, c’est le coeur de notre pratique », souligne la présidente.


    Valoriser la pratique


    « Le gouvernement n’arrête pas de dire que les hôpitaux débordent et qu’il faut assurer le suivi des grossesses. Les sages-femmes le font, ce travail-là, lance Mme Faille. On n’arrête pas de vanter nos résultats, mais quand vient le temps de payer, on ne nous reconnaît pas à notre juste valeur ».


    Le syndicat fait valoir que le travail des sages-femmes permet de répondre à l’objectif triple du système de santé, soit augmenter la satisfaction pour les soins reçus, améliorer la santé de la population et réduire les coûts par personne. « Les femmes veulent un suivi de leur grossesse en continuité, elles veulent choisir le lieu de leur accouchement, la demande est là », explique Mme Faille.


    Chaque année, moins de 3 % des femmes choisissent de faire appel aux services d’une des quelque 160 membres du Regroupement des sages-femmes du Québec pour leur accouchement. Selon un sondage CROP réalisé en 2010 pour le compte de la CSN, 26 % des femmes affirment toutefois qu’elles souhaiteraient donner naissance à l’extérieur d’un hôpital. « Si c’était un groupe exclusivement masculin qui faisait notre travail, je ne crois pas qu’on serait où on en est aujourd’hui », note par ailleurs Claudia Faille au sujet des négociations avec le gouvernement. Elle soupçonne une forme de discrimination sexuelle et déplore le peu d’efforts déployés par Québec pour promouvoir leur pratique médicale souvent méconnue auprès de la population et des autres intervenants du domaine de la santé.


    Avec La Presse canadienne

     
     
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