Impasse budgétaire - Les services aux patients seront protégés, promet Couillard
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a affirmé hier que l'impasse budgétaire à laquelle fait face son gouvernement ne remet nullement en cause la croissance prévue des dépenses en santé et n'affectera en aucun cas les services aux patients.
«Les crédits qu'on a votés l'été dernier seront entièrement utilisés. Tout ce qui a trait aux services aux patients, on ne veut pas y toucher. S'il y a d'autres moyens de dégager des économies en cours de route, on verra. II est trop tôt pour spéculer», a déclaré le ministre hier, lors de son passage à Montréal pour inaugurer une nouvelle chaire d'étude sur la schizophrénie à l'Université de Montréal.
Ce dernier a ainsi commenté le manque à gagner de quatre milliards qu'anticipe le gouvernement Charest pour pouvoir boucler son budget 2004-05, une situation dont Le Devoir a fait état la semaine dernière. Dès son élection, le gouvernement libéral s'était engagé à faire croître de 7 % les budgets attribués à la santé, qui accaparent déjà près de 42 % du budget de l'État.
Malgré le contexte budgétaire actuel, le ministre Couillard a fermement réitéré cet engagement hier, affirmant que le projet de réingénierie de l'État que prépare son gouvernement ne se traduira pas non plus par des compressions dans le réseau de la santé. «La réingénierie, tout le monde s'entend là-dessus, n'apportera pas de résultats budgétaires à court terme, mais plutôt à moyen terme. La situation d'impasse budgétaire actuelle, il faut voir s'il y a des moyens d'économie à court terme qu'on peut dégager», a précisé le ministre, qui déposera cet automne son projet de loi sur la refonte des structures administratives dans le réseau de la santé, qui signera la mort des régies régionales.
S'il y a rationalisation au ministère de la Santé, ce sera plutôt du côté de la gestion, et non du côté des services aux patients, a-t-il assuré.
Pour ce qui est de l'impartition au privé, un modèle que le Parti libéral projette d'étendre à toutes les activités de l'État où des économies seront possibles, le ministre de la Santé soutient que plusieurs avenues pourraient être explorées dans le réseau de la santé, dont celle des services d'hôtellerie, mais qu'aucun scénario concret n'est à l'étude pour l'instant.
Aucun exercice d'identification de fournisseurs potentiels de services dans le privé n'est en cours dans son ministère, a-t-il assuré. Dans le réseau de la santé, a-t-il précisé, les centres d'hébergement privés conventionnés constituent déjà un bel exemple du type de partenariats entre le public et le privé qui ont fait leur preuve et qui durent depuis plusieurs années.
Dans les hôpitaux, tout projet d'impartition devra toutefois répondre à un cadre très strict avant d'être étudié sérieusement, assure Philippe Couillard. Aucun de ces projets ne devra avoir pour effet de faire payer le patient, ou de permettre l'autoréférence de ces derniers. Les services impartis devront être de même qualité que ceux offerts dans le public, et dispensés à un coût égal ou moindre pour l'État. «Il faudra aussi qu'il n'y ait pas de capacité non utilisée dans le réseau public. Si on a trois salles d'opération dans un hôpital avec du personnel payé qui ne travaille pas, c'est complètement absurde», a insisté ce dernier.
D'ailleurs, la création de centres de chirurgies orthopédiques et de la cataracte à haut débit réalisée par la Régie régionale de la santé de Montréal, afin de réduire les listes d'attente, fait dire au ministre qu'il y a encore beaucoup à faire pour accroître la capacité du réseau public avant de se tourner vers le privé.
Le ministre Couillard participait par ailleurs hier à la création d'un partenariat public-privé entre l'Université de Montréal, les hôpitaux Sacré-Coeur et Louis-Hippolyte Lafontaine, et le géant pharmaceutique Eli Lilly, afin de financer conjointement la création d'une chaire de recherche de 1,4 million sur la schizophrénie. Ces sommes permettront d'accélérer la recherche sur cette maladie qui frappe une personne sur cent et entraîne chaque année au Canada des coûts directs et indirects évalués à quatre milliards.
«Les crédits qu'on a votés l'été dernier seront entièrement utilisés. Tout ce qui a trait aux services aux patients, on ne veut pas y toucher. S'il y a d'autres moyens de dégager des économies en cours de route, on verra. II est trop tôt pour spéculer», a déclaré le ministre hier, lors de son passage à Montréal pour inaugurer une nouvelle chaire d'étude sur la schizophrénie à l'Université de Montréal.
Ce dernier a ainsi commenté le manque à gagner de quatre milliards qu'anticipe le gouvernement Charest pour pouvoir boucler son budget 2004-05, une situation dont Le Devoir a fait état la semaine dernière. Dès son élection, le gouvernement libéral s'était engagé à faire croître de 7 % les budgets attribués à la santé, qui accaparent déjà près de 42 % du budget de l'État.
Malgré le contexte budgétaire actuel, le ministre Couillard a fermement réitéré cet engagement hier, affirmant que le projet de réingénierie de l'État que prépare son gouvernement ne se traduira pas non plus par des compressions dans le réseau de la santé. «La réingénierie, tout le monde s'entend là-dessus, n'apportera pas de résultats budgétaires à court terme, mais plutôt à moyen terme. La situation d'impasse budgétaire actuelle, il faut voir s'il y a des moyens d'économie à court terme qu'on peut dégager», a précisé le ministre, qui déposera cet automne son projet de loi sur la refonte des structures administratives dans le réseau de la santé, qui signera la mort des régies régionales.
S'il y a rationalisation au ministère de la Santé, ce sera plutôt du côté de la gestion, et non du côté des services aux patients, a-t-il assuré.
Pour ce qui est de l'impartition au privé, un modèle que le Parti libéral projette d'étendre à toutes les activités de l'État où des économies seront possibles, le ministre de la Santé soutient que plusieurs avenues pourraient être explorées dans le réseau de la santé, dont celle des services d'hôtellerie, mais qu'aucun scénario concret n'est à l'étude pour l'instant.
Aucun exercice d'identification de fournisseurs potentiels de services dans le privé n'est en cours dans son ministère, a-t-il assuré. Dans le réseau de la santé, a-t-il précisé, les centres d'hébergement privés conventionnés constituent déjà un bel exemple du type de partenariats entre le public et le privé qui ont fait leur preuve et qui durent depuis plusieurs années.
Dans les hôpitaux, tout projet d'impartition devra toutefois répondre à un cadre très strict avant d'être étudié sérieusement, assure Philippe Couillard. Aucun de ces projets ne devra avoir pour effet de faire payer le patient, ou de permettre l'autoréférence de ces derniers. Les services impartis devront être de même qualité que ceux offerts dans le public, et dispensés à un coût égal ou moindre pour l'État. «Il faudra aussi qu'il n'y ait pas de capacité non utilisée dans le réseau public. Si on a trois salles d'opération dans un hôpital avec du personnel payé qui ne travaille pas, c'est complètement absurde», a insisté ce dernier.
D'ailleurs, la création de centres de chirurgies orthopédiques et de la cataracte à haut débit réalisée par la Régie régionale de la santé de Montréal, afin de réduire les listes d'attente, fait dire au ministre qu'il y a encore beaucoup à faire pour accroître la capacité du réseau public avant de se tourner vers le privé.
Le ministre Couillard participait par ailleurs hier à la création d'un partenariat public-privé entre l'Université de Montréal, les hôpitaux Sacré-Coeur et Louis-Hippolyte Lafontaine, et le géant pharmaceutique Eli Lilly, afin de financer conjointement la création d'une chaire de recherche de 1,4 million sur la schizophrénie. Ces sommes permettront d'accélérer la recherche sur cette maladie qui frappe une personne sur cent et entraîne chaque année au Canada des coûts directs et indirects évalués à quatre milliards.
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