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Ritalin: prudence, disent les chercheurs

Les médecins doivent éviter de le prescrire aux personnes en santé

18 décembre 2012 | La Presse canadienne | Santé
Toronto — Les médecins devraient éviter de prescrire des stimulants cognitifs à des personnes en santé, tels que ceux pour traiter les déficits d’attention, laisse entendre un article du Journal de l’Association médicale canadienne.

Les médicaments comme le Ritalin et la Dexedrine sont régulièrement utilisés pour leurs effets de « renforcement » des fonctions cognitives afin d’améliorer la concentration et la mémoire.


La coauteure de l’étude Cynthia Forlini, de l’Université McGill, soutient qu’il y a peu de preuves sur les effets positifs de ces médicaments sur les personnes en santé, tandis que les effets secondaires de leur consommation peuvent être néfastes.


Mme Forlini a affirmé ne pas avoir connaissance de statistiques précises sur l’utilisation de ces médicaments par les personnes en santé, mais a souligné que certaines études indiquent que 11 % des étudiants universitaires en consomment.


Elle ajoute que certaines personnes en santé ont accès à ces médicaments parce que leurs pairs ou des membres de leurs familles sont traités pour des déficits de l’attention. Autrement, certains ont recours au marché noir.


Les auteurs concluent que la prescription de médicaments comme le Ritalin et la Dexedrine aux personnes en santé n’est pas appropriée en vertu du système public de santé du Canada.

 
 
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