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    La Fondation David Suzuki réclame un étiquetage des nettoyants domestiques qui permettrait au consommateur d’en mesurer les risques pour la santé

    28 septembre 2012 |Jeanne Corriveau | Santé
    Les produits d’entretien ménager peuvent contenir des substances toxiques liées à des troubles de la santé tels que le cancer, les problèmes de fertilité ou l’asthme, mais il est plus ardu d’y voir clair quant aux risques que représente l’usage normal de ces produits nettoyants faute d’études.
    Photo: Sakchai Lalit - Associated Press Les produits d’entretien ménager peuvent contenir des substances toxiques liées à des troubles de la santé tels que le cancer, les problèmes de fertilité ou l’asthme, mais il est plus ardu d’y voir clair quant aux risques que représente l’usage normal de ces produits nettoyants faute d’études.
    Que contiennent les produits d’entretien ménager que nous utilisons couramment dans nos maisons ? Dans de nombreux cas, il est difficile de répondre à cette question, car rien n’oblige les fabricants à informer les consommateurs des ingrédients qui entrent dans la composition de leurs produits ou des dangers potentiels liés à ceux-ci. Le temps est venu de mieux informer les consommateurs à ce sujet, estime la Fondation David Suzuki qui réclame du gouvernement fédéral l’étiquetage obligatoire des nettoyants domestiques tel que celui appliqué pour les cosmétiques en 2006.

    Les consommateurs souhaitent en savoir davantage sur le contenu des produits nettoyants, croit la Fondation qui a sollicité l’opinion de 10 500 Canadiens, dont 35 % du Québec, par l’entremise d’un sondage volontaire sur Internet. Les participants étaient alors invités à fouiller dans leurs armoires pour répertorier les produits nettoyants qui s’y trouvent.


    Selon les données recueillies, 42 % des produits ménagers inventoriés affichaient la liste complète des ingrédients, une proportion insuffisante, estime la Fondation. « Par exemple, le triclosan, qui est un antibactérien qu’on retrouve dans certains produits d’entretien et dans les cosmétiques, peut avoir des impacts sur la santé humaine parce que c’est un perturbateur endocrinien qui affecte le système hormonal. De même, son rejet dans les cours d’eau peut avoir des impacts sur l’environnement et la faune aquatique. Je crois qu’il est essentiel d’afficher cette information sur les produits », indique Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques de la Fondation pour le Québec.


    L’organisme croit aussi qu’il faut faire un ménage dans le vocabulaire utilisé par les fabricants. « “ Parfum ” et “ fragrance ” sont deux termes fourre-tout qui englobent plusieurs composés chimiques, mais on ignore de quoi il s’agit », signale M. Toussaint.


    De même, la Fondation met en garde les consommateurs contre les vertus écologiques vantées par les fabricants. « Certaines compagnies s’autoproclament vertes en disant que leur produit contient des extraits de plantes naturelles, souligne M. Toussaint. Si ce n’est pas certifié par une tierce partie, rien ne garantit qu’elles sont plus vertes. » À cet égard, il recommande de chercher les logos régis par des organismes indépendants comme Écologo, Green Seal et Ecocert.


    Les produits d’entretien ménager peuvent contenir des substances toxiques liées à des troubles de la santé tels que le cancer, les problèmes de fertilité ou l’asthme, mais il est plus ardu d’y voir clair quant aux risques que représente l’usage normal de ces produits nettoyants faute d’études, note M. Toussaint : « Il est difficile d’établir un lien de cause à effet entre l’utilisation normale de ces produits et le cancer par exemple. Il y a tellement de facteurs environnementaux à prendre en compte quand on fait le ménage : est-ce qu’on utilise seulement un produit ? Est-il mélangé avec de l’eau ? Quelle est sa concentration ? »


    Dans le doute, le consommateur peut toujours opter pour des produits maison comme le vinaigre ou le bicarbonate de soude, qui sont efficaces, estime la Fondation.


    Claude Viau, directeur de l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal, se dit lui aussi favorable à l’étiquetage obligatoire des produits d’entretien ménager. « On va toujours se heurter à ce qu’on appelle, dans notre jargon, la compétence informationnelle en santé, car on peut se demander si le public en général est en mesure d’interpréter ce qui apparaît sur les étiquettes, souligne-t-il. Déjà, dans le domaine alimentaire, on constate que c’est très compliqué pour les gens d’interpréter les étiquettes. Mais la transparence peut inciter les fabricants à éviter certains agents auxquels on ferait mauvaise presse et opter pour des substances plus acceptables. »

     
     
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