Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Hôpital Sainte-Justine - Cinq millions seront consacrés à la procréation assistée

Les annonces en santé totalisent plus d’un milliard dans le dernier mois

31 juillet 2012 | Amélie Daoust-Boisvert | Santé
Le ministre de la Santé Yves Bolduc a par ailleurs confirmé que les futurs parents pourraient avoir recours au diagnostic préimplantatoire, qui permet à des couples porteurs de maladies génétiques graves de choisir les embryons sains.
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Le ministre de la Santé Yves Bolduc a par ailleurs confirmé que les futurs parents pourraient avoir recours au diagnostic préimplantatoire, qui permet à des couples porteurs de maladies génétiques graves de choisir les embryons sains.
L’hôpital Sainte-Justine traitera ses premiers couples infertiles cherchant à concevoir grâce à la procréation assistée dès novembre, a annoncé lundi le ministre de la Santé Yves Bolduc. Un projet de plus de 5 millions de dollars, alors que depuis le 28 juin, le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé plus de 1,2 milliard d’investissements, au moment où les rumeurs d’élections s’intensifient.

L’hôpital pédiatrique, avec l’annonce d’hier, obtient bien moins que les estimations auxquelles il s’était livré en prévision du démarrage de son programme de procréation assistée. En effet, dans une note interne, l’Agence de la santé et des services sociaux chiffrait à 30 à 40 millions les investissements requis pour atteindre l’objectif de 1000 cycles de fécondation in vitro (FIV) par an en 2014-2015.


Le ministre de la Santé Yves Bolduc demande plutôt à l’établissement de réaliser 400 cycles par année pour le moment. Si les 5,2 millions promis hier permettent de construire les laboratoires et les cliniques requis, ils ne comprennent pas les coûts de fonctionnement.


En conférence de presse, Yves Bolduc n’a pas exclu que, si la demande est au rendez-vous, d’autres montants suivent afin de permettre à l’hôpital de réaliser de 800 à 1200 cycles par an. Ne cédant pas à la déception par rapport aux plans ambitieux de l’hôpital au départ, le directeur des affaires médicales et universitaires de l’hôpital, le Dr Marc Girard, a affirmé que c’était une façon « prudente » d’aborder le projet.


Il a par ailleurs confirmé que les futurs parents pourraient avoir recours au diagnostic préimplantatoire, qui permet à des couples porteurs de maladies génétiques graves de choisir les embryons sains.

 

Un train d’annonces


Yves Bolduc le reconnaît, mis à part une semaine de vacances, il n’a pas chômé cet été. Depuis le 28 juin, son ministère a annoncé plus de 1,2 milliard de dollars d’investissements, a calculé Le Devoir. Ce montant comprend une annonce du 13 juillet dernier de 748,6 millions en « maintien des actifs immobiliers », c’est-à-dire en rénovation et entretien des différents immeubles du réseau de la santé sur plusieurs années.


Hier, par exemple, le MSSS a octroyé 596 500 $ à l’Unité de médecine familiale de l’hôpital de Verdun et 250 000 $ à des projets immobiliers reliés aux soins pédiatriques en région. Dans les dernières semaines, on peut aussi noter un montant de 25 millions pour l’agrandissement du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel. Une entente est également survenue avec le Conseil cri de la santé et de services sociaux de la baie James, à qui le ministère accorde 288 millions pour assurer les services de santé jusqu’en 2020. Une autre tranche de 26 millions servira à l’agrandissement de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec et 21 millions à celui du Centre hospitalier Kateri Memorial de Kahnawake. Environ 20 annonces distinctes en provenance du MSSS sont survenues depuis le 28 juin dernier.


Le ministre nie toutefois être en mode préélectoral. « Si vous regardez l’année dernière, j’avais fait environ le même nombre d’annonces et il n’y avait pas d’élections », affirme le Dr Bolduc. Il ajoute que les 748,6 millions destinés aux établissements de santé, « ce n’est pas de l’argent nouveau, c’est pour rénover ».

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel