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Lettre - 99 % pour vrai ?

1 juin 2012 | Olivier Martin, Coordonnateur, Mouvement PHAS - Le 30 mai 2012 | Santé
La ministre déléguée aux services sociaux, Dominique Vien, répète abondamment que le nombre de personnes handicapées en attente de services a diminué de 99 %. Sous des apparences encourageantes, l’état de l’accessibilité aux services pour les personnes handicapées est loin d’être aussi rose.

En fait, il y a de quoi s’indigner. Le Plan d’accès aux services pour les personnes ayant une déficience du MSSS a réduit de 99 % la liste d’attente datant de 2008. Autrement dit, quatre ans plus tard, il y a encore 1 % des personnes handicapées toujours en attente de service à ce jour. Depuis ce temps, des gens s’ajoutent continuellement.


Comment le MSSS a-t-il réussi la prouesse de réduire l’attente de 99 % ? Facile, le Plan d’accès s’applique seulement pour le premier service. Les personnes handicapées qui ont des besoins multiples reçoivent un service, mais continuent d’attendre pour les autres. Bien souvent le premier service ne correspond pas au besoin le plus urgent. En accédant à un premier service, la personne handicapée n’est plus comptabilisée sur la liste d’attente. C’est ce que le Protecteur du citoyen a appelé le phénomène du déplacement de l’attente. Cette approche comptable n’a qu’un effet artificiel sur l’amélioration de l’accès aux services.


La Semaine québécoise des personnes handicapées, du 1er au 7 juin, est le moment de sensibiliser la population au fait que l’accès aux services requis, à temps et en quantité suffisante, est une condition préalable pour favoriser l’épanouissement et la participation sociale des personnes qui ont une déficience. Il est temps que le MSSS délaisse son approche comptable et pose les gestes qui comptent pour que les personnes handicapées et leur famille accèdent sans délai à tous les services dont ils ont besoin.


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Olivier Martin, Coordonnateur, Mouvement PHAS - Le 30 mai 2012

 
 
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