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L’osthéopathe est toujours en attente d’une reconnaissance professionnelle

19 mai 2012 | Marie-Hélène Alarie | Santé

Le Collège d’études ostéopathiques ouvre ses portes en 1981 à Montréal. Depuis, il sème des instances un peu partout au Canada et ailleurs dans le monde et ses activités ne cessent de se multiplier. Mais qu’est-ce qu’on enseigne à ces futurs ostéopathes ? Petit survol des programmes offerts au Collège.


Un jour ou l’autre, on ressent tous la douleur de cette blessure qu’on s’est infligée il y a quelques années et qui s’obstine à revenir nous hanter. C’est peut-être là l’occasion de consulter un ostéopathe. Celui-ci est « un ingénieur, un horloger de l’organisme qui non seulement évalue et traite les causes des troubles fonctionnels, mais qui vérifie aussi préventivement les rouages essentiels de notre physiologie qui régissent l’équilibre et la santé de l’être humain », affirme Philippe Druelle, fondateur du Collège d’études ostéopathiques (CEO) de Montréal. Mais, si on fait déjà partie des adeptes de l’ostéopathie, peut-être qu’on voudra, à son tour, soigner ces fameuses blessures chez les autres.


Quand il crée le CEO avec l’aide de Jean-Guy Sicotte et de Denise Laberge, M. Druelle donne à cet établissement la mission de réunir tout le patrimoine de l’ostéopathie traditionnelle, qui regroupe les différentes méthodes thérapeutiques appliquées à la sphère crânienne. M. Druelle fut donc le premier à établir une méthodologie clinique complète qui utilise ces différentes méthodes afin que ses étudiants puissent répondre aux besoins de chaque patient. La première école d’ostéopathie venait de voir le jour au Canada.


Aujourd’hui, plusieurs écoles bénéficient de la formation mise au point par M. Druelle. On les retrouve ici au Canada, à Toronto, Québec, Vancouver et Halifax, mais aussi en Allemagne et en Suisse. En 1982, Philippe Druelle met sur pied la Fondation canadienne pour l’enseignement et la recherche en ostéopathie. Cette fondation permet à des enfants atteints de dysfonctions neurologiques d’être soignés par les étudiants du CEO.


Depuis 1981 et jusqu’à aujourd’hui, le collège et ses représentants mènent des actions afin de faire reconnaître la profession d’ostéopathe tant au Québec qu’au Canada.



Les candidats


Tous les programmes du CEO, de niveau universitaire, permettent à leurs étudiants d’obtenir un diplôme en ostéopathie du Québec, c’est-à-dire un D.O. Les programmes offerts sont destinés soit aux étudiants qui détiennent un diplôme d’études collégiales (DEC), soit aux universitaires de premier cycle dans tous les domaines des sciences de la santé.


Le programme à temps plein en ostéopathie s’adresse à tous les détenteurs d’un DEC. Bien sûr, s’il y a une trop grande demande d’admissions, le collège privilégiera les diplômés ayant une formation dans une discipline des sciences de la santé. Le premier cycle de ce programme à temps plein est validé par l’Université du pays de Galles (G.-B.), et les étudiants ayant réussi les examens se verront remettre, en plus de leur attestation du CEO, un baccalauréat en sciences de l’ostéopathie de l’Université du pays de Galles.


L’autre programme d’études en ostéopathie s’adresse, quant à lui, aux diplômés du premier cycle en sciences de la santé. Cette formation est adaptée à ceux qui, ayant déjà de nombreuses connaissances dans le domaine de la médecine, désirent pratiquer l’ostéopathie.



Les programmes


Dans les cas des deux programmes offerts au CEO, afin d’obtenir leur diplôme d’ostéopathe du Québec, les étudiants doivent réussir deux cycles d’études.


Le premier cycle concerne les sciences de la santé et l’ostéopathie et permet à l’étudiant d’acquérir les compétences cliniques, le savoir-faire et la palpation requises pour chaque domaine de l’ostéopathie. Ce premier cycle permet aussi de connaître la méthodologie clinique, afin de répondre aux besoins des patients de manière efficace et tout à fait sécuritaire.


Le programme à temps plein s’étend sur quatre ans et demi, et chaque année comprend deux sessions, de septembre à avril. Le premier cycle de l’autre programme s’étend, pour sa part, sur cinq ans et comprend des séminaires de cinq jours, dont le dernier est consacré à l’intégration clinique.



Le deuxième cycle


Quand on aborde le deu-xième cycle, les étudiants des deux programmes sont réunis dans un tronc commun. Les études se font alors à temps partiel. L’objectif de ce cycle est de permettre un apprentissage avec des experts. L’étudiant acquiert un esprit de synthèse, d’analyse et d’autocritique. Il y apprend aussi à trouver les moyens nécessaires pour résoudre la complexité d’un cas clinique, puis, avec les connaissances acquises, le futur ostéopathe pourra alors travailler au sein d’équipes multidisciplinaires.


C’est à ce niveau que les étudiants choisissent le profil pour acquérir l’expérience et l’expertise axées soit sur la recherche, soit sur la clinique. Ils rencontrent des experts dont les connaissances leur permettront d’effectuer un travail de recherche fondamentale, clinique ou qualitative.


Deux possibilités s’offrent aux étudiants du deuxième cycle : la rédaction d’un mémoire ou l’internat avec essai. S’il choisit la rédaction d’un mémoire, l’étudiant devra rédiger et présenter un protocole de recherche de 20 pages ainsi qu’un mémoire de 100 à 150 pages. De manière optionnelle, il pourra aussi assister à des cours spécialisés et à des symposiums.


Quant aux étudiants qui choisissent l’internat, ils s’inscrivent dans un programme axé sur l’application clinique des connaissances acquises et des méthodes enseignées par les experts. Ils pourront acquérir une expérience clinique chez un ostéopathe, en mission humanitaire ou dans un travail hospitalier. Les étudiants suivront aussi des cours de postgradués, une initiation pour devenir superviseur et ils participeront aussi à d’autres projets ou activités. Pour l’obtention de leur diplôme, les étudiants devront aussi rédiger l’analyse de deux cas cliniques sous la forme d’un essai d’environ une vingtaine de pages. Ce deuxième cycle s’effectue généralement sur une période d’un an et demi.


Comme on peut le constater, on aborde ce cours d’une manière très sérieuse. Mais, ce qui est transmis ici, ce ne sont pas que des notions scolaires, mais ce sont aussi des valeurs. Ainsi, on souhaite que les étudiants du CEO développent leurs propres talents et leur personnalité. Le collège s’efforce de promouvoir le respect, l’éthique et la loyauté, et sa mission s’inscrit dans la continuité de la tradition, tout en favorisant le savoir-faire autant que le savoir-être.


 
 
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