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    L’Université McGill valorise la médecine familiale

    « Il faut vraiment que nos activités soient arrimées aux besoins de la population »

    19 mai 2012 |Claude Lafleur | Santé
    Des étudiants en médecine et en sciences infirmières, en formation au CLSC Côte-des-Neiges, à Montréal, avec le Dr David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médiales) et doyen de la Faculté de médecine.
    Photo: Université McGill Des étudiants en médecine et en sciences infirmières, en formation au CLSC Côte-des-Neiges, à Montréal, avec le Dr David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médiales) et doyen de la Faculté de médecine.
    La Faculté de médecine de l’Université McGill met désormais l’accent sur la formation d’omnipraticiens ainsi que sur la recherche en médecine familiale. Outre la mise en place d’un train de mesures visant à exposer davantage ses étudiants à cette pratique de la médecine, le Département de médecine familiale est désormais chapeauté par un chercheur de renommée internationale, ce qui, aux dires du doyen de la faculté, démontre clairement l’importance que McGill accorde à présent à la médecine familiale.

    «Les facultés de médecine ne fonctionnent pas en vase clos, indique le Dr David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Parmi nos différentes missions, nous avons celle de pourvoir aux besoins de la population. Or, au Québec comme partout ailleurs, il y a de grands besoins à combler dans les soins de première ligne. Le gouvernement a d’ailleurs fait de la première ligne l’une de ses priorités et, comme nous constatons qu’il y a une pénurie de médecins de famille, nous avons vraiment changé notre approche. »


    Le Dr Eidelman rappelle qu’il n’est doyen de la Faculté de médecine que depuis janvier, mais que, pour lui, « la première ligne, c’est une priorité incontournable, puisqu’il faut vraiment que nos activités soient arrimées aux besoins de la population ».


    En fait, ce virage remonte déjà à quelques années, souligne-t-il, puisque McGill a été la première université au Canada à offrir un diplôme de maîtrise en médecine familiale. « Ce programme nous permet non seulement de former des médecins de famille, mais également de faire de la recherche sur la façon d’améliorer la qualité des soins auprès des patients », explique David Eidelman.


    En outre, la faculté a accru la visibilité de la médecine familiale auprès de ses étudiants. « En particulier, dit-il, tous les étudiants passent, dès leur première année d’études, du temps dans le bureau d’un omnipraticien, afin d’être vraiment exposés à la pratique de la médecine familiale. Nous croyons que cela les encourage à choisir la médecine familiale plutôt qu’une autre spécialité. »


    Il souligne d’ailleurs avec fierté que cette stratégie porte ses fruits. « Cette année, nous formons 84 résidents en médecine familiale, dit-il, alors que, l’an dernier, on n’en avait attiré que 77 et 62 l’année précédente. » Ces 84 omnipraticiens ne représentent toutefois que le tiers des médecins formés à McGill cette année. « Nous sommes encore loin des 50 % que vise le secteur de la santé, admet sans réserve le doyen, mais, pour nous, c’est un grand pas qu’on a franchi, puisque, il n’y a pas si longtemps, on n’en était qu’à 17 %. Nous considérons donc que nous avons vraiment fait du chemin ! »



    Externat intégré


    En outre, afin de mieux répondre aux besoins de la société, la Faculté de médecine encourage ses étudiants à oeuvrer en région et en français. « Dans la région de Gatineau, on a mis en oeuvre un nouveau programme d’externat qui diffère de notre externat traditionnel », indique David Eidelman. L’externat, rappelle-t-il, est la portion de la formation où l’étudiant passe du temps auprès des patients afin d’apprendre à les soigner. « Nous avons conçu ce qu’on appelle un externat intégré, où les jeunes médecins sont exposés à toutes les spécialités à la fois, ce qui est plus proche de la pratique de première ligne, dit-il. Et, pour la première fois, on donne de la formation en français. Ce n’est qu’un début, puisque ce programme d’externat ne touche qu’un petit groupe d’étudiants, mais c’est un pas important pour nous. »


    Le 1er mai, l’Université McGill a annoncé la nomination du Dr Howard Bergman à la direction du Département de médecine familiale, afin d’accentuer l’enseignement, la recherche et les activités cliniques.


    Professeur en médecine familiale, en médecine et en oncologie à McGill, le Dr Bergman est déjà reconnu comme un instigateur de changements au sein du réseau de la santé québécois. « En plus, c’est une personne de renommée internationale dans le domaine de la gériatrie et du vieillissement, ajoute le Dr Eidelman. Or, comme le vieillissement touche tout le monde, c’est une portion particulièrement importante de la pratique des soins de première ligne. »


    Le doyen de la faculté souligne que cette nomination vise ni plus ni moins à rehausser l’importance de la médecine familiale. « Pour une fois, le directeur est une personne de calibre international, déclare-t-il. Cela démontre du coup que nous considérons que notre département de médecine familiale est aussi important que les autres départements… Ce qui n’a pas toujours été le cas chez nous ! »


    Le Dr Bergman est un chercheur expérimenté dans le domaine de la recherche clinique. Or, rapporte David Eidelman, le ministère de la Santé, de concert avec l’ensemble des facultés de médecine, élabore actuellement un vaste programme de recherche auprès des patients. Le Dr Bergman participe activement à ce projet, dit-il.


    Il précise en outre que les thèmes de recherche abordés en médecine familiale portent entre autres sur la façon d’organiser les soins pour être sûr que les patients reçoivent précisément ce dont ils ont besoin. « Il s’agit par exemple de mener des recherches sur l’organisation des soins, sur l’utilisation optimale des ressources, sur la façon d’assembler des équipes interdisciplinaires et donc de pourvoir aux besoins de la personne, sur la bonne façon de dispenser les soins, etc. Et c’est la mission que nous voulons précisément remplir au Département de médecine familiale. »


     
     
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