Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Des clowns pour traiter l’infertilité ?

    Les clowns israéliens Jerome Arous et Nimrod Eisenberg sont de passage ce matin au Centre de reproduction du CUSM, à Montréal, pour partager leur expérience avec les couples infertiles. Mais l’hôpital ne compte pas pour autant investir dans l’humour thérapeutique dans le cadre de la procréation assistée.

    Le directeur médical du centre, le DrHananel Holzer, explique qu’il éprouvait une certaine curiosité à l’égard de l’expertise des clowns thérapeutiques, raison pour laquelle il accueille cette conférence, qui n’entraîne aucun coût pour l’établissement. « C’est pour voir les sourires sur les visages de mes patientes, mais je ne veux pas en faire la promotion, ce n’est pas un traitement qui est envisagé ici », explique le DrHolzer.


    Mais que viennent faire des clowns dans une clinique de fertilité ? Une étude menée par le médecin israélien Shevach Friedler indique que leurs blagues pourraient améliorer les chances de réussite de la fécondation in vitro (FIV). C’est la seule étude à avoir documenté le phénomène.


    Dans le cadre de cette étude, un clown a visité 110patientes de l’Assaf Harofeh Medical Center immédiatement après le transfert d’un embryon, conçu par FIV, dans leur utérus. Après ces 15minutes de rigolade, 36 % des femmes sont devenues enceintes, contre 22 % dans le groupe contrôle de 109femmes qui elles, n’ont pas reçu la visite du clown thérapeutique. Sans aucun recours aux clowns, le taux de réussite de la FIV au Québec est de 29 %.


    « Les clowns thérapeutiques pourraient avoir des effets bénéfiques sur la FIV », concluent les chercheurs devant ces résultats surprenants, et cette piste mérite selon eux qu’on mène de nouvelles études pour les confirmer. Hypothèse : le rire pourrait agir en réduisant le niveau de stress ressenti par les patientes.


    Le Dr Holzer concède que les preuves scientifiques sont beaucoup trop minces pour investir dans cette approche pour le moment, mais il croit que diminuer le stress chez les femmes qui subissent ces traitements pourrait être bénéfique.


     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel