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    L'abolition du Programme de contribution pour la santé des femmes sème la consternation

    25 avril 2012 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
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	La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq</div>
    Photo: Agence Reuters Chris Wattie
    La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq
    Le gouvernement de Stephen Harper abolira en mars 2013 le Programme de contribution pour la santé des femmes. Cette nouvelle coupe à Santé Canada indigne les groupes de femmes qui en bénéficiaient, dont certains devront carrément fermer leurs portes. Six organisations, dont le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes, ont lancé un cri d'alarme, hier.

    Le programme distribuait chaque année 2,95 millions de dollars. « Le gouvernement se décharge de sa responsabilité en matière d'égalité entre les sexes », croit la présidente du conseil d'administration du Réseau canadien pour la santé des femmes, Chi Nguyen.

    À Montréal, Lydya Assayag est inquiète de cette « machine implacable des coupes budgétaires ». La directrice du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes craint que disparaisse « le dernier regard indépendant sur la santé des femmes et la prévention ». Son organisme a mené de nombreuses recherches et actions de sensibilisation grâce aux 682 000 $ versés entre 2008 et 2013 par le fédéral.

    Santé mentale, chirurgies esthétiques, hypersexualisation, grossesse, ménopause... Le réseau documente de nombreux enjeux de santé propres aux femmes. « Qui d'autre pourrait faire cela ? », se demande Mme Assayag. Son organisme pourra survivre grâce à ses autres sources de financement, mais des activités et des emplois devront être coupés. Ailleurs au Canada, certains groupes entièrement dépendants du fédéral devront carrément fermer leurs portes.

    Pour les six groupes qui ont sonné l'alarme hier, « ces coupes sont en contradiction directe avec les promesses faites en matière d'égalité des sexes par le Canada, tant dans le cadre d'engagements internationaux qu'envers la population canadienne ». Ils ajoutent que « tous paieront à long terme le prix de ces compressions ». Pour Lydya Assayag, « c'est difficile de dire si ces coupes sont idéologiques, mais les femmes n'ont pas été très bien servies par ce gouvernement jusqu'à maintenant ».

    Santé Canada estime que l'argent consacré à la recherche en santé des fem-mes par les Instituts de recherche en santé (IRSC) répond aux besoins du milieu et permet au Canada de répondre à ses engagements en matière de santé des femmes.

    « Le [Programme de contribution à la santé des femmes] a été créé il y a de nombreuses années, quand il y avait peu de recherche dans ce domaine », explique le porte-parole de la ministre Leona Aglukkaq, Steve Outhouse. Selon lui, il n'est plus nécessaire, surtout dans un contexte budgétaire où « il faut faire des choix ».












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