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Mourir dans la dignité - La fin de la vie, une question éthique avant tout

Collectif d'auteurs  23 février 2012  Santé
Le Devoir a publié le 13 février dernier un article intitulé «Permettre une fin de vie paisible, un devoir politique» signé par cinq personnes dont trois sont associées au domaine des soins palliatifs. Les signataires de la présente lettre se doivent de réagir à cet écrit qui contient une conception de la fin de vie qui est loin d'être partagée par l'ensemble de la population du Québec, qui est, selon les sondages, à 80 % environ favorable à l'euthanasie médicalement assistée.

D'entrée de jeu, il y a lieu d'affirmer que la fin de vie, la mort, appartient à la personne et non pas à la société, ou au médecin du mourant, ou à un ministre du culte. C'est le juge Cory, dans l'arrêt Sue Rodriguez, qui écrit: «La vie d'une personne doit inclure sa mort. La mort est l'acte final du théâtre de la vie.»

La fin de vie (on parle ici évidemment de fin de vie avec présence de douleurs physiques ou morales intolérables) et le choix entre soins palliatifs (mesures qui atténuent les symptômes) et euthanasie médicalement assistée sont donc fonction avant tout des valeurs morales de la personne. Un choix doit être offert.

C'est ce choix que refusent les signataires de l'article. Ces derniers privilégient leurs valeurs morales selon lesquelles la question de l'autonomie de la personne, au sens de liberté de choix, est toujours reliée au respect de certains interdits, dont celui fondamental de ne pas porter atteinte à la vie d'autrui. Pour ces gens, injecter une substance létale volontairement et sciemment à quelqu'un ne peut pas être un soin approprié de fin de vie. C'est un meurtre.

Caractère subjectif de la souffrance

C'est sur ce point essentiel que les palliativistes et nous ne nous entendons pas. Choisir l'euthanasie doit être possible et ce choix aura pour effet de soulager grandement l'angoisse associée à la fin de vie pour un certain nombre de personnes. Pour nous, comme pour les moralistes, ce n'est pas un meurtre que d'exaucer par un geste de compassion la demande d'un mourant qui présente des douleurs physiques ou morales insupportables. Il est important de souligner le caractère éminemment subjectif de la douleur. Seul le patient sait combien horrible est sa souffrance.

Ce choix est donc d'abord une question morale et non politique. Comme l'a bien démontré le professeur de philosophie Wayne Somner dans son livre récent Assisted Death, il ne reste aucun argument philosophique convaincant pour que, dans des sociétés démocratiques basées sur le libre choix, on force des gens qui ne le veulent pas à souffrir le martyre au cours des derniers stades de leur vie.

Cette base conceptuelle étant posée, il faut admettre que l'approche palliative et le droit, en fin de vie, de recourir à l'aide médicale à mourir sont complémentaires et non pas opposés. Nous reconnaissons la qualité du travail de ceux qui s'emploient à soulager la souffrance des mourants, à leur apporter réconfort moral et spirituel et compassion. De plus, nous acceptons d'emblée que des mourants et leurs proches consentent à n'avoir recours qu'à une sédation, à des calmants pour leur assurer une mort digne et douce.

Limites des soins palliatifs

Mais il existe un pourcentage de cas qui ne répondent pas à l'approche des soins palliatifs et c'est là où le bât blesse. Les adeptes de la palliation ne veulent pas accepter cette réalité. Les sédations terminales, qui équivalent à une euthanasie lente et qui peuvent durer de 24 heures à trois semaines, contiennent l'admission explicite que les soins palliatifs ne peuvent pas soulager tous les mourants.

Ces souffrances qu'on ne peut soulager sont relativement fréquentes (5,5 % selon le propre mémoire de la Maison Sarrazin). Une étude pancanadienne de Wilson a montré que 5,8 % de plus de 350 cancéreux en phase terminale auraient persisté jusqu'à leur décès dans leur choix de recevoir une aide médicale à mourir si l'euthanasie avait été légalisée au Canada. C'est pour cette minorité que nous réclamons le libre choix.

Ce qui rebute aussi dans l'article en question, c'est l'attitude prétentieuse que les signataires adoptent, comme s'ils étaient les seuls à savoir de quoi ils parlent. Parce que, soi-disant, ils sont auprès des mourants. C'est comme si le Collège des médecins, le Barreau du Québec, la Société royale du Canada, qui vient de publier un rapport très documenté et articulé sur le sujet, les nombreux citoyens, comme l'ancien haut fonctionnaire Ghislain Leblond, qui ont partagé des histoires douloureuses devant la commission parlementaire, ne savaient pas de quoi ils parlaient. Il y a du dogmatisme et de la rigidité dans leur attitude et conception des choses.

Position paternaliste et dominante


L'article cherche aussi à faire peur au monde. On y trouve la phrase suivante: «L'euthanasie acceptée dans ces lieux transformera nos institutions de soins en lieux ambigus où l'on peut aussi provoquer la mort.» Pourtant, la documentation disponible sur les pays où l'euthanasie est admise depuis de nombreuses années, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, montrent au contraire qu'il n'y a pas eu d'abus et que les soignants ont toujours pris soin de laisser jusqu'à la dernière minute le libre choix à la personne mourante et d'impliquer intimement les proches au processus.

Au sujet des soignants dont l'article se préoccupe aussi, les soignants belges et néerlandais, suivant plusieurs rapports, reconnaissent qu'écourter une vie est stressant mais que d'accomplir ce devoir de compassion et le remerciement généralisé des familles sont de précieuses gratifications.

En conclusion, ce qui choque et qui est sous-entendu dans l'article, c'est que les médecins veulent garder une position dominante, paternaliste dans les décisions de fin de vie et que les palliativistes veulent imposer à leurs patients des valeurs morales qui leur sont étrangères. Ce n'est pas un dialogue avec le mourant auquel on assiste, c'est la palliation qu'on impose, subtilement bien sûr.

Souhaitons que la commission parlementaire reconnaisse le droit en fin de vie de recourir à l'assistance médicale à mourir. Les propos de l'oncologue Raymond Mathys dans la postface du livre Face à la mort. Récits d'euthanasie prendront alors tout leur sens: «Dans le dialogue sur une mort digne, les soins palliatifs et l'euthanasie sont des choix complémentaires. Dans les cas de soins palliatifs, il s'agit d'un dialogue lénifiant dans lequel le patient trouve la force de continuer. Dans le cas d'une euthanasie, il s'agit d'un dialogue libérateur au cours duquel le patient trouve le courage de mettre une limite à ses souffrances et éventuellement à sa vie.»

Insulte à la dignité humaine

En terminant, il est sans doute utile de rappeler, d'une part, que les soins palliatifs sont loin d'être disponibles partout au Québec et, d'autre part, qu'ils sont pratiquement mésadaptés dans les cas de maladies dégénératives telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la sclérose en plaques, l'infirmité motrice cérébrale et d'autres maladies où le malade demeure conscient, lucide et ne souffre pas physiquement mais est devenu un être totalement dépourvu de toute autonomie et, pour tout dire, de toute dignité.

C'est encore le juge Cory, dans l'arrêt Sue Rodriguez, qui s'exprime ainsi: «Des interdictions édictées par l'État, qui imposeraient une mort atroce et douloureuse à un malade en phase terminale, handicapé et lucide, constitueraient une insulte à la dignité humaine.»

***

Collectif d'auteurs

Ont donné leur accord à ce texte: Marcel Boisvert, médecin et professeur agrégé de médecine palliative à l'Université McGill; Marcel Boulanger, anesthésiste et ex-directeur général de l'Institut de cardiologie de Montréal; Madeleine Dalphond-Guiral, infirmière et enseignante en soins infirmiers et parlementaire de 1993 à 2004; Doris Dubreuil, directrice d'école à la retraite; Gilles Lebel, ex-directeur général d'un CHSLD et cofondateur de la Maison Albatros; Jean Mercier, professeur titulaire au Département de sciences politiques de l'Université Laval; Robert Senet, avocat à la retraite.
 
 
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  • Yvon Bureau - Abonné
    23 février 2012 08 h 28
    Pendant ce temps, en France
    de grandes personnalités donnent leur appui à la légalisation de l'euthanasie :

    « parmi les premiers signataires de ce texte pour une loi d'ultime liberté, les comédiennes Nathalie Baye et Mylène Demongeot, les chanteurs Hugues Aufray, Sheila, Stone, les humoristes Guy Bedos et Patrick Sébastien, les écrivains Noëlle Châtelet, Christiane Collange, Régine Deforges, Gilles Perrault, le psychanalyste Boris Cyrulnik et le philosophe André Comte-Sponville, les politiques Anne Hidalgo, Jean-Paul Huchon, Noël Mamère...»

    «Le texte, signé par une cinquantaine de personnalités, demande aux candidats à la présidentielle de prendre l'engagement solennel, s'ils sont élus, de déposer très rapidement un texte de légalisation devant le Parlement, afin que la France rejoigne les pays de liberté qui ont déjà légiféré.»

    (Romandie News, 22-2-2012)
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  • Notsag - Abonné
    23 février 2012 08 h 43
    Excellente réplique
    100% d'accord. Rien à ajouter!
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  • Yvon Bureau - Abonné
    23 février 2012 08 h 52
    Appui sans réserve du CMDL
    Le Collectif Mourir digne et libre donne son appui sans réserve à cet excellent article.

    Ghislain Leblond et Yvon Bureau
    coresponsables du CMDL
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 10 h 08
    Pas d'abus en Hollande? Totalement faux!
    Il y a de nombreux abus dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie. Les témoignages nous parviennent de proches et les informations également laissent comprendre la terrible situation des personnes âgées dans ces pays.

    "L'Ordre des médecins allemands fait état de l'installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne, notamment dans le Land frontalier de Rhénanie du Nord-Westphalie. D'après la mission parlementaire française qui rapporte cette information de taille, s'y sont ouverts des établissements pour personnes âgées accueillant des Néerlandais. C'est le cas notamment à Bocholt. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N'ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, soit elles s'adressent à des médecins allemands, soit elles s'installent en Allemagne."

    Pourquoi cette crainte? Parce que le taux d'euthanasie est anormalement élevé selon un rapport de l'ONU en Hollande et que les règles "très strictes ne permettant pas d'abus" ne sont pas appliqués par les médecins. La dérive est complète. Je vous réfère à l'article paru sur le site d'analyse politique Libertépolitique.com à l'adresse suivante où l'on explique pourquoi L'ONU a la Hollande dans sa ligne de tir sur la question de l'euthanasie:

    http://www.libertepolitique.com/L-information/Decr
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 10 h 15
    Personne n'a le droit d'obliger l'État ou une tierce personne de le tuer...
    Les signataires de cette lettre oublie cette obligation qu'ils veulent imposer à tous: obliger les autres à les tuer; obliger les autres citoyens à payer par leurs impôts pour les élliminer. Mon but n'est certainement pas d'encourager le suicide, mais pour faire comprendre la gravité du geste, je poserai cette question. Pourquoi une personne qui n'a heureusement jamais eu la volonté ou le désespoir nécessaire pour s'enlever la vie aurait-elle le droit d'imposer à un médecin de le faire à sa place?

    Enfin je signale que la citation que j'ai présentée dans mon dernier courriel est tiré de l'article paru sur Libertépolitique.com que je mentionne.
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  • Mbotemingi - Abonné
    23 février 2012 11 h 01
    Sans réserve
    J'appuie votre texte que je considère un reflet de ce que je veux pour mourir dans la dignité. Comme vous dites si bien «une personne dépourvue d'autonomie est dépourvue de dignité».
    J'estime que je devrais être la seule à décider de mon sort pour ma fin de vie et j'aimerais le mettre par écrit devant notaire.

    Merci pour ce texte réconfortant.

    Estelle
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    23 février 2012 11 h 28
    @ M. Lafitte
    Vous confondez ici le suicide pour des raisons psychologiques et le choix de ne plus souffrir physiquement a la fin d'une maladie qui nous condamne. En suivant votre raisonnement, quiconque se sait comdamner devrait mettre fin a ses jours pendant qu'il a encore la possibilité physique de le faire plutot que de profiter du temps qu'il lui reste de façon paisible sachant qu'on lui offrira une fin sans souffrance quand il ne pourra plus profiter de la vie. Pour ce qui est de votre commentaire qui dit: obliger les autres citoyens à payer par leurs impôts pour les élliminer, Disons que presentement, nous payons par nos impots pour maintenir des gens en vie dans la souffrance physique et morale alors qu'ils ne demandent qu'a partir dignement. J'aime autant payer pour abreger des souffrances que pour les faires subir.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 11 h 36
    L'angélisme doctrinal est dangereux...
    Enfin, j'ajouterais que dans un pays où le vieillissement de la population entraîne un pression considérable du système de santé sur les finances publiques, le "droit de mourir" se transformera aussitôt en "devoir moral" de mourir, pour laisser la place à des plus jeunes...

    Les médecins signants cette lettre parlent comme si les médecins québécois étaient des modèles de probité. Ma famille, mes amis et moi avons malheureusement rencontré AUTANT de médecins extraordinaires, dévoués, que de médecins véreux au service de leur portefeuille, qui choisissent les soins médicaux à offrir en fonction de ce qu'ils leur rapportent... Croire que des "règles strictes" vont protéger les citoyens des abus, comme ce ne fut pas le cas en Hollande et autres contrées exceptionnelles où l'on ne protège pas les citoyens parmi les plus vulnérable, c'est vraiment prendre vos compatriotes pour des imbéciles...
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  • Martin Gauthier - Inscrit
    23 février 2012 12 h 13
    Cela me questionne

    Quelle est donc cette notion de dignité qui est si importante que l'on confirme à l'autre de façon très publique que sa présence parmi les autres humaines est indignité? Est-ce une question économique? Est-ce un inconfort avec la fin de vie? Pourquoi d'un côté mettre de l'argent pour la prévention du suicide et de l'autre...

    Je crois que ça nous amène à puiser dans la déclaration universelle des droits de l'Homme où l'on présente un angle de ce qu'est la dignité : "Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande."

    La dignité de l'autre est dans le simple fait de sa respiration. Étrangement la déclaration universelle des droits de l'Homme a été écrite en réponse à un consensus qui disait cerner ce qu'était l'humain et qui savait parmi les humains qui méritait d'en être.

    Juste une opinion en questionnement.

    Martin Gauthier
    Rimouski
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 12 h 48
    à M. Kavanagh
    Vous ne parlez pas de l'obligation qui sera faite aux médecins d'éliminer leurs patients, en cas de reconnaissance du "droit à l'euthanasie".

    Vous dites: "J'aime autant payer pour abréger des souffrances que pour les faires subir." C'est exactement la fonction des soins palliatifs d'éliminer la souffrance. Pour avoir entendu le témoignage de nombreux médecins en soins palliatifs, la souffrance physique est très bien contrôlée. La souffrance morale demande la tendresse de l'accompagnement d'une famille, d'amis et des bons soins d'une équipe de soins palliatifs.

    Et encore une fois, s'il faut vraiment qu'une personne soit éliminée de force, qu'elle le fasse elle-même plutôt que d'obliger un médecin ou un membre de la famille à le faire. Personne n'a le droit d'exiger que quelqu'un d'autre le tue, et le "droit" à l'euthanasie, c'est exactement cela: l'obligation de tuer la personne qui le demande dans certaines circonstances.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    23 février 2012 14 h 38
    Une vie c'est plus sérieux que du théâtre.
    Il m'est facile, moi en bonne santé, de dire que la provocation de la mort serait la meilleure réponse à mes souffrances physiques et, ou mentales, atroces que je subirais en fin de vie. Il m'est aussi facile de le souhaiter pour quiconque seraient dans ces conditions de vie extrêmes; mais ne suis-je pas en train de déterminer la valeur de la vie humaine à ses simples utilités et ses facilités? De grâce ne prenons pas la place de ceux qui ont des choix légitimes et pour certains difficiles à faire.
    --------------------------------
    Attention de ne pas mal interpréter les paroles du juge Cory; le paragraphe du présent article précédant les paroles du juge Cory dans l'arrêt Sue Rodriguez, diffament honteusement ce dernier. C'est une déformation éhontée des paroles du juge Cory.

    Le juge Cory ne fait aucun lien entre l'autonomie d'une personne et la dignité humaine.

    Ce que dit le juge Cory c'est que ce sont les interdictions édictées par l'État, qui imposeraient une mort atroce et douloureuse à à un malade en phase terminale, handicapé et lucide qui seraient une insulte à la dignité humaine.
    --------------------------------
    Est-ce que provoquer activement la mort est mieux que pallier à la souffrance par une sédation qui accentuera passivement et indubitablement l'arrivée de la mort? Est-ce plus digne?
    --------------------------------
    Mes convictions personnelles

    Non à l'acharnement médical.
    Non à la provocation active de la mort sous quelque forme que ce soit.

    Oui aux droits en fin de vie de recourir à l'assistance médicale à mourir.

    Oui à accepter ou non les soins palliatifs et de choisir le lieu où mourir et de choisir les soins appropriés.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    23 février 2012 15 h 30
    M. Lafitte
    Vous dites une fois de plus que les personnes devraient le faire elle meme, sachant tres bien qu'elles n'en ont plus la force. Personne ne parle de forcer les medecins, mais je sais que plusieurs sont disposé a le faire par respect pour le malade mais la loi les en empeche. Et pour avoir vu quelqu'un passé 2 moins au soins paliatifs, ce n'est pas un choix que je ferais
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  • Nelson - Inscrit
    23 février 2012 15 h 38
    Le seul enjeu est celui de ne pas envoyer les médecins en prison.

    Les gens et les médecins ne sont fous, ils font ce qu'ils ont à faire.

    Aider quelqu'un à mourir en dignité tout en évitant l'acharnement thérapeutique et des souffrances inutiles se fait partout, depuis toujours...les gens et les médecins ne sont pas fous.

    Le seul problème est que les médecins risquent la prison, ce qu'il faut corriger dans les plus brefs délais.

    Cas semblable à l'interruption des grossesses ILLÉGALES dans les pays pauvres (à cause des églises) avec des femmes et médecins en prison.
    (Résultat, 25 millions des interruptions de grossesses clandestines sans aide médicale et 70 mille femmes mortes chaque année dans le monde).
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  • Notsag - Abonné
    23 février 2012 16 h 00
    On étire la sauce...
    "Personne n'a le droit d'exiger que quelqu'un d'autre le tue, et le "droit" à l'euthanasie, c'est exactement cela: l'obligation de tuer la personne qui le demande dans certaines circonstances."

    Vous me semblez étirer la sauce un peu Mgr. Lafitte. D'où tenez-vous cette certitude que la loi va imposer de telles obligations aux médecins?

    Est-ce que la loi prévoit également des pénalités pour ceux qui refuseront de pratiquer l'euthanasie? Lesquelles?
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 16 h 07
    Je ne prône pas le suicide non plus...
    Mon dernier commentaire peut sembler être une invitation au suicide pour les personnes désirant l'euthanasie. Ce qui n'est certainement pas mon intention. Je crois qu'à toute souffrance doit répondre des soins appropriés et la tendresse qui les accompagne. Qu'on le veuille ou pas, nous sommes des êtres dépendants les uns des autres et cela n'enlève rien à notre dignité. Au contraire, vouloir une indépendance, une "autonomie" mal comprise, est un signe d'immaturité affective et une offense envers les personnes qui nous aime.

    La saine dépendance est un tissu d'humanité. Déchirer ce tissu, réclamer l'euthanasie, produira plus d'inhumanité dans notre monde...
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  • Notsag - Abonné
    23 février 2012 16 h 51
    Rapport de l'ONU
    @Mgr Lafitte:
    "Pourquoi cette crainte? Parce que le taux d'euthanasie est anormalement élevé selon un rapport de l'ONU en Hollande "

    J'ai été consulté ce rapport de l'ONU auquel vous référez, et je n'ai rien vu là qui supporte vos dires.

    Quel est-il ce "taux anormalement élevé" dont vous parlez?
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    23 février 2012 19 h 30
    À Yves Bureau: aucune compararaison possible!!!
    La liste de vedettes que vous nous exposez n'a à mon avis acune valeur comparée aux personnes majoritairement impliqué dans le domaine de la santé qui ont signée la lettre. Les artistes et autres célébrités ont souvent tendance à épouser toutes sortes de causes populaires: mais ce n'est pas elles qui tiendront la seringue, mais des gens dont certains on fait le serment d'Hypocrate, et d'autres qui ne sont pas allé en santé pour mettre fin à la vie des malades.

    Ce sujet est très complexe...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    23 février 2012 19 h 39
    À Nelson: faut lire...
    Il y a une différence entre des gens (médecins ou proches) très minoritaires à mon avis, qui font une démarche d'euthanasie libre et personnelle, et changer le mandat de fonctionnaires de l'état. La preuve en est, mais vous semblez ne pas l'avoir lue, la liste des signataires au bas de la lettre... la grande majorité impliqués dans le système de santé.

    Elle m'amène encore plus à vouloir savoir d'où vous tenez vos affirmations? D'une impression?

    Je me répète ce sujet est très complexe, surtout pour celui qui tient la seringue.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    23 février 2012 20 h 40
    4 commentaires
    «C'est comme si le Collège des médecins, le Barreau du Québec, la Société royale du Canada, ... ne savaient pas de quoi ils parlaient.» AJOUTONS la Corporation des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux du Québec, le Regroupement provincial des comités des usagers, le Conseil pour la protection des malades, la Chambre des notaires, l'OPHQ...

    Certains qui commentent auraient avantage à consulter les rapports gouvernementaux de la Belgique et de la Hollande concernant la pratique de l’euthanasie sous conditions. Ces mêmes personnes devraient lire le rapport de 2009 du grand juriste canadien, l’honorable Jean-Louis Baudouin, qui a déclaré, après son étude sur ces deux pays, qu’il n’y avait pas eu signe d’abus vs l’euthanasie.

    J’aimerais dire à ces mêmes personnes que j’ai comme amis des médecins en Belgique, en Hollande et en France; ils font d’excellents soins palliatifs incluant parfois l’euthanasie sous conditions. Sachez qu’ils non rien de TUEURS. Ce sont de bons grands papas gâteaux qui ne feraient même pas mal à une mouche ou à une fleur. Ils sont habités par une grande compassion, dégageant un respect infini pour la personne en fin de vie, laissant derrière eux une odeur de profonde humanité.

    Le CMDL préfère au titre de l’article du 13 février dernier le titre suivant : Mourir dans la dignité – Permettre à toute PERSONNE mourante une fin de vie digne, sereine et, jusqu'à la fin, respectueuse de son libre-choix : un devoir politique».
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 23 h 04
    à Notsag
    Il existe bel et bien un Mgr Laffitte en Europe, mais vous vous trompez de personne, ce n'est pas moi. Si votre but était de m'insulter parce que, pour vous, l'association avec la religion amenuise l'argumentaire de votre interlocuteur, c'est raté.

    Si vous relisez l'article sur la Hollande, que chacun peut lire pour constater que je n'ai rien inventé, à l'adresse suivante:
    http://www.libertepolitique.com/L-information/Decr

    Vous pourez lire:

    "Du 13 au 31 juillet 2009, le Comité des droits de l'homme de l'Onu a tenu à Genève sa quatre-vingt seizième session à l'issue de laquelle il a présenté des observations finales sur un groupe de pays dont les rapports lui avaient été soumis. Cette institution est chargée de veiller au respect par les États signataires du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966. Si le Comité n'a pas de pouvoir d'investigation sur le territoire concerné, il peut rédiger des conclusions sur la base d'un rapport de l'État en question et de contributions émanant d'ONG locales.

    En conclusion de la séance de juillet, les experts du Comité reprochent ainsi à la Tanzanie un schéma persistant de discriminations à l'encontre des femmes . Au Tchad, est demandé de remédier aux disparitions forcées et à la censure de la presse . L'Azerbaïdjan est soupçonné d'extorquer des aveux sous la torture . Beaucoup plus surprenant, à côté de ces nations qui ne sont guère connues pour faire preuve d'un respect tatillon des droits de l'homme, le comité épingle les Pays-Bas pour son taux élevé de cas d'euthanasie et de suicide assisté ."

    J'invite chacun à parcourir ce texte des plus révélateur sur la situation en Hollande, que certains osent nous présenter comme modèle.
    Plus bas dans l'article, les chiffres sur l'euthanasie sont présentés.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    23 février 2012 23 h 14
    à Notsag et M. Kavanagh
    Comment fait-on dans une région où les médecins refusent de pratiquer l'euthanasie pour appliquer le "droit" à l'euthanasie? On oblige ces médecins, contre leurs conscience, à tuer leur patient, où à collaborer en leur indiquant les ressources disponibles pour se faire euthanasier. Bien qu'il y ait de nombreux gynécologues-obstétriciens qui refusent l'avortement, la formation pour pouvoir l'exécuter est obligatoire, peu importe que cela soit totalement à l'encontre de leur conscience.

    L'objection de conscience n'aura aucune valeur pour un état prêt à faire payer obligatoirement ses citoyens pour ce qu'ils savent être un meurtre par "compassion", par fausse compassion, oui.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    23 février 2012 23 h 45
    @Monsieur Bureau
    Vous auriez rencontré Himler en personne et vous auriez dit la même chose de cette personne cultivée, qu'il ne ressemblait pas à un tueur.

    Je n'aime pas faire ce genre de comparaison car ce serait fausser le débat tout autant que votre comparaison de bons grands-papas gâteau qui ne feraient pas de mal à une mouche, est insignifiantes. Oinochet dans sa famille n'a certes pas été le boucher que nous connaissons. À quel sorte de tueurs référiez-vous dans votre comparaison?
    ---------------------------------------------
    Maintenant parlons des Pays-Bas où on voit une montée fulgurante de l'euthanasie et dont les Nations-Unies s'inquiètent. Monsieur Bureau arrondi les coins un peu trop concernant l'euthanasie en Hollande et en Belgique. Je suggère aux lecteurs de lire l'article suivant et de se faire leur propre idée. En voici quelques titres de paragraphes:

    -Une excuse exonératoire
    -L'enquête de Jean Léonetti
    -Le caractère secret de l'euthanasie
    -S'exiler pour survivre

    http://www.libertepolitique.com/L-information/Decr
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  • Notsag - Abonné
    24 février 2012 08 h 51
    Confusion sur la personne,
    @M. Lafitte:
    "Il existe bel et bien un Mgr Laffitte en Europe, mais vous vous trompez de personne, ce n'est pas moi. Si votre but était de m'insulter parce que, pour vous, l'association avec la religion amenuise l'argumentaire de votre interlocuteur, c'est raté."

    Si vous appeler "Monseigneur" constitue pour vous une insulte, vous m'en voyez désolé. Cela n'était aucunement une tentative de vous associer à la religion. Et, même si cela était, vous seriez quand même tout à fait justifié de défendre votre point de vue.

    Permettez-moi de vous expliquer pourquoi je vous ai accordé le titre de "Monseigneur", qui en soi, est une marque de respect.

    Sur le site web de Liberté Politique auquel vous référez, on explique que cet organisme est doté d'un "Conseil Scientifique", et qu'un certain "Jean Lafitte, évêque" est membre de ce Conseil:

    http://www.libertepolitique.com/L-association/Qui-

    Avouez que la coïncidence est confondante!

    Enfin, je m'excuse donc de vous avoir improprement identifié.
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  • Notsag - Abonné
    24 février 2012 09 h 03
    Discours à géométrie variable
    @M. Lafitte:

    Votre discours initial était: ""Personne n'a le droit d'exiger que quelqu'un d'autre le tue, et le "droit" à l'euthanasie, c'est exactement cela: l'obligation de tuer la personne qui le demande dans certaines circonstances."

    Maintenant, vous ajoutez "... où à collaborer en leur indiquant les ressources disponibles pour se faire euthanasier. "

    C'est quand même tout un revirement!

    Et, maintenant, si on vous demandait s'il serait possible qu'un médecin puisse refuser de donner des références, sans être victime de mesures disciplinaires, que répondriez-vous?
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  • Notsag - Abonné
    24 février 2012 09 h 26
    Discours à géométrie variable - Prise 2 - Page 1 de 2
    @M. lafitte:
    Hier vous disiez: ""Pourquoi cette crainte? Parce que le taux d'euthanasie est anormalement élevé selon un rapport de l'ONU en Hollande "

    Aujourd'hui, vous dites: "Si vous relisez l'article sur la Hollande, que chacun peut lire pour constater que je n'ai rien inventé, à l'adresse suivante: http://www.libertepolitique.com/L-information/Decr

    Hier, vous parliez du rapport de l'ONU, et aujourd'hui, vous parlez de ce site "Liberté Politique". Ce que ce site dit du rapport de l'ONU frise la diffamation. Par exemple: "En conclusion de la séance de juillet, les experts du Comité reprochent ainsi à la Tanzanie un schéma persistant de discriminations à l'encontre des femmes . Au Tchad, est demandé de remédier aux disparitions forcées et à la censure de la presse . L'Azerbaïdjan est soupçonné d'extorquer des aveux sous la torture . Beaucoup plus surprenant, à côté de ces nations qui ne sont guère connues pour faire preuve d'un respect tatillon des droits de l'homme, le comité épingle les Pays-Bas pour son taux élevé de cas d'euthanasie et de suicide assisté ."

    Cela n'a aucun rapport avec le débat sur l'euthanasie. Si le but est d'associer les Pays-bas à des pays où les droits de l'homme sont bafoués, alors cela est réussi.

    En ce qui concerne les Pays-Bas, ce rapport de l'ONU ne fait que demander à ce pays de l'informer sur les conditions actuelles de la pratique de l'euthanasie dans leur pays.

    Je vous cite un extrait de leur réponse:

    Oups, plus d'espace. Voir message suivant pour la suite.
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  • Notsag - Abonné
    24 février 2012 09 h 29
    Discours à géométrie variable - Prise 2 - Page 2 de 2
    Voici donc l'extrait de la réponse de Pays-Bas:

    "43. The Netherlands: An evaluation study of the Termination of Life on Request and Assisted Suicide (Review Procedures) Act was presented to the government and sent to parliament in May 2007. The evaluation was carried out by a large number of researchers who work for the Utrecht University Medical Centre, the Free University, the University of Amsterdam, the Erasmus Medical Centre of the University of Rotterdam and Statistics Netherlands. An important aim of the study was to identify trends in medical decisions about the termination of life. It was also intended to gain a more thorough understanding of how the Act, which has been in force since 2002, works in practice.
    44. The study’s main finding is that the Act works adequately, and is largely achieving its aims. These aims are as follows:..."

    Rien dans ce rapport ne vient supporter les allégations fallacieuses du site "liberté politique".
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    24 février 2012 11 h 20
    à Notsag
    Bien que maintenant vous reconnaissez l'erreur de la personne, pourrais-je également savoir à qui ai-je l'honneur? Notsag est un nom de plume si je ne me trompe...

    à 9h03, vous affirmez que l'AJOUT que j'apporte à ma position est un revirement. Pas le moins du monde. Cet ajout mentionne que l'on pourra obliger les médecins refusant l'euthanasie à référer les patients aux ressources données ailleurs. On appelle cela de la collaboration, et en matière grave, à une certaine époque, la peine de mort était donnée aux "collaborateurs". Ce qui indique la pleine gravité du geste.

    Si vous relisez l'article, pourtant très explicite, pour une troisième fois, vous pourrez comprendre que si l'ONU demande des comptes à la Hollande c'est parce qu'elle est sérieusement inquiète d'un taux d'euthanasie très élevé, comme il est mentionné dans l'article. Bien que le chiffre de ce taux ne soit pas mentionné, les nombres brut, eux sont bien présentés, ainsi que les conséquences sur le climat en Hollande.

    Et vous vous attendiez à ce que la Hollande avoue qu'elle ne contrôle pas la situation?

    Je trouve regrettable que votre argumentation repose sur des insinuations fausses que chacun pourra constater en lisant l'article en question. Ce que j'invite chacun à faire encore une fois. Si l'ONU associe ces pays à des pays où les droits humains ne sont pas respectés, désolé, mais les auteurs de l'article n'y peuvent rien. Encore une fois, apprenez à lire...
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    24 février 2012 12 h 24
    à M. "Notsag"
    Vous me posez une très bonne question:

    "Et, maintenant, si on vous demandait s'il serait possible qu'un médecin puisse refuser de donner des références, sans être victime de mesures disciplinaires, que répondriez-vous?"

    D'abord, le passé montre que le gouvernement canadien ne respecte pas la liberté de conscience. La très grande portion de canadiens pour qui l'avortement est l'élimination d'un enfant à naître ne peut se soustraire à l'obligation de payer pour ce qu'elle considère comme un meurtre. De même pour un pharmacien qui se voit obligé de vendre des pilules abortives. Donc ce que l'on connaît de la situation actuelle ne va pas dans le sens d'un soudain respect de la liberté de conscience.

    Donc, dans le cas très hypothétique, près de la science-fiction, d'un respect de la conscience des médecins, je dirais que c'est déjà un pas dans la bonne direction. Cela causerait certainement une pénurie de médecins voulant pratiquer l'euthanasie, ce qui mettrait la pression sur le gouvernement pour rendre la pratique obligatoire, mais ce n'est pas la l'hypothèse que vous soulevez.

    Le respect de la conscience des médecins ne résoudrait qu'un aspect de la question de l'euthanasie. Il y aurait toujours, entre autre, la question du respect des citoyens qui ne veulent par participer à ce meurtre "par compassion", en payant par leurs impôts ce geste.
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  • Notsag - Abonné
    24 février 2012 17 h 01
    Insinuations fausses?
    @M. Lafitte:
    "Je trouve regrettable que votre argumentation repose sur des insinuations fausses que chacun pourra constater en lisant l'article en question. Ce que j'invite chacun à faire encore une fois. "
    Je vous trouve pas mal effronté de m'accuser de ce que vous pratiquez sans retenue.

    "Si l'ONU associe ces pays à des pays où les droits humains ne sont pas respectés, désolé, mais les auteurs de l'article n'y peuvent rien. Encore une fois, apprenez à lire..."

    Je l'ai fort bien lu. Deux fois plutôt qu'une. Il s'agit d'un rapport mondial où l'ONU résume les interventions qu'ils ont fait dans différents pays du monde. Il n'y a aucun rapport entre les cas. C'est l'auteur de cet article de Liberté Politique qui insinue que les Pays-Bas se comporte comme des pays où les droits de l'homme son bafoués. C'est tout à fait mahonnête.

    En fait d'insinuations trompeuses, difficile de faire mieux!
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    24 février 2012 22 h 59
    à M. "Notsag"
    L'article affirme:

    "Du 13 au 31 juillet 2009, le Comité des droits de l'homme de l'Onu a tenu à Genève sa quatre-vingt seizième session à l'issue de laquelle il a présenté des observations finales sur un groupe de pays dont les rapports lui avaient été soumis. Cette institution est chargée de veiller au respect par les États signataires du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966. Si le Comité n'a pas de pouvoir d'investigation sur le territoire concerné, il peut rédiger des conclusions sur la base d'un rapport de l'État en question et de contributions émanant d'ONG locales."


    Il n'y aucun rapport entre les cas, dites vous, à part le fait que chacun des pays concernés inquiète le comité des droits de l'homme de l'ONU... Les lecteurs de l'article pourront juger qui fait des insinuations trompeuses et constater que les droits de l'homme sont bafoués aux Pays-Bas avec une pratique de l'euthanasie qui ne répond même pas aux règles établies à l'intérieur du pays...

    Notsag, c'est bien pour Gaston à l'envers?
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  • Notsag - Abonné
    25 février 2012 17 h 31
    notsag = gaston
    "Notsag, c'est bien pour Gaston à l'envers?"

    Effectivement. Mon identité complète est Gaston Carmichael, de Gatineau, Qc.
    Je blogue à titre personnel, et ne fait parti d'aucune organisation pro ou anti euthanasie, avortement, gay, etc...
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  • Notsag - Abonné
    26 février 2012 07 h 25
    Taux d'euthanasie au Pays-Bas
    L'article de M. Arduin du site "Liberté Politique" nous dit que le taux d'euthanasie au Pays-Bas serait très élevé. Malheureusement, il ne le cite pas. Il ne cite que des chiffres absolus: 1,933 pour 2005 et 2,120 pour 2007.

    Selon mes calculs, si le chiffre de 2,120 fourni par M. Arduin est exact, le taux taux d'euthanasie au Pays-Bas serait de 1.6%.

    À noter que cela n'est pas 1.6% de la population, mais bien de 1.6% du nombre de décès total au Pays-Bas en 2007.
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  • Françoise Breault - Abonnée
    26 février 2012 11 h 43
    Situation vécue
    J'ai une amie qui est morte dans des souffrances indicibles. Rien ne la soulageait. Je ne pensais pas que cela pouvait encore exister de nos jours...Inquiétant!

    Sa soeur qui était contre l'euthanasie au départ se disait en faveur après cette expérience traumatisante...

    J'ai l'impression que tous ceux qui du haut de leurs principes se disent contre une loi permettant l'euthanasie bien encadrée, changeraient d'avis si c'était eux qui dans leur lit devaient agoniser dans de telles souffrances.

    "On achève bien les chevaux"... Quel être humain accepterait de voir souffrir un animal sans tout tenter pour le soulager incluant sa mise à mort?

    Pourquoi un être humain n'aurait pas les mêmes droits? celui de choisir d'arrêter de souffrir et la mort est parfois la seule solution.
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