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Offensive contre les boissons sucrées

La Coalition québécoise sur la problématique du poids réclame une réglementation plus sévère de la part de Santé Canada

Amélie Daoust-Boisvert   25 janvier 2012  Santé
Les boissons sucrées, qu’elles soient vitaminées, énergisantes ou d’autres appellations toutes plus imaginatives les unes que les autres, sont essentiellement composées d’eau... et de sucre. <br />
Photo : Agence France-Presse
Les boissons sucrées, qu’elles soient vitaminées, énergisantes ou d’autres appellations toutes plus imaginatives les unes que les autres, sont essentiellement composées d’eau... et de sucre.
Armée d'études universitaires, la Coalition québécoise sur la problématique du poids poursuit son offensive contre les boissons sucrées et demande à Santé Canada de durcir sa réglementation.

«Les messages de santé publique, c'est David contre Goliath», selon Suzie Pellerin, directrice de la Coalition. C'est pourquoi elle estime nécessaire un recours à une réglementation plus sévère.

Sortir certains produits de la catégorie «produits de santé naturelle» pour les placer sur le même pied que les aliments, s'assurer que les emballages informent avant de séduire, créer un groupe de travail sur le sucre à l'instar de celui qui s'est attaqué aux gras trans et limiter la teneur en caféine: voilà des pas dans la bonne direction que Santé Canada pourrait faire pour contrer le marketing accrocheur, surtout auprès des jeunes, de l'industrie.

Noms évocateurs, emballages roses pour les adolescentes et promesses de performance pour les jeunes sportifs: les distributeurs ont compris que, pour séduire les jeunes, il fallait leur offrir autre chose que la classique canette rouge et blanche.

«Ils veulent établir une relation du berceau au tombeau et fidéliser les consommateurs tôt», observe Mme Pellerin.

Eau + sucre + marketing

Les boissons sucrées, qu'elles soient vitaminées, énergisantes ou d'autres appellations toutes plus imaginatives les unes que les autres, sont essentiellement composées d'eau... et de sucre. Beaucoup de sucre, pour une moyenne de sept cuillerées à café par canette de 335 ml.

Les boissons vitaminées, comme les Vitamin Water, posent un problème particulier, selon la chercheuse en nutrition à l'Université Laval Véronique Provencher. Malgré l'ajout de vitamines, «elles n'améliorent pas l'apport alimentaire», mais elles gonflent certainement celui en calories vides. Ces boissons, de plus, sont vendues comme produits de santé naturelle. N'étant pas soumises aux lois sur les aliments, elles n'exigent aucun étiquetage nutritionnel. «Elles ont un halo santé qui induit en erreur», déplore Mme Provencher.

Si l'industrie n'apprécie pas nécessairement le ton de la Coalition, elle croit que certaines de ses propositions valent qu'on s'y attarde. Étiqueter les produits vitaminés ou les boissons énergisantes comme aliments plutôt que comme produits de santé naturelle en fait partie. «On est en faveur de la transparence [sur le contenu nutritionnel et les calories] des produits», indique Martin-Pierre Pelletier, de l'Association des emballeurs de boissons gazeuses du Québec. Mais il préconise le libre choix des consommateurs, qui selon lui sont de plus en plus nombreux à choisir les versions diètes.

***

Des jeunes au goût sucré

Proportion d'adolescents qui boivent régulièrement

des boissons à saveur de fruit: 61 %

des boissons gazeuses: 44 %

des boissons pour sportifs: 28 %

des boissons énergisantes: 7 % (à l'occasion: 35 %)

Source: Coalition québécoise sur la problématique du poids et Réseau du sport étudiant du Québec: enquête chez 10 000 jeunes de 13 à 17 ans.
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 janvier 2012 07 h 49
    Un produit à la fois jusqu'à la fin des temps
    Hier la cigarette puis les gras trans et la teneur en caféine, aujourd'hui les boissons sucrées...on s'attaque aux produits de l'industrie cupide un à la fois plutôt qu'au principe qui guide ses actions: le profit à n'importe quel prix social, environnemental ou moral...c'est à dire le capitalisme sauvage et sans états d'âme.

    Un produit disparaît ici, réapparaît ailleurs...on voit bien le manège à la condition de ne pas faire que suivre le doigt sur le tableau, mais cela par contre ne donne pas beaucoup plus de pouvoir, à part que de savoir.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    25 janvier 2012 09 h 25
    Question de format
    On parle toujours de cannettes de 355 ml. Vous rappelez-vous des bouteilles de Coke? Elle contenait moins de 200 ml!
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    25 janvier 2012 09 h 27
    uhm .....
    Les boomers et la génération X (60-80) ont tous bu en masse des boissons gazeuses et de la nourriture très grasse et n'étaient pas plus obèses pour autant.

    Il serait peut être temps que la médecine et tout ces organismes se penchent sur ce qui créé ou enclenche le mécanisme d'épigénétique dans notre nourriture aujourd'hui.

    Les études ont très bien démontrées que le poids est génétique à 77% - et pourtant on se concentre sur le 23% ??
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    25 janvier 2012 14 h 20
    À Mme Hurteau
    Hummm... Je ne suis pas d'accord avec vous Mme Hurteau au sujet des boomers et des plus âgés. Faisant partie moi-même des plus jeunes boomers, j'ai le souvenir qu'il était peu fréquent qu'on boive du coke et autres boissons gazeuses quand j'étais jeune. C'était limité, et très limité, aux occasions spéciales et même très spéciales: Noël, peut-être quelques party de familles, certains dimanches d'été alors que nous avions le droit d'aller acheter des frites, plaisir suprême de mon enfance, à la roulotte de patates frites ouverte seulement pendant la saison chaude. Il n'y avait pas de machines distributrices de boissons gazeuses à l'école, d'autant plus que généralement nous revenions dîner à la maison. Des chips... une fois par semaine, le samedi soir, surtout quand il y avait les Canadiens à la télé. Peut-être un peu plus souvent, mais à peine, l'été. Et c'est sans compter que les portions étaient minuscules quand on compare avec aujourd'hui. Je me rappelle que le sac de frites pour toute la famille (7 enfants 2 parents) devait équivaloir à peu près à ce que mange une personne aujourd'hui. Sans blague. Et que dire de la bouteille de coke... minus.

    Bien sûr, avec le temps... et la publicité, la fréquence et la quantité ont augmenté mais quand même. C'est très différent aujourd'hui où dès l'enfance les enfants sont incités à manger du junk food un peu partout et plusieurs fois par semaine. Même dans les écoles... incroyable mais vrai.

    Alors, je pense que oui, l'offre et le marketing sont à questionner sérieusement. À comparer, je crois que pour l'instant le phénomène d'épigénétique a une moindre importance.
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  • Mouky - Inscrite
    25 janvier 2012 16 h 10
    De la mesure!
    Vous souvenez-vous des couverts en argent? On plaçait à gauche de l'assiette plusieurs cuillères. J'ai longuement étudié en cuisine et publié un livre de recettes. J'ai donc comparé, grâce au tableau des équivalences le contenu de la c. à café vs la c. à thé et la c. à table :

    Aux États-Unis, 7 c. à café = 3 c. à thé = 1 c. à table; presque pareil au Canada. En mesure métrique, par contre, la c. à café équivaut à la c. à thé, alors 7 c. à café métriques = 7 c. à thé m = 2,7 c. à table m.

    Question : Dans quel pays a-t-on calculé le sucre et avec quel système? Aux É.-U. et Canada, on n'utilise pas la c. à café comme mesure, mais la c. à thé (teaspoon). Et pas la cuillère métrique, vérifiez dans vos tiroirs! Est-ce à dire que nous, les vieux en majorité non diabétiques et non obèses, pouvons continuer à boire notre boisson gazeuse en paix? Parce que nous avons compris que ce n'est pas tant notre nourriture qui pourrit la santé et décuple le taux de cancers depuis quelques années, mais ce qui y est ajouté en catimini. Grâce à des pays loin d'ici, on a accès à de nouveaux fruits hors saison et de nouveaux produits. Mais pourquoi donc leurs framboises sont-elles si grosses et parfaites? Alors, vive le soya d'ici! Euh... Avant de semer le soya, la terre est arrosée d'un puissant herbicide utilisé d'habitude pour tuer les pissenlits et, jusqu'à la récolte, on l'arrose encore deux à trois fois avec ce produit. Je l'ai vu et senti et, comme j'étais allergique au soya, je me le suis fait expliquer par des cultivateurs. Alors, je bois une boisson gazeuse sans caféine (pas de café, mais l'eau du robinet de grâce) à la santé des chercheurs émérites qui nous dictent ce que l'on doit ingérer. Souvent d'ailleurs grâce aux ondes nécessaires à la technologie utilisée, transmises via satellite aux tours alentour, parfois même dans les clochers des églises que nos parents ont payées et que la sainte Églis
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    26 janvier 2012 03 h 57
    @Sylvie Chiasson
    Je ne suis pas d'accord avec vous, née de la génération X - (60-80) - nous avions des boissons gazeuses dans les écoles dès le secondaire, pas de fruits mais tout plein de gateaux Vachon. nos parents (et non l'école) décidait ce que nous mangions dans nos lunchs incluant des sandwich au beurre de peanuts, les cantines a hot-dogs faisaient fureur, la caféteria de l'école servait des frites, des hot-dogs et de la pizza au moins une fois par semaine.

    Les Boomers (50-60) mangeaient extrêmement gras - et leurs parents encore plus - ne mangeait quasi aucun fruit et légume l'hiver (il n'y en avait plus) - des pommes de terre, du gros lard, du ragout de pattes de cochon, de la tête en fromage, du steak cuit dans du gros beurre, arroser de pudding au chomeur hautement sucrée, de crème, de sucre à la crème et j'en passe.

    Je m'excuse bien là mais s'il y a une génération qui mange mieux que les X, les boomers et leur parent, c'est bien celle-ci que l'on qualifie d'obèse.

    Par ailleurs, ca ne change rien au fait scientifique CLAIREMENT établi - le poids est à 77% génétique - maintenant qu'est qui fait que la "switch" génétique ce met à ON - c'est ca que l'on devrait regarder et tout chimique qui constitue un disrupteur endocrinien comme le bisphémol A que l'on retrouve aujourd'hui pas mal partout dans notre nourriture serait un bon point de départ pour investiguer.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    27 janvier 2012 15 h 47
    À Mme Hurteau
    Il faut tenir compte que les portions étaient beaucoup plus petites (frites, hamburger, liqueurs, gâteau Vachon (un seul jamais deux), pizza et cie) et comme vous dites c'était quoi... une ou deux fois par semaine parce que généralement, en tout cas chez moi, c'était presque toujours un lunch... et qu'est-ce qu'il y a à dire contre les sandwichs au beurre d'arachide...

    Mais par contre le soir, et la fin de semaine (c'est beaucoup de repas), on mangeait en famille un repas "maison" avec des produits non transformés (les plats surgelés étaient denrée rare), des fruits et des légumes sans pesticide, à toute fin pratique biologique. Il y avait toujours des fruits l'hiver, des oranges, des pamplemousses, des pommes entre autres (ma mère faisait congeler des fraises et des bleuets), des légumes, patates, navets, choux, carottes, oignons, betteraves, auxquels s'ajoutaient quelques conserves de magasin comme des pois, du maïs etc, sans compter celles faites maison, à l'automne. La variété était moindre, certes, mais c'était sans importance puisque la quantité était là. La viande était biologique ou presque, car on en était au tout début des antibio et consorts en agriculture et élevage. On mangeait régulièrement du poisson (en tout cas chez moi, ce qui ne faisait pas mon affaire ;) ). Les oeufs provenaient de poules en liberté et non "d'usines à poules". Donc en gros, à peu près jamais d'additifs et colorants de toutes sortes dans l'alimentation. Ah oui, il y avait les gâteaux et biscuits maison dans lesquels on n'avait pas le droit de piger quand bon nous semble. Je vois encore ma mère me dire: "deux pas plus" et c'était... deux. Sans compter qu'ils étaient de beaucoup moins sucrés que lorsque faits en usine, et encore là sans agents de conservation ni colorants Le sucre à la crème, c'était réservé aux grandes occasions.

    Je me répète, désolée, mais la quantité absorbée, en grosseur des portions et en raison de l'inter
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    27 janvier 2012 15 h 49
    suite et fin...

    Pour ce qui est de la nourriture grasse, oui, on utilisait du beurre et du lard, mais pas de margarine avec ses gras trans. Et les ragoûts de pattes de cochon... seulement l'hiver et encore... quelques fois pendant l'hiver. L'été c'était beaucoup plus léger, légumes du jardin et fruits en masse. Donc, habitant un pays froid, l'hiver les besoins énergétiques étaient plus importants et plus importants qu'aujourd'hui parce que les maisons étaient moins bien isolées, on se déplaçait le plus souvent à pied (pour aller à l'école entre autres), les tâches comme déneiger se faisait à bout de bras (même l'été tondre le gazon était plus exigeant), la majorité des emplois étaient nettement plus manuels (manufactures et travail physique) sans les outils mécaniques et technologiques d'aujourd'hui. Les gens, majoritairement ouvriers, travaillaient très fort physiquement et n'avaient donc nul besoin d'aller suer dans un gymnase laissez-moi vous dire! Le fameux gras des pattes de cochons et du gros lard n'avaient pas ben, ben le temps de s'accumuler.

    Je pense connaitre assez bien le mécanisme de l'épigénétique et quoiqu'il puisse avoir un rôle à jouer et à documenter, je considère quand même que l'omniprésence abusive de la publicité et du marketing sauvage, la malbouffe, la sur-bouffe, l'énorme quantités de produits alimentaires transformés avec ses additifs et OGM, les politiques municipales en termes d'urbanisme (les McDo aux abords des écoles) et de déplacements (autos versus transports en commun à bas prix), les politiques en agriculture et élevage et leurs impacts sur le prix des aliments (quand on pense qu'un 2 litres de coke coûte moins cher qu'un litre de lait, qu'un sac de chips coûte moins qu'un sac de pommes!!), le manque d'air pur, la pauvreté en augmentation constante, le sentiment d'impuissance devant les iniquités sociales qui mine le moral, le manque d'exercice et j'en passe ont bien plus à voir... en premier lieu
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    27 janvier 2012 23 h 28
    @Sylvie Chiasson
    Il n'y a rien à redire sur le beurre d'arachide, sauf qu'il est maintenant interdit dans la plupart des écoles ;-) Si dans les années 90-2000 les McDo sont près des écoles et en 1970 et 1980, nous avions la patate du coin (et des fois 2) et les Dairy Queen près de nos écoles - Je ne vois aucune différence entre les deux personnellement.

    Ceci dit, je suis pas mal d'accord avec vos propos - le point ou ont est vraiment en désaccord est que vous mettez beaucoup sur le dos de la malbouffe et de la quantité, alors que les études démontrent sur une cohorte de 5000 jumeaux, que 77% est attribuable à la génétique. C'est tout de même un facteur nonnégligeable et pratiquement JAMAIS mentionné dans les média du Québec - c'est un peu comme si on ignorait les recherches faites en Europe et ailleurs dans le monde sciemment , pour perpétuer une demi-vérité qui sert bien nos préjugés ou qui contribue à des publicités gratuites pour tous ces centres d'entraînement ou les boutiques de produits naturels et l'industrie d'aliments alternatifs qui se vendent à prix d'or (sans fondement scientifique très souvent pour soutenir ces allégations).

    On ne peut pas aider une situation si l'on passe tout son temps à accuser le mauvais responsable qui même s'il n'aide certainement pas à la situation, n'est néanmoins pas le principal fautif à mon avis.

    Le volume a de l'impact pour certains - et pas du tout pour les autres, plus chez la femme que chez les hommes, l'âge et l'ethnicité, etc.. - déjà là, on voit que le dilemme "nature versus nurture" se définit - il y a des éléments par ailleurs qui démontrent bien que la nature de l'obésité est beaucoup plus complexe que la quantité et la qualité de la nourriture ingurgitée.

    Les allégations sur l'obésité me rappelle un peu le problème des ulcères d'estomac que l'on a attribué longtemps au stress - mais que nous savons maintenant causé par une bactérie .. je trouve que l'erreur se répète d
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    28 janvier 2012 14 h 17
    À Mme Hurteau
    Le problème avec l'argument de la génétique c'est qu'on n'y peut... rien. C'est-à-dire que l'individu nait avec son bagage génétique et à moins de manipuler les gènes ben...

    Je ne suis pas une experte en la matière, mais pour ce que j'en sais, là où l'épigénétique intervient c'est qu'elle explique que certains facteurs endogènes et/ou environnementaux, par exemple, ont une influence sur l'EXPRESSION, ou non, de certains gènes, et ce, sans changer la séquence de l'ADN. En d'autres mots, l'environnement alimentaire, ce qui est en jeu ici, peut jouer un rôle sur le développement de l'obésité. L'épigénétique peut expliquer, par exemple, pourquoi les enfants qui vivent dans une famille économiquement défavorisée seront plus enclins à être obèses, quand on sait, et ce n'est qu'une explication parmi d'autres, que le réflexe normale d'une mère sera de nourrir de préférence les enfants autour de la table plutôt qu'elle-même alors qu'elle est enceinte. Pourtant, maintenant on sait que ce réflexe, extrêmement compréhensible, aura des répercussions importantes non seulement sur le développement présent du fœtus et son poids à la naissance mais aussi sur les réactions de son corps à son environnement alimentaire ultérieur. Pour le corps du bébé c'est comme s'il avait connu la famine.

    Alors, même si l'épigénétique a un rôle à jouer, ben, c'est toujours la pauvreté qui est l'élément déclencheur.

    C'est très différent de votre exemple à l'effet qu'on a découvert que les ulcères d'estomac sont causés par une bactérie et non par le stress. Dans un cas, on explique la cause, et dans l'autre le processus.

    En terminant, pour ce qui est des Dairy Queen versus McDo, je persiste et signe, il n'y en avait pas pendant au moins 8 mois par année... Idem pour les "stan" à patates.
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    28 janvier 2012 17 h 27
    @Sylvie Chiasson
    Dans l'exemple sur l'étude des jumeaux, c'est la génétique - et non de l'épigénétique (aka l'expression du gêne), l'une d'elle faite par University College de Londres - mais elles sont nombreuses - le doute ne fait plus partie de la joute - l'obésité est avant tout génétique.

    ".... Further analysis put the predictive value of inherited risk at ~77%, while shared environmental factors accounted for 10% and non-shared environmental factors for ~14%. This is in line with previous studies that had reported a genetic contribution of 55-85%."

    La pauvreté n'est absolument pas TOUJOURS l'élément déclencheur - ceci est une généralité non fondée, d'ailleurs, plus un revenu est élevé, plus les chances de manger de la malbouffe augmente. Votre réflexion ne tient pas vraiment la route ici. Notons aussi que la pauvreté engendre aussi du stress, et le stress a été identifié comme élément positif pour l'obésité.

    Mon analogie avec les ulcères se veut comme suit : l'objectif de cette analogie était de démontré que l'on a tenté sans succès de guérir les ulcères par des anti-dépresseurs et du Yoga ou des produits "dit" naturel - alors que la cause dans la plupart des cas était une bactérie que l'on ne peut pas tuer avec des anti-dépresseurs, du Yoga ou des produits "dit" naturels. Suivant l'analogie dans le cas de l'obésité, on attribue la nourriture (qualité et quantité) comme cause première à l'obésité (peut être un peu trop facile comme cause aussi) - on n'enraye pas l'obésité (qui ne cesse de croître malgré que les gens mangent mieux) car l'on adresse sûrement pas le principal coupable (génétique, épigénétique ou mutation, une combinaison de tout ça, et/ou, et oui, pourquoi pas, des bactéries ici aussi - http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=g
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    28 janvier 2012 17 h 44
    @sylvie Chiasson
    Pour terminer :

    Les stan a hot dogs dans ma région étaient ouverts à longueur d'année et le sont encore aujourd'hui - toujours les mêmes et à proximité des écoles (en face même). Ne vous en déplaise la génération Y mangent mieux que toutes les autres générations qui l'ont précédées et ceci est corroboré par certaines récentes études faites en Alberta et en Europe sur les habitudes alimentaires par génération.

    Serait bien d'en avoir une faites au Québec pour avoir un meilleur portrait - plus réel et concret - concernant les habitudes alimentaires des Y, des X et des boomers.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    29 janvier 2012 16 h 21
    À Mme Hurteau
    Eh bien, Mme Hurteau, je vois qu'il n'y a plus rien à ajouter. Nous ne comprenons pas les choses de la même façon et mon expérience personnelle et professionnelle ne me mène malheureusement pas vers votre analyse et vos conclusions, particulièrement en ce qui concerne votre analyse des liens entre revenu et malbouffe... Au revoir.
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  • Sylvie Chiasson - Inscrite
    29 janvier 2012 16 h 33
    Ah oui,
    Je voulais vous dire que le vieillissement de la peau est aussi fonction de la génétique. Certaines personnes auront, sur une base héréditaire, une plus grande faciliter à rider que d'autres ou même à développer un cancer de la peau. Cela ne nous empêche pas d'insister sur les dangers de l'exposition prolongée et non protégée au soleil... et de la disparition de la couche d'ozone.

    Je ne peux pas changer ma génétique, mais je peux au moins agir sur mes choix de vie, mes comportements, mon environnement immédiat et faire des pressions pour amener nos dirigeants à mettre en place des mesures sociales et environnementales favorables à l'ensemble de la société.

    Merci de m'avoir lu ;)
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