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Système de santé - Les médecins spécialistes dressent un sombre tableau

Les solutions préconisées semblent provenir du plan d'action de la CAQ

Robert Dutrisac   24 janvier 2012  Santé
«Il est possible d'avoir une vision cohérente de ce que devrait être notre réseau de santé», avance le Dr  Gaétan Barrette.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
«Il est possible d'avoir une vision cohérente de ce que devrait être notre réseau de santé», avance le Dr  Gaétan Barrette.
Québec — La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et son président, le Dr Gaétan Barrette, sonnent la charge contre la gestion déficiente du système de santé, égratignant au passage le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, et critiquant vertement la lourdeur bureaucratique des agences régionales. Plusieurs des pistes de solution préconisées par la Fédération semblent provenir du plan d'action de la Coalition avenir Québec. À moins que ce ne soit l'inverse.

Diffusée à compter d'aujourd'hui, une édition hors série de 30 pages de la revue de la FMSQ, Le Spécialiste, jette un regard sévère sur le système de santé au Québec sous le titre: «Notre système de santé peut-il s'en sortir?» Dans le mot de la rédaction qui ouvre la revue, le Dr Gaétan Barrette, son conseiller principal, Richard-Pierre Caron, la directrice des communications, Nicole Pelletier, et la responsable de l'édition, Patricia Kéroack, signent un texte virulent dans lequel ils constatent «combien la confusion et la désillusion règnent quand il est question de santé au Québec».

«Depuis 20 ans, le poste budgétaire de la Santé et des Services sociaux est passé de 7 milliards à 30 milliards de dollars. Aujourd'hui, où en sommes-nous? À peu près au même point. En fait, les progrès enregistrés sont maigres, pour ne pas dire "LEAN"», écrivent-ils en faisant une allusion moqueuse à la méthode de gestion — la méthode Toyota — que tente d'implanter Yves Bolduc.

«On a trop souvent l'impression d'être face à un mur en pensant aux nombreux défis et, disons-le, aux obstacles auxquels sont confrontés les centres hospitaliers, les médecins et les autres professionnels de la santé au Québec», jugent les auteurs. Des solutions existent, soutiennent-ils. «Il est possible d'avoir une vision cohérente de ce que devrait être notre réseau de santé», avancent le Dr Barrette et consorts, ce qui fait défaut à l'heure actuelle.

Dans un premier article, la FMSQ dénonce les attentes en chirurgie qui, mis à part les chirurgies de la cataracte, de la hanche et du genou, ne cessent d'augmenter tandis que nombre de chirurgies sont reportées. Quelque 75 000 personnes sont en attente d'une chirurgie dont 20 000 depuis plus de six mois. Y-a-t-il eu changement de cap avec l'arrivée d'Yves Bolduc à la tête du ministère? «Il semblerait que non», estime-t-on. Les agences régionales auraient-elles failli à leurs obligations de résultat? «On pourrait conclure par l'affirmative», écrit-on, en montrant du doigt la «culture bureaucratique qui imprègne toutes les facettes de l'organisation du système public de santé» et que perpétuent les agences. Seize pages du magazine sont consacrées aux agences et autres structures régionales qui se sont succédé depuis le début des années 70 et aux nombreux rapports qui en ont traité: Bhérer, Rochon, Lamarche, Deschênes, Arpin, Clair et Castonguay.

La revue fait «un voyage dans le temps», comme elle le souligne, en rappelant ce que les différents ministres de la Santé ont déclaré au sujet de la régionalisation de la gestion du réseau depuis Thérèse Lavoie-Roux dans les années 80 jusqu'à Yves Bolduc. La FMSQ dénonce le projet de loi 127 «visant à améliorer la gestion du réseau» qu'a fait adopter le ministre en juin dernier, comme elle l'avait fait en commission parlementaire. Déplorant qu'Yves Bolduc ait renoncé à éliminer ou à fusionner les agences, la Fédération croit que cette loi ajoute «une kyrielle de nouvelles obligations de nature essentiellement bureaucratique pour les C.A. des établissements».

«Cacophonie administrative»

La FMSQ rappelle que le comité consultatif mis sur pied en 2009 par le ministre des Finances Raymond Bachand, et composé des économistes Pierre Fortin, Robert Gagné, Luc Godbout et Claude Montmarquette, avait signalé que la double structure de gestion du réseau de la santé — ministère et agences — coûte 600 millions par an. C'est une donnée que François Legault et la CAQ ont reprise quand ils ont proposé l'abolition des agences régionales.

La FMSQ propose un «super virage» pour mettre un terme à «la cacophonie administrative dans laquelle le système baigne». Elle fait valoir que, dans les modèles les plus performants, «les lignes de conduite sont déterminées centralement et que l'exécution et l'imputabilité qui s'y rattachent sont locales». En outre, elle souhaite que «le financement [soit] lié à l'activité et [suive] le patient». Dans son plan d'action, la CAQ dit la même chose, mais en d'autres mots: «Ce financement doit être établi non plus sur une base historique, mais en fonction du volume des soins dispensés aux patients.»

Comme François Legault, que le Dr Barrette a conseillé, selon les informations jamais démenties qui ont circulé, la FMSQ juge qu'il y a suffisamment de médecins omnipraticiens pour que chaque Québécois ait accès à un médecin de famille. Pour la CAQ, il s'agit de les inciter à prendre en charge davantage de patients en équipe au sein des groupes de médecine familiale (GMF). «Il nous semble que les médecins ont l'obligation morale de fournir à la société une quantité raisonnable de services au sortir de leur formation», écrit la FMSQ.

Ce constat ne s'applique pas au médecin spécialiste qui «n'a pas le luxe de la liberté de son horaire. Il doit être prêt à agir à tout moment dès que l'état du patient le nécessite».

La FMSQ préconise une «gestion partagée» où «le médecin occupe une position pleine et entière dans tout l'arbre décisionnel de l'hôpital, et ce, à tous les niveaux jusqu'à la direction générale». Mais il faut lever un «obstacle une fois pour toutes: celui de la rémunération». Les médecins spécialistes réclament une rémunération «compétitive» par rapport à celle de leurs collègues canadiens. Et ça, François Legault n'en a pas parlé.
 
 
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  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 06h44
    Des sous
    Le docteur Barrette veut des sous. Plus de sous. Point à la ligne. Tout le reste est poudre aux yeux et tactique de négociation.

    Quant à augmenter la charge de travail des médecins généralistes, qui se disent déjà surchargés, c'est une solution idiote. Au lieu de passer quinze minutes en consultation, le patient sera expédié en sept minutes. Et après? Cela ressemble à la hausse de la diplomation dans le réseau scolaire: au lieu de diminuer le nombre d'élèves dans les classes, on augmente de 15 p. cent la note de chacun, et le tour est joué.

    Desrosiers
    Val David

  • Jean-Michel Picard
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h08
    Faire peur à en être malade
    Les médecins sont en train de faire peur aux gens pour les rendre malades. En effet : sombre tableau...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h08
    Que faire quand il y a des limites aux nombres de plats qu'on peut servir?
    Les plats sont servis, les convives ont tous faim. Mais, il semble que certains convives ont plus faim que d'autres. Le nombre de plats étant pour desservir tout le monde, ça se pourrait que le trop grand appétit des uns fasse que les autres ne puissent pas manger à leur faim.

    Il me semble que l'individualisme et la médecine ne vont pas toujours de pair? Même que le caractère social du monde de la médecine est très important. Je me demande comment on peut concilier cela sans se contredire quelque part.

    Pour ma part, la médecine générale touche globalement le patient, alors que la médecine spécialisée touche plutôt la maladie spécifique du patient. Pour les rémunérations compétitives, plus de sagesse serait de bon aloi.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h23
    Le modèle français
    On parle souvent du modèle français mixte, qui serait meilleur et coûterait moins cher. J'ai hâte d'entendre le Dr Barrette dire que ses confrères accepteraient la baisse de revenu nécessaire pour suivre ce modèle... au complet. Par exemple, le revenu brut moyen d'un anesthésiste en France serait d'à peine plus de 100 000€, soit autour de 140 000 - 150 000$.

  • Alexis Lamy-Théberge
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h31
    Cacophonie
    Ce cher lobbyiste en chef des médecins spécialistes, Barrette le caqophone, qui vient nous parler de grand virage, bien dans l'air du temps alors que la population vieillissante s'en fait pour ses vieux jours.

    Bien entendu, la solution est miraculeuse, et si personne ne l'a encore adoptée c'est que les employés du système de santé et les fonctionnaires, sont stupides, paresseux, de mauvaise foi ou incapables, comme les politiciens d'ailleurs.

    Heureusement, tout sera réglé lors «les lignes de conduite (seront) déterminées centralement et que l'exécution et l'imputabilité qui s'y rattachent (seront) locales»! Mais du même coup, il faut s'assurer de «partager» le pouvoir décisionnel avec les médecins, à tous les échelons (content de savoir que les médecins ont du temps libre). Au bout du compte, on nous rappelle que tout irait mieux avec une «rémunération compétitive». Ah! la vocation de servir son prochain...

    On ne parle donc pas : des infirmières praticiennes spécialisées, qui font des merveilles en première ligne en Ontario et que nos médecins n'acceptent qu'en échange d'un boni de 60000$ (il faut s'occuper de ces «bonnes femmes», disent-ils); de cesser de rémunérer les médecins à l'acte, comme pour signer un formulaire ou même pour entrer dans une salle d'examen, et donc de faire des médecins des employés, non des travailleurs autonomes ; de faire le choix de continuer à fournir plus de médicaments mais permettre plus aisément aux patients de quitter l'hôpital, notamment les malades chroniques qui sont mal servis par le système actuel ; plus fondamentalement, à mettre des fonds dans tout ce qui ne relève pas du système de santé mais qui contribue à 90% de l'état de santé de la population, i.e. l'environnement, l'éducation, la forme physique, l'alimentation...

    À quand un véritable groupe citoyen préoccupé de la santé de la population, non de celle de son propre portefeuille?

    Alexis Lamy-Théberge

  • Francois
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h34
    Priorité la santé de M.Charest
    La priorité du parti Libéral était la santé et maintenant il veule faire de l'économie la priorité. Ils n'ont même pas suffit à leur premier engagement. Que du marchandage.

  • tohi1938
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h03
    30 milliards!
    Est-ce que la revue en question mentionne la proportion qui va aux salaires des spécialistes, et les pourcentages d'augmentation au fur et à mesure des signatures de leurs conventions collectives?

  • Jean-Nicholas Audet
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h21
    Problème oublié
    Je voudrais aussi soulever un autre problème, à savoir le manque de ressources en prévention. Le problème vécu par notre système de santé est le suivant : il y a trop de malades pour la capacité du système à soigner les gens. Depuis longtemps, le discours dominant entendu dans les médias et mis de l'avant par la FMSQ est que la solution se trouve dans une augmentation de la productivité dans les soins de santé. Si le même médecin pouvait voir plus de patients, il n'y aurait plus de problème. Ainsi, la solution miracle se trouve dans la rémunération des médecins qui réclament des hausses de salaire afin de pouvoir produire plus. L'argument est sec et peu convainquant, mais omniprésent dans les débats sur le système de santé, si bien qu'on en vient à oublier qu'il y a deux variables qui influencent la situation du système de santé : la productivité du système de santé ET le nombre de patients à soigner.

    Or, la force de la FMSQ est telle, que cette fédération est en mesure de concentrer le débat sur la productivité en oubliant l'autre aspect du problème, ce qui est nettement à son avantage d'un point de vue monétaire.

    Si on attribuait des sommes plus importantes en prévention, si on faisant plus d'efforts pour faire comprendre l'importance d'une alimentation saine (peut-être par une législation plus stricte), de l'activité physique et d'une santé psychologique et sociale, il me semble que nous verrions, du moins à moyen/long terme, une diminution du nombre de patients à traiter, ce qui constituerait une solution beaucoup plus durable.

    En insistant sur l'augmentation de la productivité du système de santé, il me semble que le message que nous envoyons à nos concitoyens est le suivant : vous pouvez être malades, nous nous occuperons de vous soigner.

    Il ne faudrait pas oublier que la responsabilité d'une société n'est pas uniquement de soigner ses malades, mais aussi de faire en sorte qu'ils ne le deviennent pas!

  • Annabella Durocher
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h26
    Déjà pas drôle d'être malade
    C'est déjà stressant d'être malade alors quand nous voyons comment notre système de santé va c'est encore plus décourageant.

    Une double structure dans la gestion de notre système de santé. Même notre Gouvernement actuel ne se préoccupe pas vraiment de soins direct aux malades.

  • Mimi37
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h31
    Suffisamment de sous
    Ce sont pas plussssss de sous qui sont nécessaire mais bien MOINS de cheufs (administration) mais des cheufs compétents et plus de médecins et d'infirmières.

    Y a PLUSSSSSS que suffisamment de $$$$ en santé - même chose en éducation.

    De 7 a 30 milliards déjà investis pourtant RIEN de changer ? Faut l'faire!

  • Claude Gélinas
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 09h56
    La CAQ devrait affirmer clairement son préjugé favorable envers le privé.
    Au lieu de tergiverser et de faire croire aux québécois que la CAQ défend le système de santé pourquoi ne pas dire clairement aux Québécois que ce parti a l'intention de faire la promotion du système privé en santé. Ce qui aurait au moins le mérite d'être clair.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h09
    Elle est bien bonne
    La cacophonie nous attend au détour. Le problème du docteur Barrette, c'est qu'il vit dans une autre époque et il professe la pensée magique. On voit très bien, avec ce qui se passe en Haïti, ce qu'il advient quand rien n'est géré. Les milliards sont dépensés sans que l'on obtienne de résultats. On garoche de l'argent à tout groupe de pression qui crie fort. Le docteur Barrette crie haut et fort qu'il n'est pas assez payé. Pourquoi donc reste-il ici ? Il doit y avoir un avantage. Soyez honnête monsieur Barrette, vous restez ici, alors assumez donc ce que les Québécois ont décidé il y a déjà longtemps, à l'encontre de vos prédécesseurs. Rappelez-vous que les spécialistes comme le docteur Grondin étaient contre le système public

    Quand on a 25 milliards à distribuer, il faut qu'il y ait un gestion de ce budget. Les entreprises privées ont des frais de gestion très importants et elles savent pourquoi. En serait-il différent dans le réseau de la santé ? Les Agences de santé sont dans les régions et elles coordonnent les efforts et budgets locaux. Si vous les abolissez, vous devrez les remplacer par des fonctionnaires, à Québec cette fois.

    La vérité, c'est que le réseau de la santé n'a pas pris le virage du modernisme. On se contente d'appareils sophistiqués, mais l'informatisation peine à s'implanter. Cherchez l'erreur maintenant.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h21
    Un nationalisme douteux
    Les médecins spécialistes du Québec veulent être aussi bien payés que les médecins de l'Alberta, où le coût de la vie est au moins de 15 % plus élevé. Somme toute, une double augmentation de revenu ! Mais je les comprends. Ils n'ont pas étudié longtemps d'abord pour sauver des vies.
    Roland Berger

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h54
    Origines
    À regarder notre société et ses membres, leur comportement, on constate que nous (la race humaine) nous sommes des animaux DÉGÉNÉRÉS. Vivement notre extinction.

    Michel Leclaire

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h55
    L'argent qui suit les patients
    Et ça, ça ne va peut-être pas engendrer plus de paperasse, peut-être? Il va falloir évaluer le coût de chaque intervention, et calculer combien de minutes chaque infirmière, chaque médecin et chaque autre spécialiste passent pour tous les cas de figure possible, et le recalculer constamment, pour mieux montrer ses gains de productivité.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h22
    Lles guillemets
    Lisez bien, la solution est entre guillemets dans le dernier paragraphe.

  • Roger Gagnon
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 12h30
    Administration déficiente
    Je suis entièrement en accord, il ya beaucoup trop d'adminitrateurs incompétant et de dédoublement et qui ne profitent qu'aux amis du pouvoir et c'est les patients qui en souffrent. Qui paient ces gros salaires a des gens inutiles????

  • michelle VOLTAIRE
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 17h50
    Et la population là-dedans!
    Ce qui fait saliver Dr Barrette, c'est le pouvoir et en bout de ligne l'argent. Son principal moteur, c'est en fait le fric, le pouvoir étant le moyen pour y arriver. Il prend la population pour des ignares. Il espère répéter avec les spécialistes le même coup qu'il a fait quand il était président de l'association des radiologistes du Québec (PARQ). Avez-vous remarqué qu'il ne parle plus de pénurie de médecins? Expression totalement éradiquée de son discours pour mieux sanctuariser le terrain médical dominé par l'idéologie corporatiste contre toute intrusion. En l'occurrence des québécois à diplôme acquis dans un pays autre que le Québec. En tant que PARQ, il a changé son fusil d'épaule. En dépit d'une pénurie de 150 radiologistes recensé par ses propres soins et affiché à la une du site web de l'ARQ, il a obtenu gain de cause face à un ministère de la santé faiblard et complice (dirigé par un médecin) en imposant ses quatre volontés quant notamment à la rémunération des heures supplémentaires, l'ouverture des cliniques radiologiques en face de chaque hôpital et l'implantation par dessus le marché de la téléradiologie pour que les radiologistes puissent faire la lecture des clichés à domicile tard la nuit et toujours en surnuméraire... Bien que la RAMQ n'affiche plus les revenus par spécialité sur son site, mais les médias ont déjà fait état que la radiologie est la mieux rémunérée et que plusieurs dizaines de radiologistes gagnent entre 1 et 2 M $. Dr Barrette caresse le rêve pour les besoins entre autre de son ego et de son prestige de réitérer ce ''coup magistral'' avec cette fois-ci l'ensemble des spécialistes. Dans la perspective de bien balayer la pénurie sous le tapis. La surcharge de travail, la qualité de l'acte médical, la détresse des médecins, Dr Barrette n'en a cure. Ce qui compte pour lui, c'est le fric et des spécialistes bien friqués (Freaky).

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 24 janvier 2012 18h19
    Mais qu'est-ce qui nous rend malades?
    Si les médecins avaient vraiment à coeur la santé de la population, ils seraient moins lâches, ils ne seraient pas complices par leur silence de ce qui nous rend malades.
    Ils pointeraient du doigt producteurs de nourriture industrielle, pollution atmosphérique, pesticides, engrais, qualité de l'eau...
    Mais ils se contentent comme de bons petits soldats d'aligner les patients et de dire: au suivant!

    Ils oublient qu'ils sont avant tout des citoyens.

  • pasencore
    Abonné
    jeudi 26 janvier 2012 14h24
    demagogie
    apres lecture du journal publié a la FMSQ,une conclusion s impose.;une administration trop presente et peu coordonnée.Il est vrai que le tableau des divers structures ressemble a unt grande toile pele-mele avec des décisions a l emporte-pieces...on est loin de la structure matriarcale d antan et le respect des regles.On entre a l hopital a qui mieux-mieux...comme dans une porcherie ...sans grand surveillance et la gouverne ressemble a ce laisser aller.Un ménage s impose.....cela risque de faire mal a bien des niveaux.Pour ceux qui se questionnent et qui veulent voir un peu plus clair le tour d horizon fait par ces spécialistes est sans doute un des regars des plus eclairé.et je vous invite a sa lecture afin d éluder un regard longitudinal sans partie-pris.Noubliez pas que le budjets de la santé en est un de santé et services sociaux....et la tres grande majorité du budjet est rongé par le service social que nous soutenons a grand frais et ce sans grands demandes en retour

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