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    Près de 1,4 million pour soutenir les proches aidants

    16 janvier 2012 |Lisa-Marie Gervais | Santé
    La ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, a fait connaître hier le nom des 16 organismes donnant du soutien et du répit aux proches aidants qui se partageront une aide gouvernementale totalisant près 1,4 million. Cette somme est la dernière tranche d'un montant de six millions déjà annoncé par la ministre et que le ministère de la Famille et des Aînés s'est chargé de disséminer dans une soixantaine de projets à travers le Québec.

    Parmi les organismes récipiendaires de ce financement figure un projet de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI), qui souhaite aider les familles à élaborer un plan d'hébergement pour leur proche vieillissant souffrant de déficience intellectuelle. «Pour les familles, le vieillissement d'un proche atteint d'une déficience intellectuelle est une grande angoisse. Dès le moment du diagnostic, elles se demandent toujours: que va-t-il se passer lorsque je ne serai plus là pour m'occuper de mon enfant?», a dit Nadia Bastien, directrice générale de l'AMDI. «On va s'occuper de cette transition-là.»

    L'Association québécoise des infirmières et infirmiers en gérontologie (AQIIG) pourra quant à elle déployer un service de consultation en ligne pour aider les proches aidants (parfois encore appelés «aidants naturels») à gérer leur stress. Partout dans la province, les aidants pourront poser des questions et réagir dans des forums de discussion sur des questions qui les touchent. «Le plus grand problème des proches aidants est le fardeau qu'ils portent, et c'est lié à la gestion de leur stress au quotidien. Être 24 heures par jour avec une personne qui a besoin d'aide en perte d'autonomie, ça finit par être stressant», a expliqué Francine Ducharme, chercheuse à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

    Avec la subvention que son organisme a reçue, Diane Bélanger, de Grande-Vallée en Gaspésie, a dit vouloir offrir un répit aux proches aidants en prenant à sa charge pour la journée, dans la maison de personnes âgées qu'elle dirige, des personnes malades ou en perte d'autonomie. «Ça permet aux proches aidants de faire leurs commissions et de faire ce qu'elles ont envie de faire pour la journée, sans se sentir coupables», a-t-elle expliqué.

    Aide critiquée

    Dans une lettre publiée dans Le Devoir à la mi-décembre, le Dr Réjean Hébert, qui fut le premier directeur de l'Institut de vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada, indiquait que le gouvernement faisait piètre figure en matière de soins à domicile, n'y accordant qu'un faible montant, 400 millions, soit moins de 2 % du budget de la santé. Selon lui, cette insuffisance de l'aide à domicile en fait porter la responsabilité sur les proches aidants, si bien que l'aide du ministère rate sa cible.

    La députée péquiste Carole Poirier, également porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés, lui a emboîté le pas peu de temps après, dénonçant les «effets dévastateurs» de l'application de la stratégie libérale concernant le maintien à domicile. «Actuellement, plusieurs CSSS procèdent à une réévaluation de tous les aînés qui reçoivent des soins à domicile, et plusieurs d'entre eux voient le nombre total d'heures consacrées aux soins à domicile révisé à la baisse», avait-elle soutenu. Mme Poirier avait qualifié les annonces de la ministre concernant l'aide aux proches aidants de «propagande libérale».












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