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La réplique > Soins à domicile - Le Québec fait des efforts colossaux

Marguerite Blais - Députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et ministre responsable des Aînés  22 décembre 2011  Santé

À retenir

    Le déclencheur › Le Québec tire de l'arrière

    Le 16 décembre dernier, le professeur Réjean Hébert, de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, signait en nos pages le texte «Passons de la parole aux actes» sur le retard du Québec en matière de soins à domicile. En voici un extrait:

    «Le vieillissement de la population et la pandémie de maladies chroniques qui l'accompagne obligent à prioriser les soins à domicile. Or, le Québec fait piètre figure en ce domaine puisqu'il ne consacre aux soins à domicile qu'un peu plus de 400 millions de dollars, soit moins de 15 % des sommes allouées aux soins de longue durée et moins de 2 % du budget de la santé. Malgré les beaux discours, la majeure partie du financement public en soins de longue durée est attribuée à l'hébergement institutionnel.»
Pour faire suite à la parution de la lettre ouverte du Dr Réjean Hébert, parue le 16 décembre dernier dans Le Devoir concernant les aînés et les soins à domicile, il me semble pertinent de rétablir certains faits.

Le Dr Hébert et le gouvernement du Québec ont la même préoccupation: permettre aux aînés de vieillir à l'endroit de leur choix tout en pouvant obtenir des soins et des services de maintien à domicile de qualité. Nous savons que les aînés souhaitent demeurer le plus longtemps possible à la maison. Nous avons fait des efforts colossaux pour leur faciliter la vie depuis notre arrivée au pouvoir en 2003, et c'est précisément le sens de mon intervention.

Depuis cette date, nous avons augmenté de 84 % les investissements pour les services de maintien à domicile, qui sont passés de 291 millions de dollars à 537 millions en 2010. En ajoutant à cette somme les 50 millions annoncés en mars 2011 dans le cadre du Plan de services intégrés pour les personnes âgées, nous parlons plutôt de 587 millions investis annuellement pour les services de maintien à domicile. Et c'est sans compter les 241 millions consacrés annuellement au crédit d'impôt remboursable pour les personnes de 70 ans ou plus, destiné à les soutenir, entre autres en ce qui concerne les soins infirmiers.

Proches aidants

Je précise aussi que nous sommes à mettre au point des programmes de répit aux proches aidants avec la société de gestion L'Appui. D'ici la fin de 2012, chaque région du Québec aura un carrefour de soutien aux proches aidants doté d'une enveloppe financière. Cela représente 200 millions de dollars sur une période de dix ans. Certaines régions du Québec sont déjà bien actives, notamment la Montérégie, les Laurentides et le Bas-Saint-Laurent.

En 2012, ce sont plus de 14 millions qui seront investis pour soutenir les proches aidants. Il faut compter aussi les 10 millions accordés chaque année depuis 2008 par le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que les 6 millions sur trois ans versés par le ministère de la Famille et des Aînés pour le financement de projets.

Vieillir chez soi

Je tiens également à rappeler que nous déposerons au printemps prochain une politique du «vieillir chez soi», axée sur le socio-communautaire et établissant un pont avec les services de santé et les services sociaux. Décidément, avec nos 322 municipalités amies des aînés, avec notre plan d'action pour combattre la maltraitance, avec le resserrement du processus de certification des résidences privées pour aînés, piloté par ma collègue Dominique Vien.

Ajoutons l'adoption de la Loi modifiant le Code civil concernant certains cas de résiliation du bail d'un logement, qui a pour effet entre autres de réduire de trois mois à deux mois le délai de l'avis de résiliation au locateur que doit donner une personne aînée ayant à déménager pour des raisons de santé, et donc d'atténuer les services dits afférents à la personne qui seront facturés lorsqu'elle quittera son logement, on peut dire que le gouvernement du Québec se mobilise tous les jours pour améliorer les conditions de vie de nos aînés.

***

Marguerite Blais - Députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et ministre responsable des Aînés
 
 
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  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    jeudi 22 décembre 2011 08h21
    L'hébergement traditionnel coûte cher, mais est parfois nécessaire.
    Les ressources humaines et financières étant souvent limitées, leur orientation mécontente nécessairement beaucoup de monde, surtout celles qui pourraient faire beaucoup mieux avec un peu plus. Mais, sauf erreur, les personnes souffrant de certaines maladies dégénératives ne peuvent plus demeurer chez elles, par exemples celles aux prises avec les formes avancées d'Alzheimer. De plus, je doute qu'on puisse leur permettre de demeurer avec des personnes dites autonomes ou encore en perte d'autonomie sans nuire au moral et à la santé de toutes ces personnes. Ceci dit, je constate que beaucoup de professionnels oeuvrant dans le système de santé actuel, administrateurs d'établissements hospitaliers inclus, tiennent à bien gagner
    leur vie avec leurs connaissances et font ce qu'elles peuvent pour y parvenir. Je ne dis pas que ceci soit mal, mais un ministre a aussi à composer avec elles.

  • SNost
    Abonné
    jeudi 22 décembre 2011 12h17
    Transferts fédéraux
    Ces investissements sont un rattrapage par rapport au reste du Canada, lequel n'a jamais été fait par le PQ (objectif déficit zéro). Ceci a été possible notamment avec les transferts fédéraux de 2004. Le governement provincial n'a fait que bénéficier d'une nouvelle manne en santé.

    Mais les réductions importantes prévues dans les transferts fédéraux ne vont certainement pas affecter les services hospitaliers. C'est encore le soutien à domicile qui va écoper...

  • Gorlof
    Inscrit
    vendredi 23 décembre 2011 10h51
    madame Blais
    Jean Charest,le parti libéral et donc vous-même avez perdu toute crédibilité.
    On ne vous croit plus,quoi que vous disiez,quoi que vous fassiez.
    Votre base de suiveux se limite dorénavant à l'ouest de Montréal.
    Joyeux noel!

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