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Combien de verres, docteur?

Les cuites sont de loin plus dommageables qu'une consommation régulière mais modérée d'alcool

Amélie Daoust-Boisvert   21 décembre 2011  Santé
Les critères de ce qui constitue une consommation acceptable d’alcool font l’objet d’un consensus parmi les experts.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les critères de ce qui constitue une consommation acceptable d’alcool font l’objet d’un consensus parmi les experts.
Trois verres par jour et quinze consommations par semaine pour un homme? Pas plus de 12 occasions «spéciales» un peu arrosées par an? Plusieurs réagissent avec incrédulité en prenant connaissance des limites au-delà desquelles nous devenons des «buveurs excessifs». La semaine dernière, l'Institut de la statistique du Québec nous apprenait que près d'une personne sur cinq se retrouve dans cette catégorie.

La modération a bien meilleur goût, dit le slogan. Mais qu'est-ce que la modération? De plus en plus, les autorités de santé publique veulent nous sensibiliser aux quantités d'alcool qu'on peut ingérer en minimisant les risques pour notre santé.

C'est dans cette optique que fin novembre, le Canada a diffusé de nouvelles lignes directrices nationales en matière de consommation d'alcool. En gros, un adulte en bonne santé devrait s'en tenir à 10 verres par semaine, pour une femme, et 15 verres, pour un homme, en observant des journées d'abstinence. À quelques occasions spéciales par an, un verre de plus est tolérable, dit le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT), qui publiait ces nouvelles directives fin novembre. Dans un Canada où on boit de plus en plus, le CCLAT aimerait instaurer une culture de la modération. En gros, il dit: surtout, évitez les cuites.

Des directives fondées sur la science

Mais d'où viennent ces directives? D'un sombre conclave secret caressant le souhait d'un retour à la prohibition? Que non! Partout dans le monde, on se demande quand une bière de plus devient la goutte de trop. Des milliers d'études triturent la question dans tous les sens: des statistiques nationales et régionales, des enquêtes sur le risque de diabète, de cancer, de maladies cardiovasculaires, de violence conjugale, de grossesses non désirées, d'accident de voiture, alouette: la consommation d'alcool est décortiquée depuis de nombreuses années.

Un moment donné, il faut faire le ménage et tracer une ligne pour que les directives soient claires pour le grand public. «Une journée, on nous dit que c'est bon pour la santé, l'autre, que c'est dangereux, on a plein d'informations contradictoires dans les médias», explique le chercheur en psychologie Tim Stockwell. S'il y a quelqu'un à blâmer pour ces recommandations, c'est lui, dit en riant le directeur du Centre for Addictions Research de la Colombie-Britannique à l'autre bout du fil. «Personne n'est jamais content avec les recommandations. Certains les trouvent basses. Et ce matin, j'avais quelqu'un dans mon bureau qui les trouvait trop permissives.» Il a calculé que si tous les Canadiens suivaient les nouvelles recommandations à la lettre, on éviterait 4600 morts prématurées par an.

Pendant 18 mois, les experts ont colligé les données, rassemblé les études, comparé le Canada avec d'autres pays, pesé les pour et les contre. Et ils en sont arrivés à un consensus. Fini le temps où il était suggéré de se limiter à quatre consommations à Gatineau et à deux en traversant le pont vers Ottawa, dit M. Stockwell. «Tout le monde a signé», se réjouit-il. Pour le Québec, c'est Éduc'Alcool qui a participé au processus.

Un risque à prendre

Il faut comprendre que ces directives sont basées sur la notion de risques. Tous les jours, en prenant notre voiture, en omettant d'aller nous entraîner, en mangeant de la malbouffe, nous nous exposons à toutes sortes de risques. Chacun a son seuil de tolérance propre. Si vous êtes du genre plutôt prudent, vous vous en tiendrez à ces recommandations. «Nous vivons dans un monde dangereux et il y a des risques partout, dit M. Stockwell. Nous, on vous donne des panneaux avertisseurs, comme dans la circulation: parfois c'est vert, d'autres fois c'est jaune, et même rouge.»

«C'est vrai que l'expression "buveur excessif" peut paraître péjorative», constate Jean-Sébastien Fallu. «Mais à partir d'un certain point, explique le chercheur en toxicomanie à l'Université de Montréal, on peut déterminer que le risque est statistiquement significatif d'avoir des problèmes de santé. Les grands buveurs tirent les statistiques vers le haut. Celui qui boit cinq verres, 12 fois par an, ce n'est pas lui qui court le plus grand risque», ajoute-t-il. C'est un continuum, rappelle-t-il: celui qui lève le coude un peu trop haut deux fois par mois est plus à risque que celui qui se contente d'une. «Il y a 60 façons par lesquelles l'alcool peut vous rendre malade ou même vous tuer», ajoute Tim Stockwell, comme différents cancers, des hépatites, des problèmes cardiaques. Sans compter les accidents de la route. Mais le vin protège effectivement, en quantité modérée, en matière de santé cardiovasculaire. Dans leurs recommandations, les experts tentent de balancer risques, avantages et acceptabilité sociale.

La prochaine étape sera de formuler des conseils personnalisés pour chacun, croit Jürgen Rehm, directeur du Département de recherche sociale et d'épidémiologie du Centre for Addiction and Mental Health de Toronto. C'est lui qui a calculé le risque pour la santé lié à chaque niveau de consommation pour le CCLAT. C'est «le meilleur compromis qu'on peut faire si on considère que tout le monde court des risques équivalents. Mais en réalité, ce qui est bien pour une personne A ne l'est pas pour une personne B». Par exemple, explique-t-il, une personne chez qui l'histoire familiale est entachée de cas de cancers agressifs devrait limiter encore davantage son ingestion de boissons alcoolisées.

Les Canadiens boivent de plus en plus. La consommation d'alcool par habitant a augmenté de 14 % au Canada depuis 1996. «Nous proposons des lignes directrices. Mais les comportements ne suivent pas. On boit de plus en plus chaque année», s'inquiète Jürgen Rehm.

Les jeunes posent un mal de tête particulier aux experts. Ils connaissent les risques, mais s'en délectent. Les jeunes hommes de 18 à 24 ans, mais aussi de plus en plus de femmes, sont les premiers concernés par une consommation excessive. La peur ne freine pas leurs ardeurs, constatent les chercheurs. Les campagnes de sensibilisation doivent donc prendre un ton distinctif pour espérer percer leur cape d'insouciance, bien normale à l'âge où on se croit invincible. Le problème, c'est que l'alcool interfère avec le cerveau toujours en développement.

Ce ne sont pas les campagnes qui brandissent le spectre de la descente aux enfers à partir du moment où l'on goûte au «fruit défendu», comme celle «0droguepourmoi» du gouvernement fédéral, qui vont convaincre les jeunes de s'assagir, ajoute Jean-Sébastien Fallu. «Au mieux, c'est inefficace, et au pire, ça leur donne le goût de faire l'inverse, car ils voient bien que c'est exagéré.»

***

Comment boire

Consommation d'alcool à faible risque pour les adultes en bonne santé. Un verre équivaut à: une bière à 5 %, 142 ml de vin à 12 % et 43 ml d'alcool à 40 %.

H: Homme
F: Femme

Verres par jour**
3 (H)
2 (F)

Verres par semaine
15 (H)
10 (F)

Verres / Occasion spéciale
4 (H)
3 (F)

** Les moins de 25 ans et les 65 ans et plus ne devraient pas dépasser ces limites, même occasionnellement.

Source: Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies
 
 
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  • le flaneur - Inscrit
    21 décembre 2011 04 h 28
    Un verre, ça va! 3 verres, bonjour les dégats!
    En France, le slogan depuis plusieurs années est: 1 verre, ça va! 3 verres, bonjour les dégats.
    Et malgré la répression (relative, et sur route seulement), effectivement, les dégats sont lourds! Hélas!
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  •  
  • Fabien Nadeau - Inscrit
    21 décembre 2011 07 h 36
    Trop, c'est trop!
    On oublie toujours l'effort demandé à notre corps pour métaboliser l'alcool. Trois verres par jour pendant toute une vie, on ne joue pas sur le sécuritaire, là!

    Comme le guide alimentaire canadien avait il y a quelques années été "influencé" par les producteurs de boeuf, j'ai l'impression que ces "doses limites" ont été prescrites par les producteurs d'alcool.

    J'ai longtemps pris une ou deux bières chaque jour, en plus d'une soirée sociale de temps en temps. J'ai laissé tombé ma consommation quotidienne lorsque j'ai commencé à trouver que je prenais trop de poids.

    La consommation quotidienne, ce n'est pas de l'alcoolisme, c'est juste une mauvaise habitude.

    J'ai cessé de fumer il y a 40 ans, j'ai cessé de boire cette année, dans 40 ans, je lâche l'Internet!
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  •  
  • Peter Kavanagh - Inscrit
    21 décembre 2011 07 h 48
    Je suis un buveur excessif
    Et vous savez quoi? Ça ne regarde pas personne d'autre que moi. Je ne conduis pas sous influence, le reste c'est mes affaires. Quand va t'on laissé les gens faire leur affaires sans leur faire la morale. Ne buvez pas plus que...ne manger pas çi ou ça.... Tant que ce que l'on fait est légal, le reste ne regarde pas les autre.
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  •  
  • François Dugal - Abonné
    21 décembre 2011 08 h 02
    Trinquons!
    Trinquons à la santé du CCLAT, dépositaire de l'omniscience.
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  •  
  • Melkitsedeq - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 24
    Reste a savoir
    Si la consommation d’alcool est accompagné de d'autres substances (illégales), est ce que cela diminue fortement la consommation d'alcool recommandé ?

    Est-il préférable au niveau santé de ne pas mélanger certaines substances?

    Quels substances peut-on mélanger?

    Sans ces réponses je vais continuer d'expérimenter...

    Joyeuses festivités

    Christian
    Sherbrooke
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  •  
  • SuzieQ - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 39
    Tellement kafkaien ce genre d'article!...
    On ne dit pas POURQUOI les gens boivent de plus en plus, pourquoi plus de jeunes, plus de femmes?

    Les CAUSES sont toujours ce qui est le intéressant ou important à comprendre dans un soi-disant problème... Au lieu de sortir leurs prescriptions-restrictions à la veille des Fêtes - comme des curés.

    Si vous êtes du genre plutôt strraight ou plate, vous vous en tiendrez à ces recommandations. SANS JAMAIS EXPÉRIMENTER D'EXCÈS... Ben oui, coudon, saviez PAS ENCORE QUE la vie est un grand risque... On en meurt tous. Quand on est adulte - on n'a pas besoin de vos panneaux, Mr. Stockwell... et SURTOUT on veut pas SE FAIRE INFANTILISER.
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  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 53
    Polynome du troisième degré ?
    Le poids des personne est sans doute une variable importante dans la détermination des quqntités acceptables. J'aurais souhaité qu'on propose une règle simple permettant de moduler les limites en fonction du poids.

    salut
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  •  
  • Caroline_G - Inscrite
    21 décembre 2011 09 h 08
    en réponse à Peter Kavanagh et SuzieQ
    @: Kavanagh
    Si vous êtes un buveur excessif, effectivement, ça ne regarde que vous. Mais vous semblez confondre le fait d'écrire un article d'information, soit quelles sont les doses recommandées pour la bonne santé, et un article moralisateur. On n'écrit pas "ne buvez pas, c'est mal", on écrit "une étude montre qu'au-delà de telle dose c'est dommageable" Nuance.

    @: SuzieQ
    Je fête moi aussi en buvant, mais certaines personnes sont très fêtards sans boire. Ce n'est pas parce qu'on ne bois pas qu'on est "straight ou plate" comme vous dites. De plus, je trouve que vous vous infantilisez vous-mêmes par votre réaction concernant cet article.
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  •  
  • Anne-Esther - Inscrite
    21 décembre 2011 09 h 39
    Des ayatollahs du plaisir? Ben voyons donc!
    Les gens me font marrer lorsqu'ils voient de la morale à cinq cents partout, là où ça les dérange. Je ne suis pas straight, ni plate... je suis plutôt une bonne vivante, et il m'arrive en cetaines occasions de faire des excès, eh oui! Mais pour ce qui est des recommandations à suivre, personnellement, je les trouve tout à fait correctes et je m'en tiens à ces quantités plus souvent qu'autrement. Ce n'est qu'une question de bon sens et de jugement, point à la ligne.

    Si la santé vous intéresse, libre à vous d'en prendre soin, ou sinon, libre à vous de voir des curés prêcheurs ou des ayatollahs partout. Décidément... pour certains, les nuances ne sont pas au rendez-vous.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    21 décembre 2011 09 h 39
    A Madame G
    Si on ecrit un article sur les quantitées qui peuvent dommageable pour la santé, on ne rattache pas le qualificatif de ''buveur excessif'' a ça. On catégorise trop rapidement les gens dans le monde d'aujourd'hui. Ex. Si on dit que de manger du fast food de 3 fois par semaine est dommageable pour la santé, aucun probleme. Si on dit que ceux qui mangent du fast food de 3 fois par semaine sont des cochons (mettez le qualificatif que vous voulez) ce n'est plus la meme chose. La nuance est importante.
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  • Charles-Alexan Theriault - Inscrit
    21 décembre 2011 10 h 42
    Un peu ou beaucoup d'alcool c'est notre choix
    Pour ce qui est de ce vice je trouve que la consommation régulière de 2 a 3 verres pour un homme affecte négativement la santé générale cependant c'est a chacun d'utiliser son libre arbitre. J'aimerais vraiment qu'il y aie une discussion de société sur les raisons pourquoi il y a consommation de substance qui modifient et altèrent la conscience. Surtout pourquoi il y a tant de consommation d'alcool, outre la culture de l'alcool chez les europeens.

    Pour moi l'alcool permet a plusieurs de se relacher de tensions accumulés dans notre vie au quotidien dans notre société. Le besoin de relacher vient de notre rythme de vie qui est bien trop rapide.

    Prenez un verre pour Dionysos, dieu du vin et du bon temps.
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  • Pascal Bergeron - Abonné
    21 décembre 2011 10 h 43
    Alcoolisme et toxicomanie -- quelle diférence ?
    Si vous le pouvez, lisez le livre « La méthode simple pour maîtriser sa consommation d'alcool. »

    Le titre est trompeur (marketing oblige), car en fait, l'auteur explique en quoi l'alcool n'a AUCUN avantage dans notre vie quotidienne. Bref, il explique en quoi l'abstinence est meilleure que la modération. Il ne diabolise pas du tout l'alcool ni les consommateurs ; il s'oppose simplement au lavage de cerveau que nous avons reçu dès notre plus jeune âge : à savoir qu'il faut de l'alcool pour « réellement » profiter de la vie.

    Bonne lecture.
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  •  
  • Pierre Sabourin - Abonné
    21 décembre 2011 10 h 58
    Santé Canada dit que:
    Je vien de parler avec quelqu'un qui travaille au departement des substance controlées a santé canada. Effectivement, ce que la cclat mentionne est la directive national, par contre elle doit etre peser cette recommendation. Elle est considérer que comme limite maximal pour éviter la dépendance a l'alcool et non une limite pour empecher les probleme de santé. Elle n'est non plus une recommendation contre l'abus puisque abus et dépendance sont totalement différente. Une est de boire dans des endroit inaproprié et l'autre d'avoir des synptome de seuvrage.
    Les recomendation indique aussi une période d'abstinence et si vous buvez plus que es limite exeptionel, votre docteur utiliserais ces "guidelines" pour diagnostiquer une dépendance.

    Ps le mélange d'anti-psychotique avec l'alcool peut provoquer la mort par arret respiratoir et le mélange d'anti-dépressant et alcool creer des neurotixine qui détruise pour toujours les neurones du cerveau. Donc Il est déconseiller de mélanger cest produit et de les consommer.

    Mon meilleur ami est mort a 32 ans de l'alcoholisme, je trouvais surprenant ces recomendation apres que je lai vue passer en 7 ans de personne saine, a personne souffant du syndrome de korsakov et boire jusqu'a la mort. Il buvait 2 grosse biere par jour equivalent a 6-7 avec une ou deux journée de seuvrage par semaine. Rip Max
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  • Marc-André Gagnon - Abonné
    21 décembre 2011 11 h 00
    142 ml à 12 %
    142 ml de vin à 12 %.
    Étrange! Les gens du Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies ne semblent pas avoir vu une bouteille de vin depuis la fin des années 1970. Ça n'existe presque plus du vin à 12 %. Et pourquoi le 2 ml à 140 ml. Un compte-gouttes? Pourquoi tant de précision dans l'imprécision. 142 ml à 12 % ça ne fait pas crédible.
    Un article intéressant qui se termine en queue de boisson (hic)!
    Marc André Gagnon www.vinquebec.com
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  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    21 décembre 2011 11 h 03
    Monsieur Naturel
    Deux ou trois joints par semaine non plus ce n’est pas dommageable, surtout si cela permet de se détendre en évacuant le stress inhérent à la vie moderne, pour ainsi être disposé à faire l’amour aux termes d’une journée de labeur.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    21 décembre 2011 11 h 05
    Monsieur Naturel
    Deux ou trois joints par semaine non plus ce n’est pas dommageable, surtout si cela permet de se détendre en évacuant le stress inhérent à la vie moderne, pour ainsi être disposé à faire l’amour aux termes d’une journée de labeur.
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  •  
  • Pascal Bergeron - Abonné
    21 décembre 2011 11 h 22
    Inquiétudes
    Sinon, je partage les inquiétudes de Fabien Nadeau. Il n'y a pas si longtemps, les docteurs vantaient les mérites d'une bonne cigarette de temps à autre... parce que l'industrie du tabac manipulait les données et soudoyait des scientifiques.

    À méditer...
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  •  
  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    21 décembre 2011 11 h 46
    Trinquons!
    Je m'ouvre à l'instant trois bières, et puis trois autres ensuite ! Trinquons!
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  •  
  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    21 décembre 2011 11 h 49
    Le confort des habitudes
    La première fois qu'un enfant goûte à l'alcool, il le recrache et tout le monde rit. Ainsi débute son initiation à l'alcool. Il vit un sentiment d'échec, tous les autres en boivent, leurs yeux ne piquent pas, ils sont capables de l'avaler, ils trouvent çà bon. Il ne veut pas être un exclu, ridicule, différent, il veut être un des leurs.

    L'alcool?, un conditionnement social, rien de plus. On s'habitue à tout. J'ai même vu des gens acheter des verres en styro-mousse pour retrouver à la maison le goût du café auquel ils se sont habitués au travail.

    J'ai appris à mes enfants à réfléchir par eux-mêmes. Quand ils y ont goûter la première fois, ils ont dit j'aime pas çà et çà a finit là. Pour rester de la partie et ne pas se mettre ses chums à dos, mon fils a pris l'habitude de récupérer discrètement une bouteille vide sur une table dans les bars et de la trainer avec lui toute la soirée. Çà a fonctionné, il a gardé ses chums. Ceux qui ne boivent pas d'alcool parce qu'ils n'aiment ni le goût ni le feeling vivent une grande pression, ils sont à contre courant de la vie sociale. Des ayatollah de l'alcool qui en font une religion, il y en a des milliers.

    L'alcool n'est pas un problème individuel, c'est un problème social qui affecte grandement la santé et la sécurité des personnes, celles qui l'aiment et celles qui ne l'aiment pas et qui en paient les conséquences.

    L'alcool est de la même famille que le formol, ne vous en formalisez pas trop et laisser les autres tranquilles avec leur petite eau minérale ou leur jus d'orange.
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  •  
  • Pascal Bergeron - Abonné
    21 décembre 2011 12 h 17
    À Dominique
    Tout à fait d'accord.

    En fait, il faudrait qu'on revoit au complet notre système de drogues. D'une part, on laisse des industries surpuissantes glorifier des poisons mortels (alcool, tabac autrefois) ; d'autre part, on invente des campagnes de peur comme 0droguepour moi qui sont non seulement efficaces, mais complètement exagérées.

    Oui, je suis un anti-drogues, mais je ne veux pas imposer ma vision aux autres. Malheureusement, quand on parle de drogue, les émotions et les préjugés prennent souvent le dessus. Il faudrait donner aux gens une réelle éducation.

    Tiens, juste pour le plaisir, qui est capable de dire ce qu'est une drogue ?

    Même les plus grands experts ne s'entendent pas là-dessus...
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  • GLevesque - Inscrit
    21 décembre 2011 12 h 50
    Intervention et liberté
    Les réactions épidermiques du genre « vous ne me direz pas quoi faire » sont très fréquentes lorsqu’on parle de recommandations. Celles-ci ne sont pourtant que des avis et des conseils que l’on veut le plus possible basés sur les résultats de la recherche scientifique.

    L'expression "buveur excessif" n'est peut-être pas la trouvaille du siècle mais comment exprimer sans ambiguïté le fait qu'à partir d'un certain niveau de consommation le risque est statistiquement significatif d'avoir des problèmes de santé. À moins que ce soit la notion même d’excès qui pose problème. De fait, cette notion n'a de sens que par comparaison avec une situation souhaitée qui devient alors un genre de norme social… avec laquelle bien sûr on peut être en accord ou en désaccord. Cela dit, les normes sociales sont dynamiques. Ce qui était accepté ou toléré à une certaine époque peut devenir inacceptable ou intolérable à une autre époque (conduite en état d’ébriété, tabagisme dans les lieux publics, etc…). Et pas souvent au détriment du bien-être de la société.

    Il faut prendre conscience qu’un comportement individuel qui semble anodin peut avoir un impact considérable sur l’ensemble d’une société lorsqu’il est multiplié par 1 000, par 10 000 ou par 100 000 comme c’est très souvent le cas (ex, tabagisme, malbouffe, etc.).

    Que doit faire la société quand surviennent de telles situations? Est-elle en devoir et en droit de réagir via ses autorités et ses institutions? Ou doit-elle au nom de la liberté individuelle s’en abstenir? À partir de quand intervenir devient trop intervenir? La réponse à ces questions n’est pas unique ni fixée une fois pour toutes et la limite entre intervention et liberté est en discussion, redéfinition et négociation constante dans la société.
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  • le_chialeux - Inscrite
    21 décembre 2011 13 h 09
    La santé de l'esprit avant tout
    Bon, encore des conseils pour rester en forme....physique. Jamais rien sur notre santé psychologique. Si ça continue, on va tous finir beaux comme des Conan le Barbare, avec son QI par contre. Un gang de gros épais bâtis comme des dieux, c'est un peu ça l'Amérique aussi: un gros char qu'on sait même pas chauffer. MOi je dis, pour votre santé PSYCHOLOGIQUE, un petit coup entre amis, c'est bien mieux que de manger du TOFU religieusement. Notre santé psychologique devrait être bien plus importante que notre santé physique, mais en cette ère du culte du corps, rien n'est moins vrai. Un esprit vide dans un corps en santé, c'est comme un super ordinateur avec juste Office et Internet Explorer dessus. Notre culture du beau à tous prix, ça explique peut-être le succès des Ipads, des SUV, ou bien de Occupation double ou de Harper ?
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  • phamose - Abonné
    21 décembre 2011 13 h 12
    alcochoix
    Personnellement, j'ai vraiment compris le fonctionnement de ma consommation en adhérant au programme Alcochoix (disponible gratuitement dans un CSLC près de chez vous). Loin d'être moralisateur, ce programme vous invite simplement à réfléchir à votre consommation et à CHOISIR ce qui vous convient le mieux. En ce qui me concerne, cela m'a permis de réduire de moitié et, surtout, de changer ma façon d'aborder l'alcool comme substance associé au plaisir. Je recommande ce programme à tous ceux et celles qui veulent vraiment se pencher sur leur cas PERSONNEL. Bonnes fêtes :)))
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  • Pascal Bergeron - Abonné
    21 décembre 2011 13 h 33
    Erratum
    sont non seulement inefficaces*
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  • Pascal Bergeron - Abonné
    21 décembre 2011 13 h 47
    À le_chialeux
    Je suis d'accord que le santé psychologique est importante, mais je suis en désaccord avec l'idée qu'un « petit coup entre amis » soit la manière de l'améliorer. Au contraire, c'est le signe que quelque chose ne va pas ; notre environnement est mauvais au point où il faut modifier nos sens pour être « heureux. »

    Je dis simplement que l'alcool a le droit à un traitement de faveur parce qu'on a eu la malchance de le découvrir à un moment clé de notre Histoire.

    Pour preuve :
    1) Tout le monde sur ce blog s'est donné la peine de séparer « alcool » de « drogue. » Pourtant, l'alcool, sur tous les points, est une drogue* -- et une drogue très forte !
    2) La plupart des gens qui défendent le droit de boire ou de fumer se plaisent à me dire comment ils sont anti-drogues. Ils se plaisent à me dire comment ils méprisent ces « maudits drogués à marde. » Le tabac et l'alcool sont légaux, certes, mais ce sont bien plus pour des raisons culturelles/économiques.

    * Produit psychoactif naturel ou synthétique principalement consommé pour ses effets sur l'esprit ou sur l'organisme, ayant un potentiel d'usage nocif, d'abus ou de dépendance et qui peut être légal ou non. Contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas l'aspect dépendance qui caractérise la drogue ; autrement dit, on peut consommer une drogue dont on n'est pas dépendant comme on peut être dépendant de quelque chose qui n'est pas une drogue.
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  • jacques bisson - Inscrit
    21 décembre 2011 13 h 50
    @Amélie Daoust-Boisvert (signataire de l'article)
    Bonjour Mme. Daoust-Boisvert. Je crois que vous venez de pinser une "CORDE SENSIBLE" des québécois (LoLLLLLLL).

    D'année en année, mon médecin de famille me répète les recommandations stipulées dans votre article. Ya pas de quoi en faire un plat, c'est juste une balise parmi tant d'autres. On prend ou on ne prend pas, c'est tout...

    Salutations
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  • Jean_Yves - Abonné
    21 décembre 2011 13 h 56
    Tout a fait d'accord avec Dominique Châteauveret ici.
    Autant sur le conformisme social qui est lié a ce produit que sur la toxicité de cet alcool.

    Le débat est plus avancé en France et sur le plan de la science on y dit clairement que ce produit est toxique pour la santé. Bien sur le plaisir qui y est associé joue un rôle qui peut être qualifié dans certaines limites de "positif" (statistiques à l’appui), mais ces mêmes aspects positifs peuvent être obtenus sans alcool, et donc éviter sa toxicité.

    Et ici rentre en jeu le conflit d'intérêt auquel s'expose un état qui génère des revenus important par son contrôle sur le secteur de la distribution des produits alcooliques. Comment peut-il donc en même temps livré un message de santé publique crédible?

    La même situation de conflit se présente avec les loteries, longtemps réprimées pour les dommages sociaux qu'elles engendraient, mais maintenant moussées par l'état lui-même devenu croupier...
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  • France Marcotte - Abonnée
    21 décembre 2011 15 h 26
    Le vin triste, le vin gai
    Une voisine me racontait que lorsqu'elle était petite dans son pays d'origine l'Espagne, son frère et elle se faisaient garder par leur grand-mère et que celle-ci les faisait boire avant que les parents reviennent pour qu'ils aient bonne mine: joues rouges, yeux pétillants de bonheur...

    J'aime bien ce genre d'histoire, surtout qu'elle a été racontée gaiement.

    -Et tu n'es pas devenue alcoolique pour autant, ai-je demandé, pieusement.
    -Non bien sûr, dit-elle. Je ne bois jamais quand je suis triste.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    21 décembre 2011 15 h 30
    @Pascal Bergeron
    ‹‹(…) Qui est capable de dire ce qu'est une drogue ? Même les plus grands experts ne s'entendent pas là-dessus... ››

    Une drogue, c’est une substance qui modifie la conscience, que le corps synthétise lui-même comme la sérotonine ou comme le LSD-25 que l’on compose a partir d’une molécule naturelle ou la marijuana que l’on cultive ou le vin que l’on fermente ou l’alcool que l’on distille.

    D’ailleurs, nous n’appréhendons pas le monde directement, mais par l’entremise de médiateurs chimiques ; il nous serait donc impossible de vivre dans un monde sans drogue, puisqu’alors il nous faudrait nous purger des neurotransmetteurs qui transmettent les sensations et qui modulent le champ de nos perceptions.
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  • Jean-Pierre Contant - Abonné
    21 décembre 2011 17 h 16
    Boire moins et plus longtemps...
    Personnellement j'ai beaucoup apprécié cet article. Je suis un amateur de bières importées ou de micro brasserie. Il est certain que dans ce genre de consommation on y va davantage pour le goût. De plus, rare sont les bières à 5% c'est plus dans dans le 7%, 8.5% 9% et parfois plus de 10% . Après cet apéro, je suis tenté parfois d'accompagner le repas d'un bon vin. Me servant du tableau à la fin de l'article je peux maintenant mieux équilibrer mon plaisir et surtout veiller à ma santé, de cette façon je m'assure de profiter de ce plaisir plus longtemps. Tant pis à ceux qui me trouverons "straight". Donc une bière 10% pas de vin...une bière 7% un verre de vin.etc...pourquoi pas.
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  • Jean-Marc Blondeau - Abonné
    22 décembre 2011 23 h 51
    habitude ou dépendance ?
    Habitude ou dépendance ? Demander à quelqu'un qui prend deux à trois consommations par jour depuis quelques années de cesser de prendre de l'alcool pendant un mois ou plus ...dans bien des cas la dépendance est déjà installée, insidieusement sans faire de bruit !
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