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Des infirmières chirurgiennes

Plus de gestes leur seront permis dans les blocs opératoires

Amélie Daoust-Boisvert   16 décembre 2011  Santé
Le rôle des infirmières est appelé à changer en chirurgie.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le rôle des infirmières est appelé à changer en chirurgie.
Infirmière, scalpel! Le temps où les infirmières étaient confinées à ce rôle pourrait être révolu. Bientôt, elles pourront par exemple ouvrir et refermer une plaie chirurgicale en l'absence du médecin et poser plusieurs gestes qui étaient auparavant réservés à ce dernier.

Le Collège des médecins et l'Ordre des infirmières (OIIQ) se sont entendus pour officialiser et élargir les actes que les quelque 80 infirmières premières assistantes en chirurgie du Québec peuvent poser. Grâce à leur expertise, un bloc opératoire pourrait fonctionner en dyade médecin-infirmière, alors que plusieurs interventions nécessitent présentement la présence de deux médecins. «Quand il n'y a pas de médecin résident sur place, comme dans les petits hôpitaux, avoir une première assistante, c'est très apprécié», explique Suzanne Durand, directrice au développement et au soutien professionnel à l'OIIQ.

Inciser la peau, installer les pinces, effectuer la cautérisation des tissus, faire des sutures et des ligatures, installer un drain, scier un os, fermer la plaie: voilà quelques exemples de gestes chirurgicaux que les infirmières qui ont suivi la formation spécialisée à l'Université du Québec à Trois-Rivière pourront poser, à l'instar des médecins. Elles devront travailler en présence d'un chirurgien, sauf pour ouvrir et fermer la plaie, moments pendant lesquels on leur laissera une totale autonomie.

«Il y a des expertises infirmières qui méritent d'être exploitées, selon Suzanne Durand. La première assistante en chirurgie, elle est peu connue, on pense qu'elle donne le scalpel. Mais elle intervient tout au long de la chirurgie.»

Ces infirmières seront particulièrement utiles en chirurgie orthopédique, puisque pendant un remplacement de hanche, par exemple, elles pourront poser plusieurs des gestes requis pour installer la prothèse.

Les conseils d'administration des ordres professionnels des médecins et des infirmières ont tous deux entériné ces changements. Un projet de règlement a été publié le 14 décembre dernier dans la Gazette officielle du Québec. Aussi, ces nouveaux pouvoirs devraient entrer en vigueur dans deux mois.

Le règlement avalisera également l'embauche de ces infirmières spécialisées dans les blocs opératoires extra-hospitaliers. Jusqu'à maintenant, les cliniques qui font des chirurgies orthopédiques, par exemple, ne pouvaient pas les engager.

Selon Mme Durand, ce nouveau règlement permettra également d'asseoir l'expertise des premières assistantes en chirurgie. «Dans certains centres hospitaliers, leur pratique était plus limitée. Là, ça va ouvrir davantage et donner plus de possibilités.»
 
 
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  • Bernard Terreault - Abonné
    16 décembre 2011 10 h 59
    Au plus vite
    Il y a trop de médecins qui font des injections de vaccins, des points de suture, des prises de pression sanguine et des tests de parfaite routine qui ne demandent pas 10 ans d'études avancées après le secondaire.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    16 décembre 2011 15 h 15
    Correction
    Il serait plus juste de dire «chirurgiennes-infirmières». Si elles font de la chirurgie, elles sont chirurgiennes, qualificatif qui n'est pas réservé aux médecins, qui par ailleurs ne sont pas infirmières non plus.
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  • France Marcotte - Abonnée
    16 décembre 2011 18 h 13
    M.Terreault
    Il ne faudrait tout de même pas ne laisser aux médecins que la prescription d'antibiotiques, c'pas?
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