Le Québec n’a jamais compté autant de médecins
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Paradoxalement, il n’y a jamais eu autant de médecins, mais personne ne peut nier la pénurie ressentie sur le terrain.
Avec 8814 médecins de famille et 8983 spécialistes, le Québec serait une des provinces les mieux pourvues en terme de nombre de médecins par habitant au pays. C’est ce que dévoile aujourd’hui l’Institut canadien d’information sur la Santé (ICIS), qui publie son rapport annuel sur les effectifs médicaux.
Le nombre de médecins par 100 000 habitants est passé de 216 en 2006 à 224 en 2010 au Québec, dont 111 médecins de famille. La province se place ainsi en tête de peloton, alors que la moyenne canadienne se situe à 203. La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve et Labrador font légèrement mieux que le Québec, avec respectivement 225 et 226 médecins par 100 000 habitants. En 1980, ils étaient 151 par 100 000 habitants à l’échelle du pays.
Paradoxalement, il n’y a jamais eu autant de médecins, mais personne ne peut nier la pénurie ressentie sur le terrain. «L’accès aux soins est une question complexe. Le nombre de médecins, c’est une des pièces du casse-tête. Ensuite, il y a l’âge de la population, la distribution des médecins par région, l’organisation», explique Éric Bourdon, analyste principal à l’ICIS.
La hausse des admissions dans les facultés de médecine explique le phénomène. En 2010, les universités ont diplômé un nombre record de médecins, soit 55 % plus qu’en 2000. C’est 806 nouvelles têtes pour le Québec seulement.
Mais ces jeunes médecins travaillent-ils autant que leurs prédécesseurs? «On n’a pas cette information-là, mais il semble que la tendance, c’est que les jeunes médecins focalisent plus sur un meilleur équilibre entre le travail et la vie familiale», selon M. Bourdon.
La profession se féminise de plus en plus, surtout au Québec: 64 % des jeunes diplômées sont des femmes.
Le ministère de la Santé (MSSS) considère que le Québec compte 8180 médecins de famille actifs, soit 634 de moins que les chiffres avancés par l’ICIS. Pour les spécialistes, le MSSS en comptabilise 8887, environ 100 de moins que l’ICIS.
Les différences entre les statistiques du ministère et de l’ICIS s’expliquent par les méthodes différentes que chacun utilise. Alors que le ministère dénombre les médecins qui facturent leurs services à la RAMQ, l’ICIS considère actif tout médecin dont l’adresse est valide. Aussi, des médecins qui ne voient pas de patients dans le système public, comme ceux pratiquant au privé, d’autres travaillant pour des compagnies d’assurances ou qui enseignent à l’université, par exemple, comptent dans le portrait de l’ICIS, mais pas dans celui de Québec.
«Chaque méthode a ses forces et ses faiblesses», selon M. Bourdon, qui souligne que les données de l’ICIS permettent un suivi à long terme.
Côté rémunération, elle tire elle aussi vers le haut. À l’échelle canadienne, un médecin de famille gagne en moyenne 239 000 $ et un spécialiste, 341 000 $. L’écart salarial entre les médecins québécois et leurs homologues des autres provinces existe toujours. Les médecins de famille du Québec gagnent en moyenne 192 830 $ et les spécialistes, 258 784 $. Les mieux payés restent les ophtalmologistes, avec un revenu moyen de plus de 452 000 $.
Le nombre de médecins par 100 000 habitants est passé de 216 en 2006 à 224 en 2010 au Québec, dont 111 médecins de famille. La province se place ainsi en tête de peloton, alors que la moyenne canadienne se situe à 203. La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve et Labrador font légèrement mieux que le Québec, avec respectivement 225 et 226 médecins par 100 000 habitants. En 1980, ils étaient 151 par 100 000 habitants à l’échelle du pays.
Paradoxalement, il n’y a jamais eu autant de médecins, mais personne ne peut nier la pénurie ressentie sur le terrain. «L’accès aux soins est une question complexe. Le nombre de médecins, c’est une des pièces du casse-tête. Ensuite, il y a l’âge de la population, la distribution des médecins par région, l’organisation», explique Éric Bourdon, analyste principal à l’ICIS.
La hausse des admissions dans les facultés de médecine explique le phénomène. En 2010, les universités ont diplômé un nombre record de médecins, soit 55 % plus qu’en 2000. C’est 806 nouvelles têtes pour le Québec seulement.
Mais ces jeunes médecins travaillent-ils autant que leurs prédécesseurs? «On n’a pas cette information-là, mais il semble que la tendance, c’est que les jeunes médecins focalisent plus sur un meilleur équilibre entre le travail et la vie familiale», selon M. Bourdon.
La profession se féminise de plus en plus, surtout au Québec: 64 % des jeunes diplômées sont des femmes.
Le ministère de la Santé (MSSS) considère que le Québec compte 8180 médecins de famille actifs, soit 634 de moins que les chiffres avancés par l’ICIS. Pour les spécialistes, le MSSS en comptabilise 8887, environ 100 de moins que l’ICIS.
Les différences entre les statistiques du ministère et de l’ICIS s’expliquent par les méthodes différentes que chacun utilise. Alors que le ministère dénombre les médecins qui facturent leurs services à la RAMQ, l’ICIS considère actif tout médecin dont l’adresse est valide. Aussi, des médecins qui ne voient pas de patients dans le système public, comme ceux pratiquant au privé, d’autres travaillant pour des compagnies d’assurances ou qui enseignent à l’université, par exemple, comptent dans le portrait de l’ICIS, mais pas dans celui de Québec.
«Chaque méthode a ses forces et ses faiblesses», selon M. Bourdon, qui souligne que les données de l’ICIS permettent un suivi à long terme.
Côté rémunération, elle tire elle aussi vers le haut. À l’échelle canadienne, un médecin de famille gagne en moyenne 239 000 $ et un spécialiste, 341 000 $. L’écart salarial entre les médecins québécois et leurs homologues des autres provinces existe toujours. Les médecins de famille du Québec gagnent en moyenne 192 830 $ et les spécialistes, 258 784 $. Les mieux payés restent les ophtalmologistes, avec un revenu moyen de plus de 452 000 $.
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