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Informatisation du réseau de la santé: le projet pilote connaît du succès

«On dirait que cette fois-ci, c'est la bonne, le train est sur les rails et il file à bonne vitesse»

Amélie Daoust-Boisvert   7 septembre 2011  Santé
Changement de ton dans le dossier de l'informatisation du réseau de la santé. Pendant que le projet pilote du Dossier de santé du Québec (DSQ) suit son cours dans la région de Québec, le ministère de la Santé déploiera bientôt l'informatisation des dossiers médicaux en Estrie et dans Lanaudière.

Après des années de retards et de cafouillage, la nomination en avril de Lise Verreault à la tête du Bureau de gouvernance de l'informatisation semble avoir injecté une dose d'optimisme dans les rangs des pharmaciens, médecins et autres professionnels de la santé qui entretiennent l'espoir d'utiliser un système informatique fonctionnel dans un avenir pas trop lointain.

Le déploiement dans quelques pharmacies et cliniques de deux régions supplémentaires s'inscrit toujours dans le cadre du projet pilote entamé dans la capitale nationale en 2009. Le ministère souhaite ainsi vérifier si le système supportera bien les échanges de données d'une région à l'autre, indique sa porte-parole, Natacha Joncas Boudreau.

Il semble que le projet soit enfin sur la bonne voie, dit le Dr Serge Dulude, directeur de la planification et de la régionalisation à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. «On dirait que cette fois-ci, c'est la bonne, le train est sur les rails et il file à bonne vitesse. C'est une des premières fois [que je peux dire ça]», constate-t-il.

Prudent, il ajoute qu'«un petit peu comme Thomas», il attend de le voir pour y croire.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) s'inquiète toutefois que Québec poursuive le déploiement du DSQ avant même que le projet pilote soit complété. «[À Québec], ce n'est pas encore totalement implanté, comment vont-ils faire pour l'exporter?» se demande sa vice-présidente, Sylvie Savard. «Le dossier piétine depuis le début et ce n'est pas encore totalement réglé», ajoute-t-elle.

Au contraire, du côté de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) on croit que Québec pourrait appuyer plus fort sur l'accélérateur. «On pense que ça pourrait avancer plus vite, mais on a l'impression qu'on va aboutir à quelque chose», dit Vincent Forcier, le directeur des affaires publiques à l'AQPP.

L'AQESS, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux, abonde dans le même sens. «Ces deux régions sont prêtes, dit sa directrice générale Lise Denis. C'est le temps de peser sur l'accélérateur.»
 
 
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