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    L'hyperactivité fait de l'ombre aux troubles de l'attention

    Le décrochage scolaire est supérieur chez les enfants ayant un problème d'attention

    30 août 2011 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    Seulement 29 % des enfants qui présentent un problème d'attention au primaire décrochent un diplôme d'études secondaires, selon une étude de l'Université de Montréal.

    Une nouvelle donnée qui souligne l'importance de différencier troubles de l'attention et hyperactivité, alors que ces derniers sont souvent regroupés sous le diagnostic de trouble de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH), croit le chercheur Jean-Baptiste Pingault.

    «L'inattention mérite un peu plus d'attention!», juge-t-il. Car si les enfants inattentifs au primaire peinent à terminer leurs études, qu'ils soient hyperactifs ou non, ceux qui présentent de l'hyperactivité seulement ont des taux de diplomation comparables à la population en général.

    C'est ce qui ressort de cette étude menée chez 2000 enfants nés... en 1980 et 1981, un peu partout au Québec. Elle sera publiée en novembre dans l'American Journal of Psychiatry. Pendant tout leur primaire, leurs enseignants successifs ont noté s'ils remarquaient chez eux des traits inattentifs, hyperactifs ou les deux. Comme elles côtoient les enfants quotidiennement, les observations des enseignantes sont plus intéressantes pour les chercheurs que celles des médecins, qui voient les cas les plus graves seulement. Et comme l'enfant change de classe chaque année, plusieurs enseignantes l'évaluent, augmentant la précision des résultats.

    Quelque vingt ans plus tard, les chercheurs ont vérifié s'ils avaient obtenu un diplôme d'études secondaire, en faisant bien attention de contrôler d'autres facteurs qui influent sur la diplomation, comme le milieu socio-économique. Ce sont les chercheurs Richard Tremblay et Frank Vitaro qui ont lancé ce projet, alors que Jean-Baptiste Pingault a effectué l'analyse.

    Selon ce dernier, on a tendance à remarquer l'hyperactivité pendant que les enfants inattentifs passent un peu sous le radar. «Les enfants hyperactifs sont immédiatement visibles, on est obligés de faire quelque chose parce qu'ils peuvent perturber la classe. Alors qu'on peut avoir des enfants inattentifs qui ne sont pas vraiment hyperactifs. Ils ont de la difficulté à se concentrer, ils sont facilement distraits, ils sont dans la lune, mais ils ne bougent pas et ne perturbent pas nécessairement la classe. Mais ce sont des enfants qui sont aussi à risque», explique-t-il.

    Dans cette étude, 12 % des enfants présentaient un trouble de l'attention et une hyperactivité combinés, 11 % étaient plutôt inattentifs et 3 %, plutôt hyperactifs.

    Les chercheurs travaillent maintenant à reproduire cette étude chez des cohortes plus récentes, puisque, depuis les années 80, la médication est apparue. «Dans la cohorte, très peu d'enfants prenaient des médicaments pour la concentration, dit M. Pingault. Les enfants aujourd'hui sont davantage traités, et c'est possible — on l'espère — que ça ait un effet.»
     
     
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