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Projet d'entente entre Québec et les omnipraticiens - Plus de patients pour plus de primes

La Presse canadienne   7 juillet 2011  Santé
Le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, a écrit à ses membres lundi dernier pour leur présenter le contenu du projet d’entente conclu avec Québec et l’a dévoilé hier.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, a écrit à ses membres lundi dernier pour leur présenter le contenu du projet d’entente conclu avec Québec et l’a dévoilé hier.
Le projet d'entente conclu à la mi-juin entre le gouvernement du Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) renferme une série de mesures les encourageant à voir plus de patients, afin de résorber la pénurie actuelle de 1175 médecins de famille.

Ce projet de contrat de travail prévoit 122,3 millions de dollars en augmentations paramétriques (non rattachées à des mesures), ce qui correspond à l'augmentation salariale consentie aux employés du secteur public, soit 6 % sur cinq ans.

Le gouvernement du Québec ajoute cependant plusieurs primes, forfaits et autres mesures — totalisant 340 millions — afin notamment de valoriser la prise en charge et le suivi d'un plus grand nombre de patients.

À titre d'exemple, les médecins recevront 100 $ pour chaque nouveau patient qu'ils prendront en charge et suivront et qui était inscrit à un guichet d'accès.

Une prime a aussi été instaurée dans le but d'inciter les médecins à travailler durant un plus grand nombre de journées, soit 50 $ par jour pour ceux travaillant de 180 à 200 journées par année, 200 $ par jour pour ceux travaillant plus de 200 journées par année.

Une autre «prime à la polyvalence» s'adressera aux médecins qui suivent plus de 700 patients tout en travaillant dans un établissement de santé — ce phénomène est une particularité des médecins québécois. Cette prime prévoit une augmentation automatique du revenu pour le travail en établissement, par exemple une prime de 10 % du revenu obtenu en établissement si le médecin suit 1500 patients inscrits et plus.

Ce phénomène de la rémunération suivant le nombre de patients n'est pas tout à fait nouveau, indique le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, mais «c'est une tendance qu'on met de plus en plus à l'intérieur de nos ententes» dans le but d'accroître l'accessibilité aux médecins. «Ce qui est caractéristique cette fois-ci, c'est qu'on met beaucoup plus d'ampleur là-dessus», admet-il.

Une entente «acceptable»


Dans la missive qu'il a adressée à ses membres, le Dr Godin dit juger le projet d'entente «acceptable», mais n'en recommande pas formellement l'acceptation à ses membres. Il les laisse libres de juger.

«On voulait valoriser la médecine familiale. On voulait avoir des mesures concrètes et je pense que c'est à eux que revient la décision de dire si c'est bon ou non. Mais c'est sûr qu'à partir du moment où je la soumets au vote, c'est parce qu'elle est sûrement correcte, qu'elle peut être acceptée. Mais la parole leur revient», explique le Dr Godin.

La «principale déception» du Dr Godin a trait à l'écart de rémunération entre les omnipraticiens et les spécialistes, qui n'a pas été réduit selon leur souhait. Il explique, dans sa missive, que le gouvernement s'était engagé à redresser de 5 % la rémunération des médecins de famille par rapport aux médecins spécialistes, ceci se traduisant par des augmentations supérieures pour les omnipraticiens jusqu'en 2016. Toutefois, compte tenu de l'entente qui a été signée depuis avec les spécialistes, «la correction de l'écart en 2016 risque d'être peu significative et bien loin de nos attentes».

Et cet écart persistant entre omnipraticiens et spécialistes «risque évidemment d'avoir des répercussions négatives sur le choix de carrière des étudiants en médecine», alors qu'il manque toujours près de 1200 médecins omnipraticiens au Québec, déplore le Dr Godin.

«Pour le reste, il est clair que la majorité des choses qu'on avait mises de l'avant, surtout par rapport aux objectifs pour la prise en charge des patients et comment on réussirait à améliorer la situation des patients orphelins au Québec, on retrouve dans ce projet d'entente-là, en tout ou en partie, une réponse à la très grande majorité des propositions qu'on avait mises sur la table», a opiné le Dr Godin.

Les 7800 médecins omnipraticiens devront se prononcer sur le projet d'entente d'ici le 6 août. Le temps de compter ces votes, le résultat devrait être connu à la mi-août. L'entente, si elle est acceptée, sera rétroactive au 1er avril 2010 et aura cours jusqu'au 31 mars 2015. Certaines clauses vont cependant au-delà de cette date et s'étendront jusqu'en 2016-2017.

La FMOQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux n'avaient pas voulu révéler le contenu du projet d'entente avant hier. Les médecins devaient tout d'abord en prendre connaissance. Or, le président de la fédération, le Dr Louis Godin, a écrit à ses membres lundi dernier pour en présenter le contenu et il l'a dévoilé hier.

***

Avec Le Devoir
 
 
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  • Assez merci - Inscrit
    7 juillet 2011 04 h 50
    Ca va donner quoi au juste?
    si le médecin suit 1500 patients inscrits et plus.

    Je pense qu`avec un médecin ayant ce nombre de patients, l`attente d`un rendez vous sera assez long merci!

    Attendre dans une clinique pour voir un médecin et attendre après son rendez vous avec ce genre de médecin = pas grand différence à l`exception que ca va couter plus cher.
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  • Bertrand Ducharme - Inscrit
    7 juillet 2011 07 h 59
    La pression des nombreux patients à voir
    Quand je consulte un médecin, j'ai souvent l'impression qu'il n'a pas le temps de bien écouter et de bien expliquer. Il y a toujours la pression des nombreux «patients» présents dans la salle d'attente. Je ne comprends pas qu'on mette de l'avant l'incitation à voir davantage de patients comme solution au problème d'accès aux médecins. C'est une solution de broche à foin qui va dégrader encore davantage la qualité des soins médicaux.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    7 juillet 2011 08 h 11
    Pénurie factice?
    Si je comprends bien, les files d'attente, c'était une question de gros sous. Il n'y a donc pas pénurie. Les corporations professionnelles ne cessent jamais de m'éblouir.
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    7 juillet 2011 08 h 38
    Financement à la visite !
    Continuons de financer à la visite ! Cela va demeurer un puits sans fond !
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    7 juillet 2011 08 h 52
    La motivation
    La motivation pour les médecins slick! Slick! Le cash! Ceux qui croient au serment d’hypocrite (d’Hippocrate) et que c’est notre santé qui prime réveillez-vous.

    Ces intouchables font quand même près de deux fois le salaire du premier ministre….
    Ils sont tellement intouchables que le gouvernement dois prendre les gants blanc pour négocier avec eux. Surtout à ce qui a trait à l’interaction avec les pharmaciens et infirmières.

    N’oublions pas le système de santé est fait pour créer le maximum d’achalandage aux médecins de première ligne.

    Puis c’est l’été une joke patte pour finir; Un généalogique pour se changer les idées prit des cours de mécaniques. À l’examen final ou il fallait démonter et remonter un moteur, il eu une note de 200%.
    Il alla voir le prof pour avoir des explications :
    - je vous ai donné 50% pour la minutie et la précision du démontage, 50% pour la minutie et la précision du remontage.
    - Et le reste des points c’est quoi ?

    - C’est quand j’ai vu que vous pouviez le faire par l’échappement….

    Gardez le sourire c’est bon pour la santé!

    Christian
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  • Michele - Inscrite
    7 juillet 2011 09 h 36
    Chronique d'une hausse de salaire planifiée
    Selon les dires, lorsque le Collège des médecins désire abaisser le nombre de médecins pratiquants, on accepte plus de filles dans les facultés de médecine. Selon les statistiques récentes, de nos jours les filles représentent 65% de la population étudiante en médecine.

    Comment, une profession regroupant l'élite provinciale peut-elle être aussi mal gérée?
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  • homocalculus - Inscrit
    7 juillet 2011 09 h 52
    Entente Omnipraticiens et Québec
    Quand on parle de santé, de bobos, de douleurs physiques ou psy., "Le Prix n'a plus d'importance"! Cela confère aux médecins un "bargaining power" inouï. Les études en médecine sont longues et ardues, mais, si on les compare avec d'autres professions ( par exemple l'actuariat, le droit, etc.) n'y a-t-il pas un peu d'exagération de rémunération et pourquoi ces autres professions ne seraient-elles pas aussi "payées à l'acte"?
    Aujourd'hui, même si on a un Md de famille, il faut le voir sur r.d.v et parfois, ça prend quelques mois... Pourquoi? Ils sont trop occupés par une "clientèle" très nombreuse... Alors, s'ils ne parviennent pas à s'occuper de 700 ou 800 patients, comment feront-ils pour s'occuper du double? Même si on les paie plus, leurs limites est déjà "au boutte" ! Les médecins savent aussi , bien "compter"...
    "La plus belle femme ne peut donner plus que ce qu'elle a"!
    Amen
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 juillet 2011 11 h 03
    Les deux Corporations de médecins au Québec, eu$ ils l'ont l'affaire.
    Le gouvernement négocie en "looser" avec les médecins. Il ne peut pas faire autrement, les deux Corporations de médecins ont le contrôle sur le robinet des médecins en formation et de ceux qu'ils acceptent venant de l'extérieur.

    Imaginez un peu si je représentais n'importe quel métier en demande. Et qu'en plus j'avais le contrôle sur le nombre de personnes qui pourraient pratiquer ce métier.

    En tenant compte de l'offre et de la demande, que pensez-vous que ferais? Je m'arrangerais pour mettre un contrôle à la baisse sur le nombre de personnes qui pratiqueraient ce métier.

    C'est une simple question de Plus value. Moins il y a de monde pour pratiquer ce métier, plus ce serait facile pour négocier à la hausse les salaires et les conditions de travail.

    Au fait, les ministres de la santé qui se succèdent ne sont-ils pas presque toujours des médecins? Alors là, une autre idée, il faudrait aussi que je fasse tout en mon pouvoir pour que ce soit quelqu'un du métier qui serait ministre au gouvernement.

    C'est à mourir de rire "jaune". Surtout quand on sait que notre santé est sous la dépendance et les responsabilités des médecins. Donc, les deux Corporations des médecins, eu$ ils l'ont l'affaire.
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  • François Dugal - Abonné
    7 juillet 2011 12 h 04
    Plus, plus et toujours plus.
    Plus de patients, plus de primes, plus de pilules: on arrête pas le progrès.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 juillet 2011 13 h 23
    Politiciens gestionnaires passifs cherchent peut-être quelques sources d'inspirations?
    D'ailleurs, des salaires à la hausse fait qu'ils peuvent se permettre moins de disponibilité pour le même salaire d'avant les négos, admettant qu'ils ont les hausses de salaires escomptées.

    Ce genre de négociation sont comme des coups d'épées dans l'eau. Un moment donné, quelqu'un quelque art devra payer la facture. Tenez, avec ce qui se passe en Grèce, nos politiciens gestionnaires devraient y trouver quelques inspirations.
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