Traitement de la sclérose en plaques - Ottawa teste la «méthode Zamboni»
Ottawa — Après sept mois d'études scientifiques, Ottawa estime avoir assez d'informations pour procéder à des essais cliniques d'un traitement controversé contre la sclérose en plaques.
La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, a annoncé hier que le gouvernement fédéral financerait les premiers essais cliniques d'un traitement contre la sclérose en plaques qui traite les patients en débloquant leurs veines cervicales.
«Notre gouvernement a été clair sur le fait que nous étions prêts à préparer des essais cliniques, mais seulement lorsque nous aurions suffisamment d'information médicale et scientifique pour appuyer le fait que nous procédions de façon sécuritaire», a plaidé la ministre en point de presse au Parlement.
Assez de preuves
Le président des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Dr Alain Beaudet, a expliqué, aux côtés de la ministre, que les études scientifiques de l'organisme avaient offert assez de preuves, pour le moment, que la sclérose en plaques semble effectivement liée à un problème de mauvais drainage sanguin du cerveau — comme l'a plaidé le médecin italien Paolo Zamboni, qui est à l'origine du traitement controversé.
Les résultats sont encore «préliminaires», a-t-il concédé, mais ils tendent à suggérer qu'il «puisse y avoir une corrélation» et l'IRSC les a jugés suffisants pour entamer des essais cliniques. «Cela nous permet de ne pas perdre de temps», a argué le Dr Beaudet.
Le Dr Zamboni propose de traiter ses patients atteints de la sclérose en plaques en leur faisant subir une veinoplastie, c'est-à-dire que les veines bloquées sont dégagées à l'aide d'un petit ballon ou d'une prothèse vasculaire.
Plusieurs patients canadiens se sont déplacés à l'étranger pour subir ce traitement, qui n'est pas offert au Canada.
La théorie du Dr Zamboni a cependant été contredite par certaines études cliniques qui ont notamment conclu que cette condition vasculaire ne jouait pas un rôle de première importance dans les causes de la sclérose en plaques.
Le Dr Beaudet estime néanmoins que les résultats de ses propres études donnent raison à son comité de recherche d'avoir recommandé, à l'unanimité, à la ministre Aglukkaq de lancer des essais cliniques.
D'autres études des IRSC seront nécessaires, a-t-il avoué, au terme desquelles «on va vraiment avoir cette fois une évidence assez définitive de cette association ou non», selon le président.
D'ici là, les chercheurs ont décidé de procéder à un «essai réduit» sur de petits groupes ne dépassant pas quelques centaines de personnes et qui devrait pouvoir débuter en début d'année prochaine.
Des années
Les premiers résultats pourraient cependant se faire attendre plusieurs années, un délai nécessaire avant de procéder à la dernière phase d'essais cliniques, qui implique un plus grand nombre de patients.
«La recherche clinique prend du temps. Mais vous ne voulez pas soumettre des patients à un traitement qui n'a pas été éprouvé et vous ne voulez pas mener des essais cliniques sur des patients sans avoir les preuves scientifiques à l'appui pour le faire, a défendu le Dr Beaudet. Alors, je pense que l'on procède de la manière qui nous est dictée par la science.»
La ministre Aglukkaq n'était pas en mesure d'indiquer l'enveloppe que prévoit consacrer le gouvernement à ces essais cliniques. Il faudra attendre que l'appel de demandes soit complété pour connaître les détails de la procédure et donc le financement nécessaire, a-t-elle plaidé.
Du côté du Québec, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'était dit ouvert à des études cliniques pancanadiennes l'an dernier, mais il avait néanmoins fait preuve de prudence, arguant que de nouveaux traitements s'avéraient parfois inutiles en définitive.
La Société canadienne de la sclérose en plaques, qui s'est engagée à consacrer un million aux essais cliniques et qui réclame haut et fort un financement fédéral, s'est dite heureuse de l'annonce d'Ottawa, par voie de communiqué.
La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, a annoncé hier que le gouvernement fédéral financerait les premiers essais cliniques d'un traitement contre la sclérose en plaques qui traite les patients en débloquant leurs veines cervicales.
«Notre gouvernement a été clair sur le fait que nous étions prêts à préparer des essais cliniques, mais seulement lorsque nous aurions suffisamment d'information médicale et scientifique pour appuyer le fait que nous procédions de façon sécuritaire», a plaidé la ministre en point de presse au Parlement.
Assez de preuves
Le président des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Dr Alain Beaudet, a expliqué, aux côtés de la ministre, que les études scientifiques de l'organisme avaient offert assez de preuves, pour le moment, que la sclérose en plaques semble effectivement liée à un problème de mauvais drainage sanguin du cerveau — comme l'a plaidé le médecin italien Paolo Zamboni, qui est à l'origine du traitement controversé.
Les résultats sont encore «préliminaires», a-t-il concédé, mais ils tendent à suggérer qu'il «puisse y avoir une corrélation» et l'IRSC les a jugés suffisants pour entamer des essais cliniques. «Cela nous permet de ne pas perdre de temps», a argué le Dr Beaudet.
Le Dr Zamboni propose de traiter ses patients atteints de la sclérose en plaques en leur faisant subir une veinoplastie, c'est-à-dire que les veines bloquées sont dégagées à l'aide d'un petit ballon ou d'une prothèse vasculaire.
Plusieurs patients canadiens se sont déplacés à l'étranger pour subir ce traitement, qui n'est pas offert au Canada.
La théorie du Dr Zamboni a cependant été contredite par certaines études cliniques qui ont notamment conclu que cette condition vasculaire ne jouait pas un rôle de première importance dans les causes de la sclérose en plaques.
Le Dr Beaudet estime néanmoins que les résultats de ses propres études donnent raison à son comité de recherche d'avoir recommandé, à l'unanimité, à la ministre Aglukkaq de lancer des essais cliniques.
D'autres études des IRSC seront nécessaires, a-t-il avoué, au terme desquelles «on va vraiment avoir cette fois une évidence assez définitive de cette association ou non», selon le président.
D'ici là, les chercheurs ont décidé de procéder à un «essai réduit» sur de petits groupes ne dépassant pas quelques centaines de personnes et qui devrait pouvoir débuter en début d'année prochaine.
Des années
Les premiers résultats pourraient cependant se faire attendre plusieurs années, un délai nécessaire avant de procéder à la dernière phase d'essais cliniques, qui implique un plus grand nombre de patients.
«La recherche clinique prend du temps. Mais vous ne voulez pas soumettre des patients à un traitement qui n'a pas été éprouvé et vous ne voulez pas mener des essais cliniques sur des patients sans avoir les preuves scientifiques à l'appui pour le faire, a défendu le Dr Beaudet. Alors, je pense que l'on procède de la manière qui nous est dictée par la science.»
La ministre Aglukkaq n'était pas en mesure d'indiquer l'enveloppe que prévoit consacrer le gouvernement à ces essais cliniques. Il faudra attendre que l'appel de demandes soit complété pour connaître les détails de la procédure et donc le financement nécessaire, a-t-elle plaidé.
Du côté du Québec, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'était dit ouvert à des études cliniques pancanadiennes l'an dernier, mais il avait néanmoins fait preuve de prudence, arguant que de nouveaux traitements s'avéraient parfois inutiles en définitive.
La Société canadienne de la sclérose en plaques, qui s'est engagée à consacrer un million aux essais cliniques et qui réclame haut et fort un financement fédéral, s'est dite heureuse de l'annonce d'Ottawa, par voie de communiqué.








