dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Santé: l'Institut Fraser propose de mettre la loi canadienne entre parenthèses

Louise-Maude Rioux Soucy   19 avril 2011  Santé
Bien connu pour son penchant affirmé en faveur du privé en santé, l'Institut Fraser a proposé hier de suspendre l'application d'importantes dispositions de la Loi canadienne sur la santé pendant cinq ans. La proposition, destinée à freiner l'explosion des coûts, a été qualifiée d'«attaque sans fondement» par l'Association médicale canadienne en plus d'être critiquée pour sa démonstration aux allures d'éditorial.

Basée sur une analyse fouillée des dépenses de santé des provinces depuis 2004, l'étude montre que plus de la moitié des recettes totales du Québec et de l'Ontario est actuellement consacrée aux soins de santé. Une situation qui guette les autres provinces à plus ou moins brève échéance.

Pour freiner ce mouvement, le think tank de droite veut donner aux gouvernements provinciaux toute latitude pour trouver de meilleurs moyens de financement. Comment? En permettant à celles-ci d'expérimenter en toute légalité diverses formes de financement privé, notamment par le biais du ticket modérateur, d'une assurance privée valide pour tous les services médicaux ou encore d'une facturation en sus des montants déjà remboursés par le régime public.

Éprouvé ailleurs


Ce genre de formules réussit déjà à d'autres pays développés sans mettre à mal l'universalité des soins, argue Mark Rovere, coauteur de cette étude. Celui-ci plaide en faveur d'un franc coup de barre alors que tous les chefs de partis se posent ces jours-ci en défenseurs du système de santé à la faveur de la campagne électorale. «Les provinces sont en train de se ruiner en finançant un système de santé fondamentalement dysfonctionnel, qui n'offre pas aux Canadiens un accès en temps opportun aux services médicaux nécessaires.»

L'extrémité de la proposition a surpris Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS). «Cette étude est moins un article scientifique qu'un éditorial. La portion sur les dépenses est bien détaillée, mais les propositions pour contrecarrer leur augmentation sont livrées sans les argumenter ni les détailler, ce qui remet en cause le sérieux de la démonstration.»

Quant aux idées mises de l'avant dans le rapport, ce sont des «idées zombies» qui reviennent ponctuellement sans que les preuves de leur effet soient faites, note-t-on dans ce think tank de gauche. «Prenez l'exemple du ticket modérateur. On a déjà tenté le coup en Saskatchewan, et on a dû reculer, rappelle M. Tremblay-Pepin, qui place dans le même camp le recours aux assurances et celui aux hôpitaux privés.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 avril 2011 08 h 25
    La meilleure façon de diminuer les coûts...
    La meilleure façon de diminuer les coûts serait qu'on soit tous en bonne santé. Peu importe la façon dont on paie (privé, public ou un mélange des deux), ça revient pas mal au même en fin de compte. Ce qui nous ferait vraiment épargner de l'argent selon l'Institut Fraser serait d'arrêter de soigner les pauvres. Belle idée de notre chère droite radicale...

    Serge Grenier
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guylaine Vezina - Inscrit
    19 avril 2011 08 h 57
    Réfléchir
    Il semblerait que la spéculation cause beaucoup de crises économiques, que les crises économiques font augmenter les déficits, que les coupures dans les programmes sociaux appauvrissent le citoyen, qu'un citoyen pauvre consomme moins et qu'à la fin de ce processus, rien n'est réglé. On dit également que la crise de surproduction/spéculation des années 30 est survenue à une époque où l'implication des gouvernements dans la création d'emplois et la gestion d'un filet social étaeint quasi inexistantes et que c'est la Seconde guerre mondiale qui nous a sorti de la crise.
    Trois solutions s'offrent alors à nous: déclencher une troisième guerre mondiale (très radicale comme solution!), couper dans les services sociaux et poursuivre notre élan vers une crise encore plus profonde ou réfléchir à de nouvelles solutions moins néfastes pour la collectivité.
    En parlant de réflexion, il y a un excellent documentaire qui passera à la télé de Radio-Canada ce vendredi 22 avril à 18h30. Cela s'appelle "Chercher le courant".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois - Inscrit
    19 avril 2011 09 h 20
    Si tout le monde prennait la responsabilité de sa santé
    Des malades chronique il en a moins que des malades qui ont négligé leur santé. Un programme d'éducation en maintient de la santé serait un bon viatique. On pourrait aussi donner des points Airmiles pour les motiver à adopter une bonne hygiène de vie.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • northernbud - Inscrit
    19 avril 2011 09 h 22
    Hé Oui
    On voit ce que ça donne aux États Unis quand le privé se mêle de santé. Les côuts y sont tellement abordables... Et tout le monde est couvert...
    Y'en a tu encore pour donner de la crédibilité à Fraser et son suppot québécois, l'IEDM ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louise Hurteau - Abonnée
    19 avril 2011 10 h 53
    La Fraser ne devrait jamais être cité
    Les études de la Fraser sont partisanes et surtout qualifié de "pseudo-science" - ce fait est très bien connu. Avec leur subvention de l'industrie du tabac, du pétrole et des fondations d'extrême droite américaines - quelle crédibilité a-t-elle au juste, et surtout - comment ca fait-il que nos médias publient les contes de la Fraser sans préciser que la Fraser est un lobby de droite ?

    Par ailleurs, ce qui me surprend c'est que la Fraser ne cite pas que le système de santé américain coûte 2 fois le prix du système Canadien. Le système américain est le plus cher de tous les pays industrialisés, le seul privé et, le moins performant ! Une résonance magnétique du cerveau au États-Unis est de 3 250$ - à Montréal (en privé) 850$ et en Europe 350$. C'est quoi au juste le gain d'une privatisation ??? La Fraser prend les gens pour des idiots !

    De la Big BS provenant d'un lobbyiste et sa propagande à la gomme - ce n'est pas scientifique, c'est du lobby point à la ligne !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    19 avril 2011 11 h 17
    Et c'est ça qui...
    inspire les conservateurs de Harper... Alors quand vous allez voter le 2 mai, pensez-y!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Stephane Rene Gallant - Inscrit
    19 avril 2011 13 h 21
    Presque tous des hypocrites d' hypocrate
    Si nos médecins et ministres étaient honnêtes, ils comprendraient que donner le droit à tous les médecins étrangers de prescrire des diagnostics réduirait grandement la charge de travail des médecins et réduirait le délai avant de se faire soigner ; et cela sans mettre en danger les malades et sans avoir besoin du privé qui ne fait que voler les professionnels au public dans un contexte de pénurie de main-d' oeuvre ! Mais je crois autant à la bonne volonté et à l' honnêteté de nos ministres qu' au père noël à cause de leur complicité à ne pas engager les milliers de médecins étrangers capables de faire le travail ; sans parler des autres professionnels de la santé. Et je crois qu ils font ça pour nuire sciemment aux systèmes sociaux comme le système de santé public afin de permettre à leurs amis du privé ( dont des médecins donateurs de parti ) d' en profiter... ; et cela quitte à ce que des malades en meurent ou qu' on expulse des familles immigrantes qui viennent pourtant travailler chez nous ; comme les Barlagne expulsée soi-disant à cause de l' handicap de leur enfant ! Je pense plutôt que cette famille est expulsée à cause des priorités de caniche de riche de nos ministres actuel ! Je trouve le comportement de nos ministres lâche et hypocrite ; et je leur souhaite de tomber malade ou handicapé ; car les imbéciles attendent souvent de souffrir avant de comprendre ! Avant de comprendre qu' il y a un temps pour recevoir ce qu' on mérite ! Ces gens de la droite croche qui semblent diriger nos gouvernements actuel devraient savoir que les bonnes actions n' achètent pas le droit d' en commettre des mauvaises et que le Christ ne soigne pas seulement ceux avec une assurance privée ! Le slogan de la droite croche c' est : '' débrouillez - vous tout seul si vous ne pouvez pas nous payer '' ... et ça c' est pas très chrétien ! Mais une chose me console : si Dieu existe, il n' y a sûrement pas de saints -hypocrites au pa
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • asclepios - Inscrit
    19 avril 2011 18 h 33
    Sauvons de l'argent! Fermons l'Institut Fraser!
    (C'était une blague. Quoi que...)
    L'Institut Fraser engloutit d'énormes montants provenant d'entreprises privées qui gardent l'anonymat. Si on forçait les think-tanks à afficher clairement sur leurs sites qui sont les donateurs corporatifs qui les alimentent, ces derniers feraient certainement preuve de plus de jugement. Les think-tanks sont hors de contrôle et deviennent peu à peu les gardiens des politiques publiques. Les Conservateurs, c'est bien connu, ont recours constamment à l'Institut Fraser pour décider de leurs actions. Je suis sûr que les entreprises privées gagneraient beaucoup plus de reconnaissance de la population si elles donnaient de l'argent à des fondations à vocation philanthropique plutôt qu'à ces think-tanks. Pensez-y bien.

    @Stéphane René Gallant : Les médecins, individuellement, sont dévoués et de bien belles personnes. Malheureusement, le corporatisme s'est installé chez eux également et leurs représentants pensent que mettre des barrières à l'entrée pour les médecins étrangers est une bonne chose. Laissez donc les médecins étrangers travailler! Personne ne s'en plaindra. Au contraire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012