Maisons de naissance - Bolduc ouvre la porte à une révision du financement
Sans ouvrir complètement son jeu, le ministre de la Santé a promis hier que l'année 2011-2012 verra de nouvelles maisons de naissance après des années de disette stricte. Pour y parvenir, Yves Bolduc a même laissé entendre qu'il pourrait revoir le mode de financement de ces maisons, unanimement décrié par le monde de la périnatalité comme par l'opposition.
Profitant de l'étude des crédits budgétaires, la critique de l'opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, a pressé le ministre de «lever l'obstacle» financier imposé par son ministère. Ce dernier exige un financement partagé en parts égales avec les agences régionales. Un «non-sens de l'avis de tout le monde», estime Mme Maltais, qui en veut pour preuve la minceur du bilan libéral depuis le dépôt de sa politique de périnatalité en 2008.
Un bref retour dans les cahiers budgétaires illustre les limites du cadre financier proposé. «Le gouvernement nous annonce qu'aucune maison ne s'est ajoutée en 2010-2011 [...] pareil en 2009-2010.» L'inaction est d'autant choquante qu'au Québec, «25 % des femmes enceintes n'ont pas de suivi de grossesse au premier trimestre», a insisté Mme Maltais. Pire, «il est fréquent que des mères enfantent sans n'avoir jamais été suivies».
Le ministre s'est voulu rassurant. «On est sur la même longueur d'onde, la députée de Taschereau et moi. On veut plus de maisons. On veut laisser le libre-choix aux femmes. [...] J'ai toujours été pro-choix», a-t-il ajouté en référence à ce don de 1000 $ accordé à un groupe anti-avortement, «une erreur» qu'il s'est engagé à ne pas répéter mardi.
Quant au financement des maisons de naissance, le ministre a dit avoir amorcé une réflexion. «Nous sommes à regarder s'il n'y a pas quelque chose qui pourrait être fait là-dessus. [...] Je n'en fais pas un engagement aujourd'hui, mais j'ai une volonté de regarder le dossier pour améliorer leur financement.»
Le ministre s'est également formellement engagé à trouver un poste à temps complet aux 15 finissantes de cette année, nouvelles maisons ou pas. «On a des solutions. [...] On va les utiliser dans le réseau de la santé.»
Profitant de l'étude des crédits budgétaires, la critique de l'opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, a pressé le ministre de «lever l'obstacle» financier imposé par son ministère. Ce dernier exige un financement partagé en parts égales avec les agences régionales. Un «non-sens de l'avis de tout le monde», estime Mme Maltais, qui en veut pour preuve la minceur du bilan libéral depuis le dépôt de sa politique de périnatalité en 2008.
Un bref retour dans les cahiers budgétaires illustre les limites du cadre financier proposé. «Le gouvernement nous annonce qu'aucune maison ne s'est ajoutée en 2010-2011 [...] pareil en 2009-2010.» L'inaction est d'autant choquante qu'au Québec, «25 % des femmes enceintes n'ont pas de suivi de grossesse au premier trimestre», a insisté Mme Maltais. Pire, «il est fréquent que des mères enfantent sans n'avoir jamais été suivies».
Le ministre s'est voulu rassurant. «On est sur la même longueur d'onde, la députée de Taschereau et moi. On veut plus de maisons. On veut laisser le libre-choix aux femmes. [...] J'ai toujours été pro-choix», a-t-il ajouté en référence à ce don de 1000 $ accordé à un groupe anti-avortement, «une erreur» qu'il s'est engagé à ne pas répéter mardi.
Quant au financement des maisons de naissance, le ministre a dit avoir amorcé une réflexion. «Nous sommes à regarder s'il n'y a pas quelque chose qui pourrait être fait là-dessus. [...] Je n'en fais pas un engagement aujourd'hui, mais j'ai une volonté de regarder le dossier pour améliorer leur financement.»
Le ministre s'est également formellement engagé à trouver un poste à temps complet aux 15 finissantes de cette année, nouvelles maisons ou pas. «On a des solutions. [...] On va les utiliser dans le réseau de la santé.»
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