Le fléau du diabète prend des proportions inquiétantes
Le constat est sombre. Malgré une longue série de mesures, le diabète continue sa rapide progression au Canada. En dix ans, les chiffres ont presque doublé. Ils sont 2,7 millions à vivre avec cette maladie, ils seront 4,2 millions d'ici 2020. Des proportions épidémiques qui montrent que la situation a atteint un point de non-retour, conclut un rapport produit par Diabète Québec et l'Association canadienne du diabète.
Le constat est d'autant plus décevant que le Canada obtient des résultats moins intéressants que nombre de pays comparables pour des investissements similaires. Il est sous la moyenne de l'OCDE pour quatre indicateurs, et non les moindres, soit la prévalence, le nombre d'hospitalisations, la mortalité et l'accès aux médicaments. Le Québec n'est pas à l'abri des critiques, lui qui a vu son taux de prévalence grimper de 91 % en dix ans.
Le plus préoccupant, c'est que cette progression se fait aussi chez des populations qui avaient été préservées jusqu'ici, indique Serge Langlois, président-directeur général de Diabète Québec. «On constate qu'un diagnostic de diabète de type II, un diabète d'adulte, est maintenant diagnostiqué chez des enfants de douze ans. Malheureusement pour eux, on peut prédire que les complications habituelles vont survenir beaucoup plus tôt à un âge, la quarantaine, où on ne les voyait pas avant.»
Au Québec, 560 000 personnes sont atteintes de diabète et 200 000 autres ignorent qu'elles en sont atteintes, pour une facture de trois milliards de dollars annuellement en coûts directs et indirects. «Le fait qu'on laisse aller tous ces gens coûte très cher humainement et financièrement», note M. Langlois. On sait pourtant qu'une réduction de 2 % du taux de prévalence permettrait de réduire de 9 % les coûts médicaux directs.
Le rapport intitulé Diabète: le Canada à l'heure de la remise en question met aussi en exergue d'importantes lacunes en matière de prévention et de dépistage. «Trop de gens découvrent encore qu'ils sont diabétiques quand ils font des complications: des problèmes oculaires, cardiaques, circulatoires. On peut parfois réparer, mais on ne peut pas retourner en arrière.»
Le Québec, malgré la solidité de son programme de remboursement des médicaments et plusieurs initiatives cliniques, a encore beaucoup à faire sur ce plan, juge Diabète Québec. «On a développé une trajectoire des maladies chroniques, c'est tout à fait noble, mais, en même temps, quand on a autant de personnes avec des problèmes aussi dévastateurs, il faut se demander pourquoi on n'adopte pas une approche concertée comme celle de l'Ontario ou du Manitoba, qui se sont dotés d'un vrai plan d'action.»
Au cabinet du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on fait valoir que beaucoup d'actions ont récemment été mises en place, «notamment avec la mise en place de centres d'enseignement du diabète dans toutes les régions», précise son attachée de presse, Natacha Joncas Boudreau. Le ministre Bolduc entend aussi aller de l'avant cette année avec le remboursement des pompes à insuline pour les moins de 18 ans, un projet qui «chemine très rondement».
Le constat est d'autant plus décevant que le Canada obtient des résultats moins intéressants que nombre de pays comparables pour des investissements similaires. Il est sous la moyenne de l'OCDE pour quatre indicateurs, et non les moindres, soit la prévalence, le nombre d'hospitalisations, la mortalité et l'accès aux médicaments. Le Québec n'est pas à l'abri des critiques, lui qui a vu son taux de prévalence grimper de 91 % en dix ans.
Le plus préoccupant, c'est que cette progression se fait aussi chez des populations qui avaient été préservées jusqu'ici, indique Serge Langlois, président-directeur général de Diabète Québec. «On constate qu'un diagnostic de diabète de type II, un diabète d'adulte, est maintenant diagnostiqué chez des enfants de douze ans. Malheureusement pour eux, on peut prédire que les complications habituelles vont survenir beaucoup plus tôt à un âge, la quarantaine, où on ne les voyait pas avant.»
Au Québec, 560 000 personnes sont atteintes de diabète et 200 000 autres ignorent qu'elles en sont atteintes, pour une facture de trois milliards de dollars annuellement en coûts directs et indirects. «Le fait qu'on laisse aller tous ces gens coûte très cher humainement et financièrement», note M. Langlois. On sait pourtant qu'une réduction de 2 % du taux de prévalence permettrait de réduire de 9 % les coûts médicaux directs.
Le rapport intitulé Diabète: le Canada à l'heure de la remise en question met aussi en exergue d'importantes lacunes en matière de prévention et de dépistage. «Trop de gens découvrent encore qu'ils sont diabétiques quand ils font des complications: des problèmes oculaires, cardiaques, circulatoires. On peut parfois réparer, mais on ne peut pas retourner en arrière.»
Le Québec, malgré la solidité de son programme de remboursement des médicaments et plusieurs initiatives cliniques, a encore beaucoup à faire sur ce plan, juge Diabète Québec. «On a développé une trajectoire des maladies chroniques, c'est tout à fait noble, mais, en même temps, quand on a autant de personnes avec des problèmes aussi dévastateurs, il faut se demander pourquoi on n'adopte pas une approche concertée comme celle de l'Ontario ou du Manitoba, qui se sont dotés d'un vrai plan d'action.»
Au cabinet du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on fait valoir que beaucoup d'actions ont récemment été mises en place, «notamment avec la mise en place de centres d'enseignement du diabète dans toutes les régions», précise son attachée de presse, Natacha Joncas Boudreau. Le ministre Bolduc entend aussi aller de l'avant cette année avec le remboursement des pompes à insuline pour les moins de 18 ans, un projet qui «chemine très rondement».
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