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Tarification en santé - Le bureau de Bolduc occupé

La Presse canadienne   22 mars 2011  Santé
Quelques dizaines de militants de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics ont occupé, hier matin, les bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc.

Ces bureaux sont situés au 10e étage d'un immeuble de l'avenue Union, au sud de la rue Sherbrooke, dans le centre-ville.

Un porte-parole du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Olivier Lapointe, a expliqué que les propriétaires de l'édifice ont demandé l'intervention des policiers pour faire sortir les manifestants, qui ont quitté les lieux peu avant midi.

Il a ajouté que le tout s'est déroulé dans le calme et que personne n'a été arrêté.

La Coalition dit représenter plus de 125 organisations communautaires, syndicales, étudiantes et féministes. Le geste de ses militants était une riposte au budget présenté le 17 mars par le ministre des Finances, Raymond Bachand.

La Coalition est furieuse que le budget 2011-2012 ait maintenu le cap sur les tarifications et les compressions budgétaires annoncées l'an dernier. Elle montre particulièrement du doigt la «taxe santé» qui, à terme, obligera toutes les personnes — qu'elles gagnent 17 000 $ ou 500 000 $ par année — à payer le même montant, soit 200 $ par année.

Elle dénonce aussi la hausse de 1625 $ en cinq ans des droits de scolarité payés annuellement par les étudiants du Québec, de même que l'augmentation à partir de 2014 des tarifs d'électricité.

La Coalition reproche finalement au gouvernement Charest de mener la lutte au déficit en coupant dans l'accessibilité et dans la qualité des services publics, et en abandonnant la lutte contre la pauvreté.

Selon la porte-parole de la Coalition, Marie-Ève Rancourt, le gouvernement s'acharne à faire payer la classe moyenne et les citoyens à plus faible revenu pour un déficit dont ils ne sont aucunement responsables. Elle lui reproche de continuer d'épargner les contribuables à plus haut revenu et les grandes entreprises.
 
 
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