Obésité juvénile - Ottawa lance un dialogue national
Québec partagera son expertise, mais ne souscrit pas à la stratégie pancanadienne
Photo : Agence France-Presse John Moore
En un quart de siècle, les taux d’obésité chez les enfants et les jeunes ont presque triplé au Canada.
Les ministres de la Santé du Canada ont uni leurs voix hier contre un ennemi commun: l'excès de poids, qui touche plus d'un jeune de 2 à 17 ans sur quatre au pays (18 % en surpoids et 8 % d'obèses). Leur arme de prédilection: un grand dialogue national que les ministres souhaitent ouvert, inclusif et porteur de changements. Un mouvement auquel le Québec ne prendra pas part.
Si le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) partage les intérêts des autres provinces dans ce dossier, celui-ci ne souscrit pas à la stratégie pancanadienne, a fait valoir sa porte-parole, Nathalie Lévesque. Le Québec a en effet développé ses propres programmes de promotion des saines habitudes de vie et entend s'y tenir. Le dialogue n'est pas clos pour autant. «Nous allons continuer à partager l'information et l'expertise avec les autres provinces et territoires.»
Car le problème n'est pas à prendre à la légère. En un quart de siècle, les taux d'obésité chez les enfants et les jeunes ont presque triplé au Canada. Avec eux sont apparus des problèmes de santé que l'on croyait jusqu'alors réservés aux adultes comme un taux de cholestérol élevé, de l'hypertension ou du diabète de type 2. Si ces tendances se maintiennent, cette génération sera la première à vivre moins longtemps que ses parents en raison de maladies chroniques associées à l'obésité.
Heureusement, le mouvement est encore réversible, estime la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, qui lançait hier à Toronto le programme «Notre santé, notre avenir: dialogue national sur le poids santé», destiné à promouvoir les vertus d'un poids santé chez les jeunes. Les résultats de cette grande conversation sont attendus pour novembre prochain. D'ici là, chacun a rendez-vous au www.notresantenotreavenir.gc.ca, de l'enfant au spécialiste, en passant par ses parents et ses éducateurs.
Il faudra agir vite et tôt. L'enfant obèse à quatre ans sera 20 % plus susceptible de voir son problème de poids persister à l'âge adulte. Chez l'adolescent, ce ratio passe à un alarmant 80 %, calcule la Fondation des maladies du coeur du Canada, qui a salué l'initiative du gouvernement Harper hier.
Invoquant le «droit de nos enfants à un avenir en santé», la fondation presse toutefois Ottawa de bonifier sa stratégie par des outils destinés à faire bouger les jeunes et à mieux les nourrir. Parmi les mesures proposées, celle-ci met en avant l'importance de rendre nos milieux plus propices à l'activité physique, la nécessité de réduire la commercialisation d'aliments riches en gras, en sucre ou en sel et l'amélioration de la disponibilité des aliments nutritifs à prix raisonnable.
Si le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) partage les intérêts des autres provinces dans ce dossier, celui-ci ne souscrit pas à la stratégie pancanadienne, a fait valoir sa porte-parole, Nathalie Lévesque. Le Québec a en effet développé ses propres programmes de promotion des saines habitudes de vie et entend s'y tenir. Le dialogue n'est pas clos pour autant. «Nous allons continuer à partager l'information et l'expertise avec les autres provinces et territoires.»
Car le problème n'est pas à prendre à la légère. En un quart de siècle, les taux d'obésité chez les enfants et les jeunes ont presque triplé au Canada. Avec eux sont apparus des problèmes de santé que l'on croyait jusqu'alors réservés aux adultes comme un taux de cholestérol élevé, de l'hypertension ou du diabète de type 2. Si ces tendances se maintiennent, cette génération sera la première à vivre moins longtemps que ses parents en raison de maladies chroniques associées à l'obésité.
Heureusement, le mouvement est encore réversible, estime la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, qui lançait hier à Toronto le programme «Notre santé, notre avenir: dialogue national sur le poids santé», destiné à promouvoir les vertus d'un poids santé chez les jeunes. Les résultats de cette grande conversation sont attendus pour novembre prochain. D'ici là, chacun a rendez-vous au www.notresantenotreavenir.gc.ca, de l'enfant au spécialiste, en passant par ses parents et ses éducateurs.
Il faudra agir vite et tôt. L'enfant obèse à quatre ans sera 20 % plus susceptible de voir son problème de poids persister à l'âge adulte. Chez l'adolescent, ce ratio passe à un alarmant 80 %, calcule la Fondation des maladies du coeur du Canada, qui a salué l'initiative du gouvernement Harper hier.
Invoquant le «droit de nos enfants à un avenir en santé», la fondation presse toutefois Ottawa de bonifier sa stratégie par des outils destinés à faire bouger les jeunes et à mieux les nourrir. Parmi les mesures proposées, celle-ci met en avant l'importance de rendre nos milieux plus propices à l'activité physique, la nécessité de réduire la commercialisation d'aliments riches en gras, en sucre ou en sel et l'amélioration de la disponibilité des aliments nutritifs à prix raisonnable.
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