samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 08h19


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Congrès sur le sida - L'accès aux traitements, enjeu phare pour les chercheurs

14 juillet 2003  Santé
Bertrand Delanoë, maire de Paris, ouvrant la conférence sur le sida, hier.
Photo : Agence Reuters
Bertrand Delanoë, maire de Paris, ouvrant la conférence sur le sida, hier.
Paris — La IIe Conférence de la société internationale du sida (IAS) s'est ouverte, hier à Paris, sur un appel pour l'accès aux traitements en faveur de toutes les personnes atteintes par le virus du sida, dont l'immense majorité vit dans les pays en voie de développement, et pour l'essentiel en Afrique.

La plus importante conférence scientifique consacrée cette année au sida, a ainsi dénoncé le scandale des inégalités dans le domaine thérapeutique qui sépare le Nord et le Sud. «L'accès aux traitements dans les pays du Sud est non seulement un impératif moral, mais aussi un bon choix économique», a pointé le professeur Jean-Paul Moatti, économiste de la santé (France).

«Le Brésil est le premier pays en développement à avoir mis en place un programme d'accès gratuit aux médicaments sauveurs de vies», a rappelé l'ancien président du Brésil, Fernando Enrique Cardoso.

Le Brésil a mis en place, dès 1996 et avec un succès remarquable, un programme de distribution gratuit de traitements antirétroviraux (ARV, contre le virus du sida qui appartient à la famille des rétrovirus), inaccessibles à la majorité des malades dans le monde en raison de leur coût.

Les études démontrent que l'accès aux soins favorise la prévention, ce que confirment les études économiques dévoilées à l'occasion de ce grand forum scientifique et médical réunissant jusqu'à mercredi plus de 5000 médecins et chercheurs venus de 120 pays. L'importance de ces questions de financement devrait d'ailleurs être rappelée par le président Jacques Chirac et le président de la Commission européenne, Romano Prodi, lors de leurs interventions de clôture, mercredi.

Aujourd'hui, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela devrait interpeller les politiques sur l'urgence à «traiter tous les malades», selon Joep Lange, président de l'IAS.

Depuis son émergence il y a vingt ans, le virus a infecté plus de 60 millions de personnes dans le monde, en tuant plus d'un tiers.

L'étude de l'équipe de Paulo Teixeira, à Brasilia, montre qu'entre 1997 et 2001, l'accès gratuit aux traitements ARV au Brésil (172 millions d'habitants) de près de 125 000 patients a permis d'économiser à court terme plus de deux milliards de dollars, dont plus de 1,1 milliard pour les hospitalisations évitées.

Chiffre à mettre en regard de la somme investie: 1,8 milliard de dollars.

Selon les chercheurs brésiliens, entre 1996 et aujourd'hui, la survie des personnes atteintes est passée en moyenne de six mois à cinq ans (90 000 décès évités entre 1996 et 2001).

Autre exemple du bon rapport «coût-efficacité» de l'accès aux traitements, l'étude conduite par Serge-Paul Eholié (hôpital de Treichville, Abidjan) dans une entreprise privée en Côte d'Ivoire, la CIE (Compagnie ivoirienne d'électricité) où le sida représentait auparavant la principale cause de décès.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009