Dégénérescence maculaire - Le ministre Bolduc impose la gratuité du traitement dans les hôpitaux
Un comité de plaignants demande justice et réparation
Finie la surfacturation sur le dos des patients atteints de dégénérescence maculaire. Cédant à la pression populaire et à celle de l'opposition, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a demandé hier aux établissements de santé d'assurer la gratuité de tous les traitements requis, y compris du Lucentis, et ce, partout au Québec.
Ce faisant, le ministre vient contrecarrer une pratique en cours dans certains cabinets privés où l'on a facturé des frais accessoires allant jusqu'à 230 $ pour des gouttes préparatoires qui ne coûtent en fait qu'une dizaine de dollars. Le ministre avait déjà condamné ces pratiques, jugeant ces frais «excessifs» et «déraisonnables». La mesure sera mise en place progressivement dans les prochaines semaines.
La nouvelle a été accueillie avec soulagement par le Comité pour une gratuité des soins pour les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, qui y a vu la preuve qu'il y a encore de la place «pour une action citoyenne au Québec». Mais pas question de crier victoire pour autant, prévient son porte-parole, André Lavoie, qui réclame justice et réparation pour ceux qui ont dû payer de pareils frais pendant des mois.
Au cabinet du ministre Bolduc, on précise qu'il n'est pas dans l'intention de Québec de rembourser les frais engagés par les patients forcés de faire affaire avec des cliniques privées dans le passé. Qu'à cela ne tienne, le Comité entend lui forcer la main. Deux plaintes, l'une au Tribunal administratif du Québec, l'autre au Bureau fédéral de la concurrence, pourraient lui donner raison. Un recours collectif est également en préparation.
André Lavoie déplore également le fait que le ministre n'a pas clarifié sa position quant aux frais accessoires qui pourront encore être imposés aux patients qui choisiront d'aller en clinique privée. «Est-ce à dire que ce sera encore aux cliniques de fixer un prix arbitrairement?» Cela fera l'objet d'une réflexion avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), a répondu l'attachée de presse du ministre, Karine Rivard.
Ce faisant, le ministre vient contrecarrer une pratique en cours dans certains cabinets privés où l'on a facturé des frais accessoires allant jusqu'à 230 $ pour des gouttes préparatoires qui ne coûtent en fait qu'une dizaine de dollars. Le ministre avait déjà condamné ces pratiques, jugeant ces frais «excessifs» et «déraisonnables». La mesure sera mise en place progressivement dans les prochaines semaines.
La nouvelle a été accueillie avec soulagement par le Comité pour une gratuité des soins pour les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, qui y a vu la preuve qu'il y a encore de la place «pour une action citoyenne au Québec». Mais pas question de crier victoire pour autant, prévient son porte-parole, André Lavoie, qui réclame justice et réparation pour ceux qui ont dû payer de pareils frais pendant des mois.
Au cabinet du ministre Bolduc, on précise qu'il n'est pas dans l'intention de Québec de rembourser les frais engagés par les patients forcés de faire affaire avec des cliniques privées dans le passé. Qu'à cela ne tienne, le Comité entend lui forcer la main. Deux plaintes, l'une au Tribunal administratif du Québec, l'autre au Bureau fédéral de la concurrence, pourraient lui donner raison. Un recours collectif est également en préparation.
André Lavoie déplore également le fait que le ministre n'a pas clarifié sa position quant aux frais accessoires qui pourront encore être imposés aux patients qui choisiront d'aller en clinique privée. «Est-ce à dire que ce sera encore aux cliniques de fixer un prix arbitrairement?» Cela fera l'objet d'une réflexion avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), a répondu l'attachée de presse du ministre, Karine Rivard.








