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L'entrevue - Le coeur malade de la pollution et de la nourriture industrielle

Pauline Gravel   7 février 2011  Santé
Le cardiologue François Reeves, de la faculté de médecine de l’Université de Montréal<br />
Photo : Michel Brosseau
Le cardiologue François Reeves, de la faculté de médecine de l’Université de Montréal
Pendant la première moitié du XXe siècle, tandis que la révolution industrielle battait son plein dans nos contrées, les maladies cardiovasculaires (MCV) s'y répandaient comme une véritable épidémie. Aujourd'hui, seules les peuplades d'Afrique, d'Australie et d'Amérique du Sud qui n'ont pas été rattrapées par l'industrialisation et qui vivent loin des villes, à l'abri de la pollution et de la nourriture industrielle, sont encore épargnées par ce mal du siècle. Pour le Dr François Reeves, ces deux observations mettent clairement en évidence les méfaits de la pollution sur le cœur et l'ont convaincu de la nécessité de sensibiliser ses collègues cliniciens, les décideurs et le grand public au rôle de ce facteur environnemental, ce qu'il fait dans son dernier ouvrage de vulgarisation intitulé Planète cœur: santé cardiaque et environnement, dont le lancement avait lieu mercredi dernier.
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  • Francois Reeves - Abonné
    7 février 2011 06 h 31
    Précision
    Le papier reflète fidèlement le propos de "Planète Cœur". Une seule petite coquille: le taux de mortalité cardiovasculaire chez les français de 25 à 64 ans est de 68 (et non 28) par 100 000 habitants. Ce qui reste quand même dix fois moins que la Russie...
    François Reeves
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 février 2011 07 h 29
    Le temps d'un soupir
    Ce n'est pas la première fois que l'on entend ces chiffres absolument scandaleux et inacceptables; il reviennent sporadiquement dans l'actualité, souvent dans la bouche de quelqu'un qui revient d'un voyage d'outre-monde, dans les quelques villes vertes de la planète. Alors on soupire, mais d'une fois à l'autre, rien n'a changé et les responsables de la situation continuent en toute impunité d'exécuter leurs crimes parfaits. Car comment appeler cela autrement? Si mon voisin ou mon conjoint glisse quotidiennement dans mon café une petite dose potentiellement mortelle d'un produit parce qu'il a l'oeil sur le pécule que je cache dans un bas laine (avis aux intéressés) en haut d'une armoire, la justice lui mettra avec diligence la main au collet, mais les arroseurs de sel, les faiseux de boucanes mortelles...nenni! et on attend toujours la pointe d'une intervention musclée de nos protecteurs présumés.
    Alors, on salive régulièrement devant la vitrine des villes vertes du monde, bien à l'abri (vraiment?) dans leur bulle de verre.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 février 2011 09 h 31
    La malbouffe et la cigarette sont deux ennemis importants de notre santé.
    Ça fait parti des contradictions du système capitaliste. D'un côté, il y a des industriels de la malbouffe qui font manger toutes sortes de produits dommageables pour notre santé. De l'autre, il y a notre système de santé qui n'en finit pas de dire que nous avons de plus en plus de cas de maladies cardiovasculaires.

    Ironiquement, le système capitaliste gagne sur les deux fronts. Il y a la malbouffe où des entreprises dans ce domaine font beaucoup d'argent. Et il y a le milieu de la santé qui ramasse aussi une bonne part du gâteau. Pendant ce temps, des citoyens se font projeter dans les câbles par ces deux fronts. D'abord, le piège de la malbouffe; ensuite, le prédateur de notre système de santé.

    Récemment, j'ai rencontré mon médecin pour ma visite annuelle. En gros, je lui ai dit que pour s'aider à avoir une bonne santé, l'éducation était un très bon guide. Autrement dit, l'éducation donne une longueur d'avance pour conserver notre santé. N'empêche que ces deux fronts dont je parlais plus haut sont vraiment une gifle que nous recevons en plein visage, quand on se limite à tomber dans ce panneau.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 février 2011 12 h 50
    L'industrie de la malbouffe et les compagnies de cigarettes sont-elles subventionnés?
    Je ne sais pas si ces genres d'entreprises sont subventionnées par les gouvernements? Au cas où elles le seraient, c'est belle contradiction pour comparer avec la santé des citoyens.

    Il y a autre chose aussi concernant pollution de l'air. Il y a beaucoup d'autos provenant de la couronne qui entoure l'île de Montréal. Il paraît que les cartes d'autobus métro sont très chers quand on vit tout autour de l'île.

    Je trouve que ce n'est pas une façon d'encourager ces gens qui habitent là à prendre le système de transport en commun. C'est un peu la même chose si nos gouvernements subventionnent les entreprises de la malbouffe et les compagnies de cigarettes.

    En contrepartie, nos gouvernements retirent beaucoup de taxes de ceux qui fument. Si d'une main, on subventionne et de l'autre on taxe les fumeurs, n'y a-t-il pas contradiction? Concernant la malbouffe, on devrait plutôt subventionner la nourriture qui est bonne pour la santé, de même que le local.
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