dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'entrevue - La révolte au corps

Pour Ghislain Leblond, la commission parlementaire sur l'euthanasie est une immense source d'espoir

Isabelle Porter   31 janvier 2011  Santé
Souffrant de graves problèmes neurologiques, Ghislain Leblond réclame le droit de «mourir dans la dignité» le temps venu.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Souffrant de graves problèmes neurologiques, Ghislain Leblond réclame le droit de «mourir dans la dignité» le temps venu.
Et si c'était d'abord par amour de la vie que les gens réclamaient le droit à l'euthanasie? Atteint d'une maladie qui menace de le rendre prisonnier de son corps, Ghislain Leblond, 62 ans, demande à la société de le libérer de l'angoisse qui hante son quotidien.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jeannot Vachon - Inscrit
    31 janvier 2011 07 h 30
    Éloge du suicide

    Je me demande comment la société en est presque rendue à faire l’éloge du suicide. Ghislain Leblond est ce genre de héros d’une mauvaise cause qui la rendra sympathique. J’aimerais que les suicidaires se cachent et s’organisent en secret pour disparaitre plutôt que de nous servir la sauce de la dignité de la personne. Comme si la maladie et la vieillesse avilissait l’être humain et le rendait indigne de vivre.

    Je n’aime pas le suicide. Je n’aimerais pas que ma vieille mère sente qu’elle est devenue un embarras et qu’elle devrait réclamer l’euthanasie au plus sacrant, puisqu’elle serait devenue indigne de vivre, qu’elle serait rendue laide, ultra dépendante, bref elle ferait honte à l’image que nous avions d’elle dans ses belles années.

    Une fois qu’on aura légalisé l’euthanasie, qu’est-ce qu’il restera? Sans doute de l’institutionnaliser et de pousser les indignes de vivre à débarrasser le plancher. Et si on ne le fait pas à la méthode hitlérienne, on le fera indirectement en essayant d’influencer les indignes à être courageux et à acheter ce magnifique produit qu’on sert actuellement à nos animaux domestiques qui coutent trop cher à soigner.

    Et que dira-t-on aux jeunes suicidaires? Qu’on n’a pas le droit de disposer de son corps? Qu’il est lâche de penser à la démission et qu’il faut supporter la souffrance en attendant des jours meilleurs? Que même s’il ne sent pas d’amour envers lui, bien des gens regretteraient sa disparition et que tous ont leur place dans notre société?

    On va encadrer le suicide… comme l’avortement sans doute. Une fois la porte du suicide ouverte, ça deviendra un droit fondamental et des jeunes réclameront de ne pas discriminer selon l’âge. Et puis plusieurs suicides un peu forcés seront en réalité des meurtres avec la complicité de médecins véreux et d’héritiers pressés de passer à la caisse.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Bureau - Abonné
    31 janvier 2011 07 h 51
    Collectif Mourir digne et libre
    Monsieur Leblond est coresponsable du Collectif Mourir digne et libre depuis près de trois années.

    À ce titre, en février 2010, il fut l’un des experts consultés par la Commission parlementaire sur le question de mourir dans la dignité. Il y fut un grand témoin en septembre dernier. On en retrouve tant les écrits que les audios et les visuels sur le site : www.collectifmourirdigneetlibre.org

    Ghislain Leblond, c’est tout un MONSIEUR. Un grande PERSONNE. Tout un papa et tout un grand-papa. Un intense vivant. Un amoureux de la Vie. En plus de la dignité, il veut pour les finissants de la vie une beaucoup plus grande SÉRÉNITÉ.

    Cette sérénité sera ainsi au Québec avec la possibilité pour les mourants d’avoir la permission de demander et de recevoir une aide médicale active à mourir, bien balisée et contrôlée. Comme spécialement en Belgique. Dans le contexte du libre-choix tant pour le soigné agonisant que du médecin soignant.

    Cette sérénité proviendra aussi de la reconnaissance par le Québec de la primauté de la personne en fin de vie dans le processus décisionnel, et d’un système INCLUSIF de soins appropriés et personnalisés de fin de vie.

    Cette sérénité sociale vient du fait qu’aucun des pays ou États américains où l’euthanasie sous conditions/aide médicale active à mourir a été décriminalisée ne voudrait revenir en arrière. À raison, Monsieur Leblond l’affirme souvent cet argument de poids.

    Monsieur SÉRÉNITÉ, c’est un honneur d’être un de tes amis et colloborateurs .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    31 janvier 2011 13 h 26
    Encadrer le suicide
    Toujours les mêmes rengaines: si on permet le suicide assisté, on va couper dans les soins palliatifs, les jeunes vont pousser ou forcer leurs parents à partir, etc. Étrangement, ça n'est arrivé nulle part.

    On sait tous qu'il y a de «meurtres» ou des «suicides assistés» actuellement dans le milieu de la santé. Mais sans encadrement, et avec le risque de la prison à perpétuité pour les médecins ou les infirmières compatissants. Est-ce mieux?

    Quant aux avortements... le Québec ayant un taux d'avortements* assez moyen, voire faible, je me demande bien de quel encadrement supplémentaire on aurait besoin. Pour le rendre plus accessible, peut-être?

    (Le taux d'avortements* se calcule en divisant le nombre annuel d'avortements par le nombre de femmes âgées de 15 à 44 ans. Un faible nombre de naissances vivantes n'a rien à voir dans l'histoire, sinon pour montrer que la contraception est efficace.)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gaston Bourdages - Abonné
    31 janvier 2011 21 h 27
    Madame Porter que je remercie écrit que...
    «...la souffrance est dans sa tête» Et de me demander si la souffrance ne logerait pas un peu, beaucoup dans son COEUR et à l'ultime, dans son ÂME ? Je sais, comme foule de gens, ce que c'est de souffrir dans ma tête, dans mon coeur et dans mon âme. Je me considère comme un survivant. J'ignore si je pourrais vivre serein comme semble le vivre Monsieur Leblond. En vain, j'essaie de me substituer à sa personne. J'ai, en contrepartie, travaillé des années au Centre Frs. Charon. J'y ai rencontré des gens super diminués dans leur corps. Que de leçons de vie ils et elles m'ont données ! Mon ÉGO avait besoins d'un réajustement et je souris...Est-ce sado-maso que d'affronter, de vivre, de composer avec la souffrance ?
    La souffrance se veut aussi possible et disponible rendez-vous avec l'humilité...ouache! Maudit qu'il est difficle d'accepter d'être réduit !
    Je porte des expériences de la mort que je ne souhaite à aucun être humain sur cette planète d'où ce fait de ma vie que j'en suis un survivant.
    Mes respects à Monsieur Leblond et que dire devant votre besoin...? Puissiez-vous être heureux, satisfait et content de toutes les décisions que vous prendrez avec, je le souhaite, le concours et la nourrissante complicité du «libre arbitre» qui vous habite. L'être Humain, à mon humble avis, est une «bibitte à deux pattes» LIBRE et RESPONSABLE
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
4 réactions
8 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012