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Une prime à la performance versée malgré le dérapage du CHUM

Kathleen Lévesque   26 janvier 2011  Santé
Le projet de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a beau connaître de nombreuses difficultés de réalisation, dont une explosion des coûts et un report constant des travaux, le gouvernement Charest estime que le gestionnaire responsable du dossier mérite une prime au rendement de quelque 37 000 $ par année.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le projet de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a beau connaître de nombreuses difficultés de réalisation, dont une explosion des coûts et un report constant des travaux, le gouvernement Charest estime que le gestionnaire responsable du dossier mérite une prime au rendement de quelque 37 000 $ par année.
Le projet de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a beau connaître de nombreuses difficultés de réalisation, dont une explosion des coûts et un report constant des travaux, le gouvernement Charest estime que le gestionnaire responsable du dossier mérite une prime au rendement de quelque 37 000 $ par année.
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  • Marc L - Abonné
    26 janvier 2011 06 h 02
    Les gestionnaires se récompensent entre eux
    Cette pratique de" boni à la performance" est courante dans les services publics parce que certains gestionnaires ont vendu l'idée que cette façon de faire permettait de récompenser les bons gestionnaires et de ne pas récompenser les moins bons. En réalité, les gestionnaires finissent presque toujours par avoir leur boni. Des gestionnaires sans connaissance du terrain s'inventent des mesures statistiques de rendement plus ou moins arbitraires et rendu à la fin de l'année tous courent pour mettre les statistiques "à jour". Inutile de dire que dans ces opérations de fin d'année les "stats" risquent d'être interprétées de façon qui permet de donner la meilleure image de l'organisation et surtout de justifier nos bonis, et ceux des gestionnaires des niveaux supérieurs. Peu importe la mission de l'organisation, ce qui devient important ce sont les "stats" génératrices de bonis et d'image.

    Dans cette vision de la gestion des services publics, il est aussi bien vu de mettre sur pied des projets qui semblent innovateurs, sur... l'évaluation des compétences des employés par le biais de mécanismes tout aussi lourds qu'arbitraires, des projets qui donnent un air "vert"... Il faut comprendre que les initiateurs de ces projets justifieront ainsi de meilleurs salaires et bonis pour eux, s'ils sont gestionnaires, et pour leurs patrons.

    Quant au travail sur le terrain, il est effectué par des employés qu'il faut solidement encadrer, parce qu'ils sont un peu comme des enfants, sans jugements, incapables d'initiative et qui malheureusement se fout de la "mission" de l'organisation (on se demande pourquoi ?) Et s'il y a des coupures à faire c'est dans cette masse qu'il faut couper; l'organisation doit faire des sacrifices, n'est-ce pas !

    Extraordinaire les politiques de bonis, ça donne un air de "privé" au "public", c'est bon pour l'image !
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  • glanglais - Inscrit
    26 janvier 2011 06 h 48
    Verbe conjugué à l'impératif.
    Bonjour,

    Le verbe le plus populaire est le verbe GRAISSER, conjugué à l'impératif, dans toutes les hautes sphères administratives et politiques au Québec.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    26 janvier 2011 07 h 15
    Approuvé libéral!
    C'est normal , il doit cotiser au parti et son CV "auto-collant approuvé Libéral" au bureau du premier ministre lui mérite probablement cette prime.
    On nous dira probablement que pour attirrer des candidats performants on doit les rémunérer grassement. Bref du gros n'importe quoi comme d'habitude d'autant plus que performance et CHUM ne vont pas tellement bien ensemble.
    Un hopital qui coûte au trésor public plus d'une centaine millions avant même que la construction ne soit entreprise.
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  • François Ricard - Abonné
    26 janvier 2011 07 h 20
    Et M. Bachand dans tout cela?
    M. Bachand nous dit qu'il faut dégraisser la fonction publique et parapublique du Québec. Il faut s'imposer un régime minceur. Enfin, nous comprenons pourquoi une telle politique: cela permet d'engraisser les amis.C'est parfaitement logique mais est-ce bien légitime?
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    26 janvier 2011 07 h 40
    Et il ne faut pas oublier Henri-Paul Rousseau
    L'ex PDG de la Caisse de dépôt a reçu le pactole en quittant la Caisse en pleine crise...avec des pertes frisant le 40 milliards...!!! Peu de temps après, il était "acclamé" au dîner de la Chambre de Commerce de Montréal....
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  • Bernard Gervais - Abonné
    26 janvier 2011 09 h 23
    Choquant pour les contribuables
    Un gestionnaire qui obtient une prime à la performance malgré son incapacité à gérer de façon compétente le dossier dont il est pourtant responsable !

    Une autre histoire qui nous rappelle que la belle promesse faite par le ministre des Finances Raymond Bachand, lors de la présentation de son budget en mars 2010, n'était que de la poudre aux yeux.

    M. Bachand avait alors déclaré que, compte tenu de la situation critique des finances publiques, les Québécois seraient appelés à se serrer la ceinture, à payer plus d'impôt et de taxes et que, de son côté, son gouvernement donnerait l'exemple en essayant de réduire le plus possible ses dépenses...

    Quand on lit le présent reportage, on voit bien que, pour ce même gouvernement, c'est à la population de faire des sacrifices. Lui, il continue de gaspiller l'argent des contribuables !
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  • Pierre Schneider - Abonné
    26 janvier 2011 09 h 28
    Plus de gouvernement
    Cet exemple démontre une fois de plus que ce gouvernement a perdu toute légitimité. Irresponsable et répudié par la population, il continue malgré tout de grenouiller et de magouiller à nos frais, nous contribuables surtaxés à cause de l'incroyable gaspillage.
    Il serait temps que la population prenne ses responsabilités et fasse table rase de tous ses petits politiciens paroissiaux pour faire place à des idéalistes et visionnaires prêts à accoucher ce pays trahi depuis toujours par ses élites, de quelque allégeance politique fussent-elles.
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  • perro blanco - Inscrit
    26 janvier 2011 09 h 28
    Les privilèges du simple citoyen
    À quoi d'autre fallait-il s'attendre? Pour ce gouvernement, les citoyens ordinaires ne servent qu'à élire ceux qui vont ensuite se moquer d'eux, payer des impôts et des taxes, toujours plus d'impôts et de taxes, se faire raconter des histoires, toutes sortes d'histoires, comme celle qui dit que la commission Bastarache s'imposait, contrairement à celle sur la corruption, parce que elle, ce ne serait qu'un show télévisé, tout ça, sans rire, engraisser leurs élus et les gestionnaires des grandes sociétés d'État, leur payer de généreux salaires, des primes au rendement, même quand il est désastreux comme celui de la CDPQ, des primes de départ sous prétexte qu'ils en ont besoin en attendant de se trouver un nouvel emploi, comme les Caillé et Bouchard, par exemple, puis, de généreuses retraites pour terminer leurs jours en savourant le plaisir de s'être payé notre tête. Encourageant!
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    26 janvier 2011 10 h 26
    Salaire annuel
    Voilà, on vient de verser en bonis l'équivalent du salaire annuel d'un technicien en pharmacie ou infirmière au bas de l'échelle salariale,

    Après ça on s'étonne du manque d'effectifs pour soigner les patients.

    Maudite gang de voleurs libéraux.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    26 janvier 2011 11 h 29
    L'assiette au beurre
    Comment voulez-vous que les Québécois croient le gouvernement lorsqu'il dit faire sa part pour assainir les finances publiques alors qu'il permet à un parmi les milliers de gestionnaires publics de recevoir des bonis immérités en plus de leurs salaires annuels d'un-quart de million de dollars ?

    Coment voulez-vous que les Québécois acceptent la franchise santé de 200 $ et les hausses de la TVQ en voyant que le le gouvernement ferme les yeuc sur la prime de départ de 700 000 $ qu'a reçu la rectrice de Concordia en sus de son salaire annuel de 350 000 $ ?

    Les nouveaux chantres de la droite sont drôlement silencieux sur ces privilèges accordés aux mieux-nanti, préférant réserver leurs critiques contre les syndicalistes à 80 000 $ par année et les écologistes à
    60 000 $.

    Misère ! On est loin de la Suède où tout le monde a casqué.
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