«Avancée majeure» - Des chercheurs infectent des cellules de souris avec le sida
30 juin 2003
Santé
Paris — Pour la première fois depuis l'apparition du sida, une équipe de chercheurs est parvenue à infecter des cellules de souris, une «avancée majeure», souligne la revue Nature Cell Biology qui fait état de ces progrès.
Jusqu'à présent, faute de modèle animal, les recherches ne pouvaient se faire que sur des singes ou des humains.
Dans le numéro de juin de cette revue, le scientifique Mattija Peterlin, de l'université de la Californie à San Francisco (UCSF), explique comment il est parvenu à modifier les cellules de souris pour que le virus puisse les infecter et se répliquer.
Les chercheurs de l'UCSF ont découvert que le remplacement, dans une protéine connue sous le nom de hp32, d'un seul acide aminé de souris par sa version humaine permettait au virus de se répliquer et d'infecter les cellules voisines.
Prochaine étape
Physiologiquement semblables aux humains et se reproduisant rapidement, les souris sont le modèle animal préféré des chercheurs, mais, depuis plus de dix ans, ces derniers tentaient vainement de les infecter avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
L'étape suivante, explique Nature Cell Biology, consistera à produire des souris génétiquement modifiées qui soient porteuses de l'acide aminé humain et donc sensibles au virus.
Une telle souris «révolutionnerait» sans aucun doute la recherche sur cette maladie et représente «un rêve longtemps poursuivi par les virologues», estime la revue.
Jusqu'à présent, faute de modèle animal, les recherches ne pouvaient se faire que sur des singes ou des humains.
Dans le numéro de juin de cette revue, le scientifique Mattija Peterlin, de l'université de la Californie à San Francisco (UCSF), explique comment il est parvenu à modifier les cellules de souris pour que le virus puisse les infecter et se répliquer.
Les chercheurs de l'UCSF ont découvert que le remplacement, dans une protéine connue sous le nom de hp32, d'un seul acide aminé de souris par sa version humaine permettait au virus de se répliquer et d'infecter les cellules voisines.
Prochaine étape
Physiologiquement semblables aux humains et se reproduisant rapidement, les souris sont le modèle animal préféré des chercheurs, mais, depuis plus de dix ans, ces derniers tentaient vainement de les infecter avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
L'étape suivante, explique Nature Cell Biology, consistera à produire des souris génétiquement modifiées qui soient porteuses de l'acide aminé humain et donc sensibles au virus.
Une telle souris «révolutionnerait» sans aucun doute la recherche sur cette maladie et représente «un rêve longtemps poursuivi par les virologues», estime la revue.
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