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    Cancer du sein: la pollution automobile augmenterait les risques

    7 octobre 2010 | Pauline Gravel | Santé
    Les femmes ménopausées habitant les zones les plus polluées de Montréal seraient vraisemblablement plus à risque de souffrir d'un cancer du sein que celles vivant dans un quartier où l'air est plus sain. Telle est la conclusion d'une étude publiée par des chercheurs montréalais dans Environmental Health Perspectives.

    L'incidence du cancer du sein chez les femmes ménopausées ne cesse de s'accroître. Et étant donné qu'à peine 30 % de ces cancers peuvent être expliqués par un facteur de risque connu, tel qu'une prédisposition familiale, l'absence de maternité, une maladie bénigne du sein, ou la prise d'hormones après la ménopause, les chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de l'Université de Montréal ont voulu vérifier si la pollution atmosphérique pouvait favoriser l'apparition de ce cancer.

    Après avoir éliminé les facteurs de risque classiques, ils ont ainsi constaté que «le risque de cancer du sein augmentait d'environ 25 % par tranche de 5 parties par milliard [ppb] de dioxyde d'azote [NO2]», qui est un fidèle indicateur du niveau de pollution automobile. «En d'autres termes, cela signifie que les femmes vivant dans les zones où la pollution de l'air était la plus élevée [plus de 30 ppb de NO2] étaient près de deux fois plus susceptibles d'être atteintes d'un cancer du sein que celles qui vivaient dans les zones les moins polluées [5 ppb]», a précisé le Dr Mark Goldberg du CUSM, un des investigateurs de l'étude.

    Bien que le NO2 ne soit pas cancérigène, il témoigne de la présence de polluants, tels que le benzène, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et certains métaux lourds, qui eux le sont, souligne la Dre France Labrèche, épidémiologiste au Département de santé environnementale et santé au travail de l'Université de Montréal, qui cosigne l'article.

    Pour donner foi à leurs résultats, qui reposent sur un nombre restreint de femmes (383 cas), la Dre Labrèche espère que des études similaires seront menées auprès d'autres populations citadines du monde possédant un patrimoine génétique différent, par exemple les populations de Shanghai et de Mexico, qui sont deux villes extrêmement polluées.
     
     
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