Lettres - L'urgence de la compassion
Madame Bombardier conteste l'urgence de discuter du suicide assisté et de l'euthanasie en commission parlementaire qui a lieu ces jours-ci (Le Devoir, le 11 septembre). Pendant que la chroniqueuse écrivait son texte, de nombreuses personnes continuaient d'endurer des maladies incurables, souffrantes, incapacitantes, ne leur laissant aucun espoir d'une fin de vie le moindrement agréable. Certains de ces malades attendent la mort comme une délivrance. En réalité, pour plusieurs, cette commission arrive trop tard. Ils sont allés en Suisse pour obtenir le suicide assisté, comme Manon Brunelle, ou se sont suicidés avec l'aide d'un proche, comme Georges Fariala. D'autres malades se sont suicidés seuls, comme Lucien Rouleau. Peut-être se sont-ils suicidés trop tôt, pendant qu'ils en étaient encore capables, effrayés à l'idée de ne plus avoir d'emprise sur leurs derniers jours ou semaines.
Je ne vois pas de plus grande urgence pour une société compatissante que de permettre à chaque citoyen de vivre et de mourir librement et dignement. C'est exactement ce que tente de faire cette commission.
***
Jana Havrankova - Médecin, le 12 septembre 2010
Je ne vois pas de plus grande urgence pour une société compatissante que de permettre à chaque citoyen de vivre et de mourir librement et dignement. C'est exactement ce que tente de faire cette commission.
***
Jana Havrankova - Médecin, le 12 septembre 2010








