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Somnifères et anxiolytiques accroissent le risque de mortalité

Pauline Gravel   9 septembre 2010  Santé
<br />
Photo : Agence Reuters

La consommation de somnifères et d'anxiolytiques serait loin d'être dénuée de danger. Elle augmenterait significativement le risque de mortalité, et ce, particulièrement chez les personnes âgés de plus de 55 ans, comme l'affirme une étude publiée aujourd'hui dans la Revue canadienne de psychiatrie.
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  • André Bourbonnais
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 02h50
    Vous êtes dans l'erreur. Ne généralisez pas. Cessez de faire peur à tous(tes).
    J'ai 73 ans et depuis 15 ans, je consomme des anxiolytiques à chaque soir.
    Ceci me permait d'avoir une qualité de vie que je n'avais pas auparavant.
    Pendant 20 ans, j'ai consulté et, dormant très peu, je me sentais mal à tous les jours. À cause de mon manque de sommeil, j'étais un danger public
    lorsque je conduisais ma voiture. Je souffrais d'HTA qui a disparu sans autre prise de médication. Ma mémoire est excellente etc. Cessez de ne voir que les statistiques. Vous ne savez peut-être pas madame que les statistiques mentent. 50% plus de ci ou de cela, veut dire, par exemple, que 2 personnes
    sur cent ont telle ou telle complication au lieu de de UNE. Ceci en surprendra plusieurs....

    abourb@videotron.ca

  • Annie Brassard
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 08h50
    Qui consomme des anxiolytiques ?
    La chercheure s'est-elle interrogé sur le profil-type d'un utilisateur des ces médicaments ? Une hypothèse non négligeable est que les personnes qui ressentent le besoin de prendre des sominifères et des anxiolytiques sont davantage stressées et souffrent d'insomnies. Ce groupe se distingue donc a priori de la population en général. Or, ces deux facteurs m'apparaissent avoir un impact notable sur l'état de santé en général. Comparées à la population en général, et malgré la prise de médicaments pour traiter ces symptômes, il semble normal que leur taux de mortalité soit plus élevé.

    Cela dit, j'estime les traitements non pharmacologiques moins risqués pour la santé et que je les préfère en général, s'ils sont efficaces. Malheureusement, force est d'admettre que le système de santé défraie le coût des médicament, mais pas des psychothérapies. Idem pour les blessures musculosquelettiques, ou le traitement de l'obésité : on défraiera les corticostéroides, les opérations de brochage d'estomac, mais pas les traitements de physiothérapie, de diététiques ou de d'entraînement. Ils sont pourtant plus efficaces. En dehors des blessures et maladires aigues, nous sommes plus avisés de chercher, de se traiter et de ... payer.
    Annie B., Alma

  • François Dugal
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 09h00
    Drogue
    Quelle est la différence entre une drogue légale (pilule) et illégale?

  • André Loiselet
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 09h54
    L'assiette à beurre
    Annie Brassard a raison. Ce sont les lobbies, la mafia des médicaments qui remportent la mise$.Les médecines alternatives, comme l'acupuncture, ont pourtant fait leurs preuves depuis des milliers d'années mais les gouvernements favorisent la pilule chimique avec ses effets secondaires pernicieux ou fatals.
    Le lobbyisme, c'est le bout de la m...dans tous les domaines. Il faut les voir pirouetter et manipuler quand il s'agit du gaz, du pétrole ou des guerres. Nos gouvernements les protègent en refusant les vraies commissions d'enquête. Ils les craignent.
    Qui les gouvernements représentent-ils? Mon oeil et le gros cash, pas notre santé.

  • Martin Côté
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 15h22
    Médicaments et maladie
    Il ne se passe pas une semaine sans qu'on parle de la (sur)consommation de médicaments psychiatriques dans les médias. Que ce soit le Devoir qui cite une étude universitaire ou un reporter qui interroge l'homme de la rue sur la surprescription supposée de Ritalin ou de Prozac, la pensée sous-jacente est la même: la maladie mentale est un tabou, elle ne devrait pas être traitée médicalement, l'anxieux n'a qu'à relaxer, le déprimé n'a qu'à se botter le derrière et l'enfant hyperactif n'a qu'à se calmer les nerfs. C'est la seule catégorie de médicaments qui fait l'objet d'autant d'attention; avez-vous déjà vu un reportage sur l'abus d'anticoagulants (qui cause pourtant des décès chaque semaine)? Oui, il y a probablement trop d'anxiolytiques, d'antidépresseurs ou autres (et de Coumadin!) qui sont prescrits, mais dans la majorité des cas les indications sont adéquates et les patients qui les consomment souffrent.

  • Annie Brassard
    Abonné
    jeudi 9 septembre 2010 23h06
    Nuance
    Je ne voudrais surtout pas qu'on interprète ma réponse comme un dénigrement des médicaments psychiatriques. Il est vrai que leur consommation est certainement trop répandue mais je sais pertinemment que plusieurs personnes en ont vraiment besoin. D'ailleurs, je doute que dans l'étude dont il est question, ce soit la seule consommation des médicaments qui soit le facteur de risque, mais sûrement en partie la condition sous-jacente de ces personnes qui ressentent le besoin de prendre ces médicaments.

    Cela dit, contrairement à M. Côté, je lis à tous les jours des articles qui traitent de notre surconsommation de statines, de vaccins, d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques... (mais c'est vrai que je n'ai rien entendu sur les anticoagulants !!!!).

  • Cyril DN
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 19h32
    Funérailles nationales
    Funérailles nationales...
    Mon grand-père a agonisé de son cancer pendant deux ans lui aussi. Comme le vôtre peut-être...
    Mon grand-père Giuseppe aimait sa famille et faisait son bonheur chaque jour, si bien que quand on l'évoque encore aujourd'hui - plus de trente ans après sa mort - on se souvient avec émotion de son humanité, sa tolérance, sa générosité, sa sagesse, son altruisme et son désintéressement total.
    Mais nul honneur national pour lui, bien sûr. Pas plus que pour votre grand-père...

    Funérailles nationales ? Pour un guerrier idéologique ? Un commerçant de pouvoir ? Un pourfendeur de différence ?
    Je croyais que cette élévation devait être réservée aux hommes ou aux femmes dont le discours a une portée universelle et bénéfique à l'ensemble de la société et peut-être même du monde...
    Au lieu de cela, on est prêt à porter au panthéon des grands hommes Québécois, le mercenaire d'un premier ministre qui rivalise lui-même de malhonnêteté et de vanité et dont la politique clientéliste n'a d'égale que son aptitude à insulter la démocratie du Québec par sa seule et bien trop longue présence à sa tête.

    Demandons-nous donc si, au delà de la souffrance PRIVÉE qui accompagne la perte d'un être cher, on a pas franchi ces jours-ci les limites de la décence...

    Car justement, qu'en pense t-elle la famille souffrante de cet homme qui nous a quitté ?

    Aurait-il refoulée l'idée d'une telle initiative de la part de son ancien maître avide du moindre crédit personnel ?

    L'aurait-il au contraire sollicitée ?

    ...ou acceptée avec bienveillance ?

    L'intégrité ou la honte se trouvent quelque part dans les réponses à ces questions.

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