Un nouveau foyer possible de SRAS à Toronto
10 juin 2003
Santé
Toronto — L'apparition inexpliquée de cas de maladies respiratoires dans un hôpital situé à une heure de route de Toronto inquiète les responsables de la lutte contre le SRAS en Ontario. Ils craignent qu'il ne s'agisse d'un nouveau foyer du syndrome respiratoire aigu sévère.
Plus d'une douzaine de personnes hospitalisées au Lakeridge Health Centre de Whitby ont contracté une pneumonie et font l'objet d'examens pour déterminer si elles sont atteintes du SRAS, a indiqué hier le docteur James Young, commissaire à la sécurité publique de l'Ontario. Selon l'établissement, leur nombre serait «d'environ 15», dont des patients recevant des traitements de dialyse. L'âge des malades varie de 28 à plus de 80 ans.
On ne saura pas s'il s'agit du SRAS tant que ces patients n'auront pas passé la période d'incubation de dix jours, a fait savoir un représentant de Lakeridge. Les patients ont tous été placés en isolement.
Pendant que les médecins se livrent à des tests pour déterminer si leur maladie pourrait avoir une autre origine, les autorités s'affairent à retrouver et à mettre en quarantaine toutes les personnes qui ont été en contact avec eux, a précisé le Dr Young. On considère être en présence du SRAS «jusqu'à preuve du contraire», a-t-il ajouté.
«Il faut espérer que ce n'en est pas, et que c'est quelque chose qui se soigne, pour tous ces gens. Mais on ne peut faire autrement, pour le moment, que de traiter cela comme étant des cas de SRAS jusqu'à preuve du contraire.»
Cependant, un des plus grands spécialistes torontois du SRAS croit que ce ne peut être autre chose que le tout dernier foyer d'éclosion de la pernicieuse maladie. «C'est difficile d'imaginer que ce pourrait être quoi que ce soit d'autre», a affirmé le docteur Donald Low, membre de l'équipe de lutte contre le SRAS.
Le Dr Low a par ailleurs laissé entendre que s'il s'agit bien de SRAS, cette flambée aurait débuté il y a déjà un certain temps. Selon lui, il est peu probable que 14 personnes aient été infectées par un seul et même malade. Ce nombre laisse croire qu'une personne en a infecté trois ou quatre, qui en ont à leur tour infecté trois ou quatre autres, a expliqué le microbiologiste en chef du Mount Sinai Hospital de Toronto. Or, quand on en arrive à une deuxième et une troisième générations, on peut craindre que des gens soient déjà partis ailleurs — dans d'autres hôpitaux, où il pourraient déclencher de nouvelles vagues d'infections.
Le Dr Young dit espérer que les pneumonies ne soient pas reliées au SRAS, mais il admet être inquiet.
Des mesures ont été prises pour déterminer de quelle façon les patients auraient pu contracter le SRAS — s'il s'agit bien de la pneumonie atypique.
Par ailleurs, le Dr Young a reconnu avoir envoyé, conjointement avec le commissaire à la santé publique de la province, le docteur Colin D'Cunha, une note à tous les services de soins intensifs des hôpitaux de la région, au cours du week-end, pour leur rappeler de se conformer aux directives provinciales visant à stopper la propagation du SRAS dans les établissements de soins de santé.
Plus d'une douzaine de personnes hospitalisées au Lakeridge Health Centre de Whitby ont contracté une pneumonie et font l'objet d'examens pour déterminer si elles sont atteintes du SRAS, a indiqué hier le docteur James Young, commissaire à la sécurité publique de l'Ontario. Selon l'établissement, leur nombre serait «d'environ 15», dont des patients recevant des traitements de dialyse. L'âge des malades varie de 28 à plus de 80 ans.
On ne saura pas s'il s'agit du SRAS tant que ces patients n'auront pas passé la période d'incubation de dix jours, a fait savoir un représentant de Lakeridge. Les patients ont tous été placés en isolement.
Pendant que les médecins se livrent à des tests pour déterminer si leur maladie pourrait avoir une autre origine, les autorités s'affairent à retrouver et à mettre en quarantaine toutes les personnes qui ont été en contact avec eux, a précisé le Dr Young. On considère être en présence du SRAS «jusqu'à preuve du contraire», a-t-il ajouté.
«Il faut espérer que ce n'en est pas, et que c'est quelque chose qui se soigne, pour tous ces gens. Mais on ne peut faire autrement, pour le moment, que de traiter cela comme étant des cas de SRAS jusqu'à preuve du contraire.»
Cependant, un des plus grands spécialistes torontois du SRAS croit que ce ne peut être autre chose que le tout dernier foyer d'éclosion de la pernicieuse maladie. «C'est difficile d'imaginer que ce pourrait être quoi que ce soit d'autre», a affirmé le docteur Donald Low, membre de l'équipe de lutte contre le SRAS.
Le Dr Low a par ailleurs laissé entendre que s'il s'agit bien de SRAS, cette flambée aurait débuté il y a déjà un certain temps. Selon lui, il est peu probable que 14 personnes aient été infectées par un seul et même malade. Ce nombre laisse croire qu'une personne en a infecté trois ou quatre, qui en ont à leur tour infecté trois ou quatre autres, a expliqué le microbiologiste en chef du Mount Sinai Hospital de Toronto. Or, quand on en arrive à une deuxième et une troisième générations, on peut craindre que des gens soient déjà partis ailleurs — dans d'autres hôpitaux, où il pourraient déclencher de nouvelles vagues d'infections.
Le Dr Young dit espérer que les pneumonies ne soient pas reliées au SRAS, mais il admet être inquiet.
Des mesures ont été prises pour déterminer de quelle façon les patients auraient pu contracter le SRAS — s'il s'agit bien de la pneumonie atypique.
Par ailleurs, le Dr Young a reconnu avoir envoyé, conjointement avec le commissaire à la santé publique de la province, le docteur Colin D'Cunha, une note à tous les services de soins intensifs des hôpitaux de la région, au cours du week-end, pour leur rappeler de se conformer aux directives provinciales visant à stopper la propagation du SRAS dans les établissements de soins de santé.
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