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Infirmières - Les « vautours »

Marie-Andrée Chouinard   27 août 2010  Santé
Elles avaient presque tout essayé: la discussion rangée, la manifestation ordonnée, le cri du coeur, les études chiffrées. Pour convaincre Québec de les extirper de l'intenable cycle professionnel qui est le leur, les infirmières du réseau public tentent maintenant la voie des tribunaux. Elles veulent faire annuler des ententes de services conclues entre un Centre de santé et de services sociaux (CSSS) et 13 agences privées de placement.
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  • Jean-François Labadie - Abonné
    27 août 2010 08 h 11
    Et pour la suite
    Je souhaite que la FIQ sorte gagnante de cette bataille. Il faudra toutefois pouvoir gérer la suite et principalement du point de vue des modalités d'organisation du travail. Une fois que le recours aux agences privées sera inopérant pour les CSSS, est-ce que les syndiqués (et le syndicat) accepteront les modifications nécessaires aux horaires de travail afin que tout le monde puisse jouir d'un emploi du temps acceptable ? Travailleurs jeunes comme plus anciens ? Pourquoi les hôpitaux qui ont des quarts de travail variables (deux semaines de jour, une semaine de soir et une semaine de nuit, avec un week-end de travail sur quatre par exemple) ont-ils moins (ou pas !) recours aux agences ? Parce que tous les syndiqués acceptent de jouer le jeu et chacun laisse entrer un peu d'eau dans son vin. Tant que les syndiqués et les syndicats refuseront de partager la tarte des mauvais horaires (soirs, nuits et week-end), des jeunes professionnels continueront de bouder le public pour maintenir une meilleure qualité de vie au privé. La 'fausse' pénurie et le recours au privé se maintiendront.
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  • Maco - Abonné
    27 août 2010 09 h 20
    Mais comment?
    Comment une industrie pouvait-elle devenir aussi «fleurissant» avec un seul «gros» client?

    Cette question a toujours été éludée.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    27 août 2010 18 h 47
    Lâchez pas, on est avec vous
    Les infirmière tiennent le réseau de la santé à bout de bras depuis si longtemps, il est scandateux que ces requins du profit que sont les agences privée viennent nuire à leurs conditions de travail en choisisant leurs horaires. Pour ceux qui pensent que c'est cela la libre entreprise, réfléchissez bien, leurs profits viennent de nos impôts et taxes et ces services nous coûtent beaucoup plus cher que le public.

    Ou ces agences deviennent réellement privées plutôt que privilégiées, c'est-à-dire non remboursables par l'Assurance Maladie. Ou alors que leurs infirmières remplacent où et quand on a besoin d'elles. Par contre, le syndicat devrait accepter de faire partager les horaires mal-aimés par tous ses membres et trouver une façon de le faire comme les hôpitaux anglophones.
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  • 54lili - Inscrit
    27 août 2010 22 h 58
    tiennent le système à bout de bras...
    Travaillant dans le réseau de la santé depuis qqs années, je dis qu'il n'y a pas que les infirmiers(es) qui tiennent le système à bout de bras.
    On oublie souvent (pour ne pas dire tout le temps) tous les autres travailleurs dans le réseau.
    Que se passe-t-il si les services d'entretien n'existent plus ?
    Que se passe-t-il si les employés(es) du service alimentaire ne sont plus là ?
    Que se passe-t-il si les préposés(es) ne sont plus là pour les soins de base aux patients ?

    C'est des milliers de personnes qui tiennent le réseau à bout de bras,
    tous ont besoin que les autres soient là.
    Des quarts de travail supplémentaire de 16 heures, eux aussi en font et sans prime.

    En septembre, tous ces employé(es) affiliés à la CSN vont voter sur l'entente de principe négociée en juin, la plupart qui ont pris connaissance des offres sont mécontents.
    Après s'être vu imposé un décret à la dernière négociation, les augmentations salariales proposées sont si minimes que c'en est ridicule.
    Alors, contrairement, à ce que dit Jean Charest, tout n'est pas encore
    réglé, on a pas encore signé.
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