Santé maternelle - La première entente ne fait pas mention de la contraception
Ottawa — La contraception n'a pas passé le premier test subi par l'Initiative sur la santé maternelle du G8. Le Canada et le Mali ont en effet signé cette semaine une lettre d'intention de partenariat qui omet de faire référence à la planification familiale, pourtant un volet intrinsèque de l'initiative de Muskoka.
La lettre signée par la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, et le ministre de la Santé du Mali fait état d'un «partenariat renouvelé» entre les deux pays en ce qui concerne la santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants (SMNE). Dans un communiqué envoyé lundi, Mme Oda affirmait que le Canada faisait ainsi un «grand pas en avant dans le contexte de son Initiative de Muskoka pour aider le Mali à améliorer la SMNE».
La lettre d'intention — qui ne comprend pas d'engagement financier — rappelle que le Mali est l'un des sept pays africains de concentration visés par le cadre de développement international du Canada.
Elle stipule notamment que le gouvernement canadien maintiendra son appui au Plan national de développement sanitaire du Mali, qu'il apportera son appui pour favoriser l'accès à des centres de santé bien équipés et pour former du personnel qualifié, puis qu'il travaillera à favoriser la santé nutritionnelle chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. Mais pas un mot sur la planification familiale.
Adoptée le 26 juin, l'Initiative de Muskoka mentionne à l'annexe 1 qu'elle touche les «soins et services liés à la santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale volontaire».
En conférence téléphonique depuis Bamako, Bev Oda s'est défendue hier d'avoir laissé tomber ce volet dans les négociations avec le Mali. La lettre d'intention ne mentionne pas «d'actions spécifiques», a-t-elle dit, même si les deux pays s'entendent sur plusieurs approches pour améliorer la SMNE. «J'ai eu beaucoup de discussions avec le gouvernement malien à propos de la planification familiale», a indiqué Mme Oda.
«Le défi, c'est maintenant de convaincre [les Maliens et Maliennes] d'accepter» cette solution, a-t-elle ajouté. «Nous pouvons en parler, mais il y a un très faible pourcentage de femmes qui adoptent des mesures de planification familiale. Il y a un blocage culturel par les hommes et les femmes dominantes [dans la structure familiale]», a expliqué Mme Oda. En somme: le Canada veut bien promouvoir la santé maternelle par des mesures de contraception, mais encore faut-il que le pays bénéficiaire soit enclin à considérer cette option.
Mme Oda a indiqué que le Canada «encouragera» tout pays qui décidera d'utiliser des fonds canadiens pour promouvoir la planification familiale. Elle affirme avoir fait des pressions sur le gouvernement malien pour qu'il étudie cette option et ajoute que les discussions ont été menées à un «haut niveau». Ottawa a été «transparent» quant à l'importance de cette mesure pour améliorer la santé maternelle et infantile, dit-elle.
L'Initiative canadienne pour la santé maternelle a connu des débuts mouvementés. Pendant près de deux mois, les conservateurs ont refusé d'indiquer si cette initiative comprendrait un soutien à la contraception — Stephen Harper a finalement confirmé que ce serait le cas le 18 mars. Mais l'avortement est demeuré exclu de la démarche.
La lettre signée par la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, et le ministre de la Santé du Mali fait état d'un «partenariat renouvelé» entre les deux pays en ce qui concerne la santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants (SMNE). Dans un communiqué envoyé lundi, Mme Oda affirmait que le Canada faisait ainsi un «grand pas en avant dans le contexte de son Initiative de Muskoka pour aider le Mali à améliorer la SMNE».
La lettre d'intention — qui ne comprend pas d'engagement financier — rappelle que le Mali est l'un des sept pays africains de concentration visés par le cadre de développement international du Canada.
Elle stipule notamment que le gouvernement canadien maintiendra son appui au Plan national de développement sanitaire du Mali, qu'il apportera son appui pour favoriser l'accès à des centres de santé bien équipés et pour former du personnel qualifié, puis qu'il travaillera à favoriser la santé nutritionnelle chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. Mais pas un mot sur la planification familiale.
Adoptée le 26 juin, l'Initiative de Muskoka mentionne à l'annexe 1 qu'elle touche les «soins et services liés à la santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale volontaire».
En conférence téléphonique depuis Bamako, Bev Oda s'est défendue hier d'avoir laissé tomber ce volet dans les négociations avec le Mali. La lettre d'intention ne mentionne pas «d'actions spécifiques», a-t-elle dit, même si les deux pays s'entendent sur plusieurs approches pour améliorer la SMNE. «J'ai eu beaucoup de discussions avec le gouvernement malien à propos de la planification familiale», a indiqué Mme Oda.
«Le défi, c'est maintenant de convaincre [les Maliens et Maliennes] d'accepter» cette solution, a-t-elle ajouté. «Nous pouvons en parler, mais il y a un très faible pourcentage de femmes qui adoptent des mesures de planification familiale. Il y a un blocage culturel par les hommes et les femmes dominantes [dans la structure familiale]», a expliqué Mme Oda. En somme: le Canada veut bien promouvoir la santé maternelle par des mesures de contraception, mais encore faut-il que le pays bénéficiaire soit enclin à considérer cette option.
Mme Oda a indiqué que le Canada «encouragera» tout pays qui décidera d'utiliser des fonds canadiens pour promouvoir la planification familiale. Elle affirme avoir fait des pressions sur le gouvernement malien pour qu'il étudie cette option et ajoute que les discussions ont été menées à un «haut niveau». Ottawa a été «transparent» quant à l'importance de cette mesure pour améliorer la santé maternelle et infantile, dit-elle.
L'Initiative canadienne pour la santé maternelle a connu des débuts mouvementés. Pendant près de deux mois, les conservateurs ont refusé d'indiquer si cette initiative comprendrait un soutien à la contraception — Stephen Harper a finalement confirmé que ce serait le cas le 18 mars. Mais l'avortement est demeuré exclu de la démarche.
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