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Santé et vieillissement - Un tsunami, vraiment?

Jean-Robert Sansfaçon   24 août 2010  Santé
Selon un sondage effectué pour le compte de l'Association médicale canadienne, 8 Canadiens sur 10 disent craindre une détérioration du système de santé à cause des coûts croissants entraînés par le vieillissement des baby-boomers. Ont-ils raison?
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 août 2010 05h07
    Vers une plus grande autonomie
    Très bonne analyse.
    Il faut prévoir, bien sûr, mais sans paniquer. Ces couples, à deux revenus et à double rentes de retraite auront même les moyens de se faire soigner, éventuellement, aux États-Unis ou en Europe.
    On pourrait même y voir s'établir une plus grande distance entre ces citoyens et les partis politiques qui auraient tendance à prôner une trop grande présence de l'État dans tous les domaines de la vie privé et des solutions politiques plus proche du rêve que de la réalité.

    Pour revenir au questions du financement de la Santé, les problèmes les plus sérieux me semblent être celui de l'obésité chez les jeunes et les déjà moins jeunes, et le tabagisme. Beaucoup plus que le vieillissement, ces deux phénomènes entraineront inévitablement des demandes de plus en plus lourdes (sans jeu de mots) et plus fréquentes pour tous les dispositifs de notre système de santé.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h43
    Viellir en étant un PLUS
    Merci pour cet éditorial plein de sagesse en y apportant «D'un côté...et d'un autre côté...» La sagesse et l'éloignement du simplisme sont dans le «ET».

    Nous les vieux, plus nous serons utiles et solidaires des générations qui nous succèdent, plus nous serons en santé et heureux. Plus nous investirons dans nos santés du corps et de l'âme, plus légers nous serons sur la balance des soins de santé. Vieillir en prévention a si meilleurs goût et coût.

    Nous les vieux, nous terminerons de plus en plus nos vies différemment, en mourant moins longtemps, loin du «mourissement». Nous aurons osé des fins de vie plus responsables, préparées et ouvertes à la communication.

    «Puisqu'il faut mourir enfin
    que ce soit côté Jardin...» Sardou

    www.yvonbureau.com

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h45
    Vieillissement de la population, consommation et abus professionnels.
    Actuellement, les personnes aux prises avec de très graves cancers terminaux se font offrir toute une panoplie de services par les médecins. Souvent, leur réponse est la suivante: je prendrai tout ce que mon corps pourra supporter, quelqu'en soit le coût non financier pour moi et mes proches. Parallèlement, ils continuent à mettre encore de l'argent de côté pour leurs enfants.

    Autrefois, les gens de ne se faisaient pas soigner faute d'argent ou encore leurs proches ne les faisaient pas soigner faute d'argent. Aujourd'hui, rien n'est individuellement, conjugalement ou encore famillialement financièrement trop cher, même pas les plus fortes et inutiles souffrances. Tout nous est individuellement dû.

    En perpétuelle apparence de conflit d'intérêts, des oncologues disent: laissons aux personnes concernées le temps d'accepter l'inévitable, faisons très peu pour les convaincre de refuser des soins et entretemps, traitons-les même en vain, quitte à leur faire très mal. Vendeurs et acheteurs de biens de consommation s'unissent alors, probablement au détriment de chacun d'eux et certainement de nous tous. Des solutions...oui: déontologie professionnelle mieux appliquée, communications médicales-patients mieux encadrées et fonds d'assurance ciblés et séparés pour les soins de santé donnés aux personnes gravement malades financés via l'impôt

  • Pierre Bernier
    Abonné
    mardi 24 août 2010 07h47
    Difficile lucidité !
    Chaque génération a à régler les problèmes de son temps !

    Mais « ON CALOMNIE SON TEMPS PAR IGNORANCE DE L'HISTOIRE », la nôtre et celle des autres.

  • François Dugal
    Abonné
    mardi 24 août 2010 08h27
    Un «boomer»
    Je suis un «boomer» et j'en ai marre de me faire traiter de tous les maux de la terre.
    Je fais de l'exercice à tous les jours et je suis en pleine forme; je ne coûte rien aux services de santé.
    Pendant ma vie active, j'ai payé mes impôts; retraité, j'en paie encore. J'ai droit aux services normaux offerts à tous les citoyens.
    Je mourrai un jour. D'ici là, sacrez-moi patience.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 24 août 2010 09h20
    Votre chronique est intéressante permettant de faire un certain recul.
    Pour simplifier, je dirais qu'un sondage quasiment télégraphié n'est pas toujours le bon indicateur de la réalité comme vous l'avez fait. En bref, il me semble que le tsunami annoncé serait un très bon argument pour que les gens se dirigent encore plus vers le secteur privé.

    Sans m'éloigner de mon propos, dimanche j,ai écouté un très bon documentaire sur l'éducation intitulé "Les enfants du palmarès, de Marie-Josée Cardinal. En gros, on dirait que les parents sont incités à faire fréquenter les écoles privés plutôt que publiques. Notamment, avec le public, dans les médias on parle souvent de taxage chez les jeunes, des équipements désuets du public, etc. Tout pour les inciter vers l'école privé subventionné à 60% avec nos sous.

    En regardant ce documentaire, j,ai fait un petit parallèle avec le système de santé. On dirait qu'on fait tout pour diriger les gens vers le système de santé privé. En bref, on fait peur au gens de toutes sortes de façons : équipements, attentes à n'en plus finir, spécialistes, etc.

    Votre article permet donc aussi de faire un certain recul par rapport à ce genre d'annonce. Si vous me permettez, je n'apprendrai rien à personne en disant que le gouvernement, indépendamment des partis au pouvoir, font ce qu'il faut pour diriger la population vers le privé, cela autant pour la santé que pour l'éducation. C'est vraiment mon impression.

    Ma boule de cristal me dit que madame Marois est "contente" de la job de bras que Charest fait en ce moment avec le système de santé publique. Ainsi, une fois madame Marois au pouvoir, elle dira que tout ce qui arrive est la faute à Charest. Ce qu'elle ne dit pas, c'est que ça fait bien son affaire. Je serais porté à pensé que c'est probablement la même chose pour l'éducation public et privé.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 16h17
    Charest fait de la job de bras ?
    Je ne le crois pas une minute. En fait, il ne fait rien, car il ne sait que faire.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    mardi 24 août 2010 17h36
    L'usager au centre des...
    Plus l'usager sera au centre des processus d'information et de décision, plus il sera en mesure de donner des consentements et des refus éclairés et libres, moins il en coûtera au système de santé. La sagesse et le courage sont dans l’usager.

    La noblesse dans les soins de santé passe par des consentements et des refus éclairés et libres aux soins proposés.

    Seul l’intérêt de la personne doit primer. Les nombreux autres intérêts en jeu se doivent d’être animés par le respect de l’usager et retenus par les codes de déontologie des groupes de professionnels de la santé.

    Afin d’aider l’usager lors des grandes décisions, pourrait-il avoir passé un test de vitalité? Cela l’aiderait grandement.

  • Claude Gilbert
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 21h39
    Je suis assez étonné, pour ne pas dire plus.
    Il y a quelque temps de cela, des enquêtes sur la préparation des Canadiens à la retraite révélaient qu'une majorité d'entre eux sont loin d'épargner suffisamment pour pouvoir espérer maintenir leur niveau de vie après avoir quitté le marché du travail, et les commentateurs disaient que plusieurs se font illusion en présumant que les régimes de rentes étatiques seront suffisamment pourvus dans l'avenir pour pouvoir remplir ce rôle de soutien. Qui plus est, le phénomène du vieillissement, observait-on, est plus accentué au Québec et c'est là cependant qu'on trouve à la fois la proportion la moins élevée d'épargnants et, corrélativement, un pourcentage plus élevé de gens qui pensent que les régime publics pourront les faire vivre. Et là, comme c'est étrange! Des éditorialistes et chroniqueurs à la carrière déjà longue, au Devoir et à la Presse, nous assurent aujourd'hui que les baby-boomers sont fin prêts et ne seront pas un fardeau pour leurs moins nombreux successeurs. C'est fou comme les perspectives peuvent changer vite quand on veut préserver la solidarité entre générations, en tous cas prévenir une chicane. Qui risquerait d'être longue et pourrait remettre en question des choses,

  • Claude Gilbert
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 21h39
    Je suis étonné (suite).
    C'est pareil pour les coûts de la santé: qu'est-ce qu'on observe depuis un quart de siècle, si ce n'est une augmentation constante, dispropotionnée, prévue et documentée du poids relatif de ce système dans les dépenses publiques? La santé absorbait quoi, 40% du budget global de l'État il y a 25 ans? 50% aujourd'hui? 60% dans 10 ans? Mais là, comme c'est curieux! On semble nous dire que les baby-boomers étant en santé, ceux qui commencent à prendre leur retraite n'imposeront pas un fardeau additionnel sur le réseau. Désormais, à l'heure oû la plus importante cohorte démographique au pays va commencer à s'installer hors du marché actif, on nous laisserait presqu'entendre que la hausse des coûts du système de santé va s'arrêter, elle! Vraiment!!

    Et puis, comme c'est encore plus curieux! Il y a dix ans, on a connu des hommes et des femmes de 53 ans qui prenaient leur retraite du réseau de la santé à la faveur des offres du gouvernement Bouchard, le concept Liberté 55 était encore en vogue, et là on nous assure que plein de gens âgés de 65 ans et plus veulent réellement beaucoup continuer de travailler. C'est fou comme les choses changent!

    Mais si un gouvernement réellement prévoyant et doté d'une vision
    à long terme en faveur d'une réelle équité inter-générationnelle prenait cet éditorialiste au mot (vu la bonne santé physique des nouveaux papys et mamies et le désir de ceux-ci de rester actifs) pour prendre une initiative audacieuse en reportant, disons, de 65 à 67 ans le plein accès aux rentes du RRQ, que se passerait-il selon vous?... Pourtant on en viendra sans doute là! Mais bien plus tard, évidemment. On a vu ça avec le phénomène des clause "orphelin" dans les conventions collectives... Solidarité entre générations, mais oui mais oui.

    Perplexe et un brin dubitatif, je suis...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 24 août 2010 22h50
    Charest "Job de bras"
    Hier, il y avait réunion pour annoncer de quoi aurait l'air les coupures au CSSS Jeanne-Mance. Mais, partie remise, pas de réunion pourtant prévue non plus. Tout est remis au 15 septembre à 13:30 au CHSLD du «plateau Mont-Royal. Parmi ces coupures, certaines sont tout à fait légitimes. Au CSSS Jeanne-Mance, la clientèle s'alourdit. Pourtant, malgré cela, on fait ces coupures en catimini. Les médias, effectivement, ne sont pas les bienvenus.

    Maintenant, parlons de "Job de Bras" de Charest. Au CSSS Jeanne-Mance, on dit au personnel qu'il n'y a pas d'autres solutions, sinon c'est la tutelle. Je pense que les cadres font cela pour éviter que des employés fassent des commentaires. Question tutelle, aucun projet ne se fait, ne s'accomplit sans l'approbation de David Levine, le PDG de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

    L'attitude de ce monsieur est idéologique, et il y a du John J. Charest là-dessous. Idéologique en ce sens que le but est de faire éclater le système public pour conduire la majeure partie de la population vers le système privé par toutes sortes d'entourloupettes à la John J. Tout cela se passe sous la table. Il n'y a personne d'inviter vraiment. Même les cadres, à la rigueur, ne savent pas trop ce qui se passera au fur et à mesure que les choses vont se concrétiser.

    Le but est de d'encourager passivement les gens à se diriger vers le système public de santé. J'ai parlé de cd CSSS, c'est la même chose pour les autres CSSS. Même que certains dirigeants d'un de ces CSSS ont voulu se rebeller. Je ne sais pas si ça leur a coûté leur emploi ou une vraie tutelle officielle? maintenant, coupure pourquoi, le budget est dans le rouge.

    Maintenant, dans le rouge pourquoi? Entre autres choses, le CSSS Jeanne-Mance a donné des vaccins de H1N1 l'hiver dernier au Palais des Congrès. Ça leur a coûté plusieurs millions de dollars et je pense que c'est l'une de ces raisons, entre autres, qui a fait rougir leu

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 25 août 2010 09h32
    Charest "Job de bras" : Correction!
    Le but est d'encourager passivement les gens à se diriger vers le système privé de santé. J'ai parlé de ce CSSS, c'est la même chose pour les autres CSSS. Même que certains dirigeants d'un de ces CSSS ont voulu se rebeller. Je ne sais pas si ça leur a coûté leur emploi ou une vraie tutelle officielle? maintenant, coupure pourquoi, le budget est dans le rouge.

    Maintenant, dans le rouge pourquoi? Entre autres choses, le CSSS Jeanne-Mance a donné des vaccins de H1N1 l'hiver dernier au Palais des Congrès. Ça leur a coûté plusieurs millions de dollars et je pense que c'est l'une de ces raisons, entre autres, qui a fait rougir leur budget. Présumons que la commande du H1N1 au Palais des Congrès avait été faite par le gouvernement.

    Ces coupures se font parce que le budget est dans le rouge. Au point de vue de l'organisation, je peux imaginer facilement qu'on peut faire en sorte qu'un budget dans le but de se trouver des raisons de faire des coupures. Après tout, on est administrateur ou on ne l'est pas!

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