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Les parcours jumeaux des Québécois et des Afrikaners

Les deux populations ont des similitudes ethniques, démographiques, génétiques, linguistiques et politiques

Pauline Gravel   20 août 2010  Santé
Si éloignés et si proches à la fois. Les Afrikaners, peuple fondateur de l'Afrique du Sud, qui avec ses 2,5 millions de représentants forment 80 % de la communauté blanche du pays, ressemblent à plusieurs égards aux Québécois d'origine canadienne-française. Ces deux peuples se sont constitués à la suite de mouvements migratoires comparables, ce qui expliquerait leurs similitudes ethniques, démographiques, génétiques, linguistiques et politiques.
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  • Christian Blais
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 11h02
    Le parcours géo-génétique, ce n'est pas tout.
    Soit, vous montrez que des colons de l'Europe se sont installés dans diverses parties du monde à peu près en même temps. Et que, isolés et abandonnés par leur mère-patrie, soumis aux aléas de tensions politiques sur le Vieux-Continent, ils ont dû se trouver de manières de survivre.

    Mais la comparaison avec le Québec s'arrête là, du moins avec les Afrikkaners. Même si le sort réservé aux Amérindiens est loin d'être exemplaire, il ne peut certainement pas être comparé au régime de l'apartheid du National Party de Verwoerd et au racisme violent d'inspiration nazie de l'AWB d'Eugène Terre'Blanche.

    Il me semble que ces deux peuples ont choisi des approches bien différentes pour maitriser sa destiné et sa souveraineté - l'un dans la haine et l'exclusion, l'autre dans la démocratie inclusive. Et ces choix d'autodétermination ont autant forgé la nature d'un peuple que les gènes ou les ancêtres.

  • Eric Allard
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 13h11
    Une autre similitude
    Une autre similitude entre ces deux peuples est la façon dont ils traitent les populations natives de l'endroit où ils habitent.

    En Afrique du Sud, on a eu l'appartheid. Mais il n'a été reconnu que parce que la population noire est majoritaire, et se trouvait donc maltraitée par une minorité.

    Ici, les peuples natifs sont très minoritaires, et il est donc facile d'oublier qu'on les a "parqués" dans des réserves, avec des droits amoindris et sans ressources pour remédier même aux plus graves de leurs problèmes (alcool, drogue, violence, mortalité infantile et en accouchements...).

    Mais qu'il soit en banlieue de Prétoria ou une réserve en Abitibi, un ghetto est un ghetto, et les conditions de vie y sont atroces.

  • real@realo.ca
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 15h04
    Faut pas tout mêler là....
    En Afrique du sud il n'y avait presque personne à l'arrivée des émigrés blancs, c'est après que «les noirs» sont venus.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 21 août 2010 10h47
    Méconnaissance des faits
    Lorsque les Européens ont débarqué en Afrique du Sud, il y avait depuis longtemps des tribus (Xhosas, Zoulous, Sothos) et des Royaumes.

    Les colons venus de Hollande et de France ont fait la guerre à ces ethnies et en ont réduit des milliers en esclavage.

    La grande erreur des Blancs européens est d'avoir cru qu'ils pourraient dominer des peuples qui étaient plus nombreux qu'eux. L'erreur a été réparé il y a peu de temps.

  • J.M. Rodrigue
    Inscrite
    samedi 28 août 2010 09h25
    Hypothèse risquée...
    Le décryptage du génome humain a donné naissance à toute une gamme de nouvelles approches multi disciplinaires, notamment en paléopathologie, mais je pense néanmoins qu’il est risqué pour un médecin spécialiste, qui n’est ni historien ni anthropologue, de faire des amalgames historiques.

    C’est très bien de trouver la mutation du gène responsable de telle maladie dermatologique en dressant les arbres généalogiques des malades, mais de là à conclure dans un autre article du Devoir comme l’a déjà fait le Dr Allen Drouin ( http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technol ) que les Québécois ont des racines allemandes importantes grâce à la Conquête anglaise sans prendre aussi en considération que les souches nordiques des Québécois francophones ne datent pas seulement de la Conquête mais remontent également au Régime français (le quart de la migration (24,9%) arrivant sur le bord du St-Laurent provenait des régions de Normandie et du Perche pour être plus précis, cela nous aurait amené plus près de la vérité.

    Même faiblesse historico-sociologique ici quand aux «parcours jumeaux» des Afrikaners et des Québécois de souche française. Le Dr Drouin y voit un même parcours, une même histoire, voire même «un même déclin»! Il est possible que l’histoire des migrations coloniales contienne des germes, quasi identiques, quant au cheminement de leur évolution, mais ramener ces similitudes à des certitudes relève d’une interprétation toute personnelle. Il faut plus que quelques souches d’une même maladie pour comprendre et surtout expliquer l’histoire des peuples.

    Le but de l’interdisciplinarité en sciences est de confronter justwement diverses approches complémentaires afin de mieux cerner différents problèmes.

    Jeanne-Mance Rodrigue

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