Lettres - Une travailleuse sociale qui n'a pas froid aux yeux
J'appuie sans réserve le texte de Mme Moquin-Normand paru dans l'édition du Devoir du 12 août, à la rubrique Idées.
Cette travailleuse sociale n'a pas froid aux yeux et fait preuve de courage et de lucidité face à la décision du ministre Bolduc d'accorder un million récurrent en fonds publics à Gilles Julien et à son oeuvre. Courage parce qu'il n'est pas facile de remettre en contexte l'expérience dite novatrice de M. Julien, pédiatre social; ce dernier est certes considéré dans l'opinion publique comme une sorte de héros, image fortement appuyée par des personnalités artistiques et des animateurs connus des médias. Et son action mérite d'être soulignée et appuyée, mais pas au détriment de ce qui se fait ailleurs.
Cette expérience témoigne de nouvelles approches de la médecine au Québec, mais dans les services sociaux, ces interventions, largement documentées, ne sont pas nouvelles. En effet, les CLSC, maintenant intégrés dans les CSSS, et les organismes communautaires, ont acquis une expérience sans précédent dans ces communautés aux conditions de vie difficiles, alliant la multidisciplinarité, à l'approche individuelle et collective. Malheureusement, le ministère de la Santé et des Services sociaux se charge d'encadrer ces interventions de façon étroite, et rigide, limitant la capacité d'agir et la créativité des intervenants présents sur le terrain.
Depuis des années, les CLSC, ces mal aimés au Québec, subissent des compressions financières successives, pour obéir aux priorités d'un ministère mis à mal sous d'intenses pressions politiques. La santé y est devenue la seule priorité dans les faits, l'évaluation par des indices de performance inadaptés à l'intervention sociale complexe précarise des programmes d'intervention fort intéressants auprès de familles appauvries et leur environnement.
Cette travailleuse sociale n'a pas froid aux yeux et fait preuve de courage et de lucidité face à la décision du ministre Bolduc d'accorder un million récurrent en fonds publics à Gilles Julien et à son oeuvre. Courage parce qu'il n'est pas facile de remettre en contexte l'expérience dite novatrice de M. Julien, pédiatre social; ce dernier est certes considéré dans l'opinion publique comme une sorte de héros, image fortement appuyée par des personnalités artistiques et des animateurs connus des médias. Et son action mérite d'être soulignée et appuyée, mais pas au détriment de ce qui se fait ailleurs.
Cette expérience témoigne de nouvelles approches de la médecine au Québec, mais dans les services sociaux, ces interventions, largement documentées, ne sont pas nouvelles. En effet, les CLSC, maintenant intégrés dans les CSSS, et les organismes communautaires, ont acquis une expérience sans précédent dans ces communautés aux conditions de vie difficiles, alliant la multidisciplinarité, à l'approche individuelle et collective. Malheureusement, le ministère de la Santé et des Services sociaux se charge d'encadrer ces interventions de façon étroite, et rigide, limitant la capacité d'agir et la créativité des intervenants présents sur le terrain.
Depuis des années, les CLSC, ces mal aimés au Québec, subissent des compressions financières successives, pour obéir aux priorités d'un ministère mis à mal sous d'intenses pressions politiques. La santé y est devenue la seule priorité dans les faits, l'évaluation par des indices de performance inadaptés à l'intervention sociale complexe précarise des programmes d'intervention fort intéressants auprès de familles appauvries et leur environnement.
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