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Lettres - Une travailleuse sociale qui n'a pas froid aux yeux

Hélène Dumais, intervenante à la retraite d’un CSSS Longueuil, le 12 août 2010  16 août 2010  Santé
J'appuie sans réserve le texte de Mme Moquin-Normand paru dans l'édition du Devoir du 12 août, à la rubrique Idées.

Cette travailleuse sociale n'a pas froid aux yeux et fait preuve de courage et de lucidité face à la décision du ministre Bolduc d'accorder un million récurrent en fonds publics à Gilles Julien et à son oeuvre. Courage parce qu'il n'est pas facile de remettre en contexte l'expérience dite novatrice de M. Julien, pédiatre social; ce dernier est certes considéré dans l'opinion publique comme une sorte de héros, image fortement appuyée par des personnalités artistiques et des animateurs connus des médias. Et son action mérite d'être soulignée et appuyée, mais pas au détriment de ce qui se fait ailleurs.

Cette expérience témoigne de nouvelles approches de la médecine au Québec, mais dans les services sociaux, ces interventions, largement documentées, ne sont pas nouvelles. En effet, les CLSC, maintenant intégrés dans les CSSS, et les organismes communautaires, ont acquis une expérience sans précédent dans ces communautés aux conditions de vie difficiles, alliant la multidisciplinarité, à l'approche individuelle et collective. Malheureusement, le ministère de la Santé et des Services sociaux se charge d'encadrer ces interventions de façon étroite, et rigide, limitant la capacité d'agir et la créativité des intervenants présents sur le terrain.

Depuis des années, les CLSC, ces mal aimés au Québec, subissent des compressions financières successives, pour obéir aux priorités d'un ministère mis à mal sous d'intenses pressions politiques. La santé y est devenue la seule priorité dans les faits, l'évaluation par des indices de performance inadaptés à l'intervention sociale complexe précarise des programmes d'intervention fort intéressants auprès de familles appauvries et leur environnement.

 
 
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  • Yvon Bureau - Abonné
    16 août 2010 13 h 48
    Un texte nécessaire
    Mme Moquin-Normand, merci pour votre texte audacieux, nécessaire et souhaitable. Merci à Hélène Dumais.

    La sagesse exige que l'on regarde le contexte. Elle exige que l'on prenne de l'altitude, comme en hélicoptère, pour voir l'ensemble du système.
    La sagesse demande aussi des chiffres. Ainsi la sagesse peut inspirer le politique

    Ainsi naît un regard nouveau qui s’approche le plus possible de la réalité, du réel.

    YB ts
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    16 août 2010 18 h 36
    Dr Julien
    Le Dr Julien qui a innové à sa façon mérite notre aide et celle du gouvernement tout en gardant la main haute avec son c.a. sur ce qui lui tient tant à coeur, soit aidée les jeunes qui sont pauvres, vivent dans des foyers dysfonctinnels, etc..
    il ne faut surtout pas que le gouvernement mettre la main là-dessus, car avec
    des fonctionnaires, il faut rêver en couleur pour croire qu'ils vont faire mieux..
    Ce médecin a 65 ans, il pourrait décider de prendre sa retraite mais non les
    enfants ont une place de choix dans son coeur et il ne veut surtout pas les laisser dans des mains qui ne sauront pas comment les aider à devenir adultes, respon-
    sables, matures, et qui ne pourront pas leur inculquer la nécessité d'étudier; un enfant quand il est aimé et qu'il le sent, on peut faire bcp avec.. le Dr Julien avait besoin d'un million cette année et ce sera ainsi pour les années qui viendront, permettons lui de ne pas gaspiller son temps à quêter, il est
    tellement plus utile ailleurs; ses amis qu'ils soient de Mtal ou d'ailleurs, qu'ils soient artistes ou journaliers, ce n'est pas cela qui importe, c'est de voir à ses besoins qui sont ceux des enfants... Cet homme mérite toute notre admiration et on aurait besoin d'en avoir plus de Dr Julien dans notre monde instable et bouleversé. Pourquoi les CLSC ont-ils été fusionnés ? vous auriez eu si bien administré la capacité de les faire fonctionner pour le mieux être des enfants s'ils étaient votre priorité. Je doute que cette fusion ait amélioré quoi que ce soit dans notre système, au contraire il s'est détérioré... f.t.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    16 août 2010 23 h 06
    Même chose avec les Chagnon
    400 millions je crois sur 10 ans tout comme l'hopital pédiatrique ortopédique ou on demandait des conditions et subvention avec la menace d'aller à Toronto. Malheureusement ils ont obtenus ce qu'ils désiraient pourtant les deux hôpitaix pour enfant ont de bon spécialiste en orthopédie et les fonds aurait été beaucoup plus utile. Il serait temps de faire le ménage dans les exemptions pour les fondations les organismesàux abus non lucratifs comme disait Sol. Notre argent est gaspiller le calcul est presque impossible tellement le montant est gros.
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