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    Fondons Pharma-Québec

    12 août 2010 |Léo-Paul Landry - Montréal | Santé
    Le Québec doit se doter d'une institution de niveau international en recherche pharmaceutique; et nous n'aurons pas, dans les cinquante prochaines années, l'occasion que nous avons présentement pour réaliser ce projet.

    Ce «Pharma-Québec» n'aurait toutefois pas pour mission la production de médicaments, comme le propose Québec solidaire pour son «Pharma-Québec». Sa première mission serait la recherche.

    Merck-Frost vient de fermer ses laboratoires de recherche à Montréal et a mis à pied 180 chercheurs de haut niveau. Il faut en profiter; le gouvernement doit acheter les infrastructures laissées vacantes par Merck-Frost, embaucher les chercheurs mis à pied avant qu'ils ne quittent le Québec et créer une base sur laquelle nous pourrons bâtir une institution de recherche pharmaceutique de niveau international.

    Le domaine de la pharmaceutique devient de plus en plus complexe. Le nombre de nouveaux médicaments mis sur le marché par les grandes firmes pharmaceutiques va en augmentant chaque année. Les responsables gouvernementaux devront faire des choix parfois difficiles quand un nouveau médicament sera mis sur le marché. Faut-il acheter ce médicament? Ce médicament est-il supérieur à celui que l'on utilise actuellement et qui est moins cher?

    Un nouveau médicament qui coûterait 10 000 dollars par année pour une maladie rare et qui serait efficace dans 30 ou 40 % des cas vaut-il la peine qu'on investisse autant d'argent pour si peu de résultats?

    Toutes ces questions et beaucoup d'autres pourraient être soumises à un comité d'experts en pharmaceutique formé à Pharma-Québec.

    Et encore

    La seconde mission de Pharma-Québec serait d'aider les décideurs gouvernementaux à prendre des décisions basées sur des données scientifiques et non pas sur les arguments des représentants pharmaceutiques et leurs tactiques de marketing agressives bien connues des milieux médicaux et pharmaceutiques. Nous pourrions appeler cette deuxième mission «pour une saine gestion de la qualité et des coûts du médicament».

    Une troisième mission de Pharma-Québec concernerait le domaine de la santé publique. Il y a un nombre astronomique de produits mis sur le marché dont nous ne connaissons ni la composition, ni les effets nuisibles possibles sur la santé; par exemple, tous les produits dits naturels, ou encore les boissons énergisantes. Quel est leur composition exacte, est-il dangereux d'en boire 12 bouteilles dans l'espace d'une heure ou deux? Y a-t-il des interactions avec le café, la bière, le vin, la mari ou l'héroïne? Voilà un problème qui pourrait très bien être confié à un institut pharmaceutique de recherche de haut niveau.

    Donc, une institution à la fine pointe de la recherche à l'échelle internationale, un partenaire inestimable pour conseiller nos dirigeants dans les domaines de plus en plus complexes de la pharmaceutique et de la gestion qualité/coût des nouveaux médicaments. Un apport très important dans la résolution des problèmes de santé publique et dans d'autres domaines comme le lien entre les médicaments et les situations de travail à haut risque.

    Finalement, Pharma-Québec nous permettrait de garder nos plus brillants cerveaux au Québec! Il est utopique de penser que les 180 chercheurs mis à pied vont trouver des postes au Québec dans un domaine aussi spécialisé.

    ***

    Léo-Paul Landry - Montréal
     
     
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