La température de l'eau est trop élevée dans les CHSLD, dit le coroner
Quinze aînés sont morts par brûlure depuis 2001 au Québec
Le Bureau du coroner du Québec presse la Régie du bâtiment d'adopter une norme pour abaisser la température maximale des chauffe-eau des Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des résidences pour personnes âgées de la province, alors que 15 aînés sont morts après s'être brûlés dans leur bain depuis 2001.
Selon les normes actuelles du Code national de la plomberie, les chauffe-eau des nouveaux édifices ne doivent pas laisser échapper une eau de plus de 49 degrés Celsius. «Mais dans les vieux édifices, comme la plupart des résidences pour personnes âgées, il n'y a pas de normes encore qui s'appliquent», déplore la coroner. La température de l'eau qui sort des robinets y atteint jusqu'à 62 degrés, a observé la coroner Catherine Rudel-Tessier ces dernières années. Elle recommande une limite de 40 degrés.
Des études montrent qu'après huit minutes de contact avec de l'eau à 50 degrés Celsius, la peau humaine brûle au troisième degré. À une température de 60 degrés, trois secondes suffisent. Pour les enfants et les personnes âgées, qui ont la peau plus fragile, la brûlure survient encore plus vite.
Un groupe de travail de la Régie du bâtiment analyse présentement «toute la problématique des brûlures en eau chaude et quelle devrait être une future réglementation», a indiqué la porteparole Marjolaine Veillette. La Régie devrait déposer une recommandation auprès du ministre du Travail avant la fin de l'année. Elle se limitera toutefois aux CHSLD et aux établissements de soins.
«Ce serait malheureux», laisse tomber la coroner Catherine Rudel-Tessier. La plupart des décès sur lesquels elle a enquêté touchaient des aînés qui logeaient dans une résidence pour personnes autonomes. Dans les CHSLD, le personnel est davantage présent au moment du bain, ce qui évite les accidents.
Les personnes qui sont décédées des suites de brûlures en eaux chaudes sont souvent des aînés qui ont perdu l'équilibre et sont tombés dans la baignoire. Blessés, ils ne parviennent pas toujours à sortir de l'eau. Une brûlure au troisième degré sur à peine 10 % du corps d'une personne âgée peut être mortelle, révèlent les rapports d'investigation du Bureau du coroner.
La haute température dans les chauffe-eau vise à éviter la prolifération des bactéries dans leur réservoir. Or, même lorsqu'ils sont réglés à 60 degrés, le quart des chauffe-eau sont contaminés par des bactéries.
Selon les normes actuelles du Code national de la plomberie, les chauffe-eau des nouveaux édifices ne doivent pas laisser échapper une eau de plus de 49 degrés Celsius. «Mais dans les vieux édifices, comme la plupart des résidences pour personnes âgées, il n'y a pas de normes encore qui s'appliquent», déplore la coroner. La température de l'eau qui sort des robinets y atteint jusqu'à 62 degrés, a observé la coroner Catherine Rudel-Tessier ces dernières années. Elle recommande une limite de 40 degrés.
Des études montrent qu'après huit minutes de contact avec de l'eau à 50 degrés Celsius, la peau humaine brûle au troisième degré. À une température de 60 degrés, trois secondes suffisent. Pour les enfants et les personnes âgées, qui ont la peau plus fragile, la brûlure survient encore plus vite.
Un groupe de travail de la Régie du bâtiment analyse présentement «toute la problématique des brûlures en eau chaude et quelle devrait être une future réglementation», a indiqué la porteparole Marjolaine Veillette. La Régie devrait déposer une recommandation auprès du ministre du Travail avant la fin de l'année. Elle se limitera toutefois aux CHSLD et aux établissements de soins.
«Ce serait malheureux», laisse tomber la coroner Catherine Rudel-Tessier. La plupart des décès sur lesquels elle a enquêté touchaient des aînés qui logeaient dans une résidence pour personnes autonomes. Dans les CHSLD, le personnel est davantage présent au moment du bain, ce qui évite les accidents.
Les personnes qui sont décédées des suites de brûlures en eaux chaudes sont souvent des aînés qui ont perdu l'équilibre et sont tombés dans la baignoire. Blessés, ils ne parviennent pas toujours à sortir de l'eau. Une brûlure au troisième degré sur à peine 10 % du corps d'une personne âgée peut être mortelle, révèlent les rapports d'investigation du Bureau du coroner.
La haute température dans les chauffe-eau vise à éviter la prolifération des bactéries dans leur réservoir. Or, même lorsqu'ils sont réglés à 60 degrés, le quart des chauffe-eau sont contaminés par des bactéries.
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