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Santé -Pour un environnement... moins salé

Le GTS espère atteindre, d'ici 2016, un apport de 2300 mg de sodium par jour pour toute la population

Fabien Deglise   30 juillet 2010  Santé
Stratégie volontaire, mais déterminée. Le Groupe de travail sur le sodium (GTS), fondé il y a trois ans par Santé Canada, a invité hier le gouvernement à mettre en place rapidement un environnement propice à la diminution de moitié, d'ici 2016, de la consommation de sodium au pays.

Dans le rapport qu'il vient de rendre public, le groupe compte d'ailleurs sur une «démarche volontaire» de l'industrie agroalimentaire, principale pourvoyeuse de sodium dans l'alimentation, mais également sur l'éducation des consommateurs, afin de mener à bien ce combat ordinaire contre cette substance qui favorise l'hypertension et son principal corollaire, les accidents cardiovasculaires.

Les représentants de l'industrie, des gouvernements et du milieu de la recherche qui composent le GTS s'entendent pour dire que les Canadiens sont quotidiennement exposés à de trop grandes quantités de sodium. En moyenne, ils en ingurgitent 3400 mg chaque jour, soit plus du double de la quantité suffisante établie (1500 mg) par l'Institute of Medicine of the National Academies (IOM) aux États-Unis, une référence en matière de quantification des apports nutritifs.

Les aliments transformés, comme les plats surgelés, les céréales, les biscuits ou les charcuteries — pour ne citer qu'eux —, sont les principaux responsables de la consommation élevée de sel au pays, peut-on lire dans le rapport. Ces produits sont à l'origine de 77 % du sodium consommé. Le sodium d'origine naturel (12 %) et celui que l'on ajoute en cuisinant (5 %) ou dans l'assiette (6 %) viennent compléter le tableau.

Pour diminuer l'apport en sodium dans le régime alimentaire des Canadiens, le GTS recommande donc à l'industrie d'adopter des «cibles volontaires de réduction» du sodium dans ses produits. Cette substance est largement utilisée afin de relever le goût d'ingrédients qui n'en ont pas, mais elle agit également comme agent de conservation et agent antimicrobien. Le sel est, entre autres, efficacement mis à profit pour combattre la bactérie Listeria.

D'ici six ans, le groupe espère atteindre l'objectif intérimaire d'un apport de 2300 mg de sodium par jour pour l'ensemble de la population. Ce niveau représente l'apport maximal tolérable, selon les autorités sanitaires.

Dans la même veine, le GTS demande au gouvernement de mettre à jour le Guide alimentaire canadien afin d'y ajouter des conseils visant à réduire sa consommation de sodium. Il propose aussi une refonte réglementaire afin de modifier le tableau des valeurs nutritives, inscrites sur les emballages, pour «remplacer la base de l'établissement de la valeur quotidienne du sodium» par 1500 mg au lieu de 2400 mg actuellement.

Pour la Fondation des maladies du coeur, la stratégie développée par le GTS «nous lance sur la bonne voie afin de réduire les maladies du coeur et les AVC [accidents vasculaires cérébraux], a souligné par voie de communiqué Sally Brown, qui dirige la Fondation. Nous pressons le ministre de la Santé de répondre à ce rapport d'ici la fin de l'année afin que le processus d'implantation puisse démarrer.»

L'enjeu est de taille. Selon le groupe, la soustraction de 1800 mg de sodium dans le régime alimentaire des Canadiens chaque jour préviendrait 23 500 cas de maladie cardiovasculaire par an, peut-on lire. Cela pourrait également permettre des économies directes de 1,38 milliard en soins de santé, ajoute le rapport, ou de 3 milliards si l'on tient compte des coûts indirects liés à ces maladies.
 
 
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  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 08h52
    Un Sommet svp
    Au Québec et au Canada, c'est pour quand le 1e Sommet «Moins de sel et plus de santé» ?

    Urgence de «Sommeter» !

  • Marie-Claude Champagne
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 09h50
    Méchante société - elle est rendue où notre liberté individuelle
    Décidément plus le temps passe et plus je me rends compte que je ne suis pas faite pour cette société qui veut tout régenter. Je suis totalement contre le fait que mes impôts servent à payer un Groupe de travail sur le sodium. En est-on vraiment rendu là? Après le tabas, l'obésité nous en sommes rendus au sodium. Je ne suis plus capable. Que le gouvernement décide pour moi combien de dose de sel j'ai droit dans une journée, non merci. Il devrait peut-être se pencher sur les VRAIS problèmes de la société ? Bref, je pense que je vais devoir me trouver une île déserte par ce que vraiment, je suis profondément découragée.

  • robthebuilder
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 17h43
    Sucré/salé
    Pourquoi donner tout ce temps à l'industrie alimentaire pour accomplir si peu. Je ne sale jamais mes aliments, mais lorsque je vais au resto, je dois demander qu'on s'abstienne de saler. Et malheureusement on ajoute sel et sucre dans des aliments préparés que j'utilise. Comme si j'étais trop paresseux pour secouer une salière ou un sachet de sucre au-dessus de ce que je veux boire ou manger. On apprend des choses étonnantes en lisant la liste des ingrédients des aliments préparés. La meilleure? Des frites congelées McCain réduites en gras auxquelles on avait ajouté du sucre, sans doute pour compenser l'absence de gras (????). Voyons donc, c'était trop bon pour la santé, il fallait bien faire quelque chose.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 20h14
    Île déserte recherchée
    Il y a longtemps que Big Brother s'est installé ici. Je me rappelle que dans les années 80, les primes d'assurance-vie avaient commencé à baisser pour les non-fumeurs. J'étais content car je ne fumais pas. Dans mon inconscience, je ne réalisais pas que des tiers s'inséraient et voulaient me dicter mon mode de vie.

    Curieusement, des pays du Tiers-monde, même Cuba, favorisent davantage les libertés individuelles que les pays développés.

  • André Boulanger
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 10h45
    Trop de sel : c'est l'angoisse !
    Le sel est comme une loupe qui grossit notre perception de la vie. C'est du moins ce que j'en avais conclu après un rush de travail intense de 14 jours où je n'avais le temps de boire que du V8. Après l'événement, je m'étais retrouvé à l'urgence pensant que je faisais une crise cardiaque à 40 ans. La médecin, après examen, me rassura que mon coeur était bon mais que je faisais une crise d'angoisse.

    Depuis ce temps, quand je vois la vie-en-stress, je reviens sur ma consommation de sodium des derniers jours. Je corrige ma dose et le tout se réharmonise. Alors, je suis entièrement d'accord avec cet avertissement que nous lance ce groupe de travail.

    Souvent quand j'entends aux nouvelles des crimes de familles, ou de rage au volant, je me demande souvent qu'elle est la consommation de sel de ces gens agressifs. Je crois qu'une partie de la réponse de leur perte de contrôle se trouve dans leur assiette.

    Dans un plat, pour remplacer le sel qui est plus facile à ajouter qu'à enlever : des épices, des herbes, de l'ail et une touche de sel en finale : le bonheur. ;0)

  • Michel Bédard
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 10h48
    Pour Ève, alias Marie-Claude
    Mon grain de sel, ou de sucre... Vous écrivez: "Je ne suis pas faite pour cette société. Je vais devoir me trouver une île déserte". Formidable, j'en cherche une aussi... Une île déserte pour une personne c'est bien, mais pour deux c'est mieux ! Recommençons tout... Adam.

  • Parisien Jaque
    Abonné
    dimanche 1 août 2010 08h24
    À Éve et Adam...
    Tout à fait d'accord avec vous. Si vous trouvez cette île, faites-moi signe. Je m'enroulerai autour d'un arbre et vous proposerai alcool, tabac, sucre et sel, même une pomme s'il le faut. Je dis bien «proposerai» et non «imposerai», c'est déjà nettement mieux que le «paradis» insipide que l'on tente de nous faire «avaler». .

  • mcamus
    Abonné
    lundi 2 août 2010 07h49
    la liberté de choix? c'est disposer d'aliments moins salés! ... et moins sucrés!
    Marie-Claude, Michel B et Jaque, votre idéologie anti-État vous biaise et vous fait ignorer la réalité. En fait, le sel (et le sucre) que vous mangez dans des aliments conditionnés, ce sont les fabricants qui vous l'imposent !! Où est votre liberté alors? Cherchez des biscuits moins salés... Au nom de votre pseudo liberté, demandez la liberté de choix pour être conséquents!
    Demandez une variété d'aliments préparés et de charcuteries qui en soient pas toutes aussi salées. Il y a une dictature de ces multinationales qui mettent du sel (et du sucre) en trop grande quantité dans tout et qui vous conditionnent... à consommer davantage ainsi. C'est comme la nicotine dans la cigartte!;-), vraiment. On vous y habitue, votre système en réclame, et vous êtes esclaves de votre dépendance et du conditionnement par ces abuseurs qui ne pensent qu'à leurs profits au dépens de votre santé. C'est ça, la réalité.
    Que les gouvernements puissent, de temps à autre (pas assez souvent), agir dans le sens de protéger la santé de la population plutôt que le contraire, et faire un peu contre-pouvoir à ces entreprises multimilliardaires qui nous gavent, merci. C'est un peu défendre notre droit à la santé ... et notre droit de choix de consommer plus ou moins de sel (et de sucre). C'est aussi ça la liberté !!! Vous pourrez ajouter autant de sel que vous voulez si vous trouvez que ça ne suffit pas, ou doubler vos portions... Ça, c'est votre libre choix.

  • mcamus
    Abonné
    lundi 2 août 2010 07h51
    liberté de choix? c'est disposer d'aliments moins salés ... partie 2.
    La liberté, ce n'est pas de permettre aux compagnies de nous imposer une quantité inutile, standard et dangereuse de sel et de sucre dans tout, C'est nous permettre de faire un choix réel et, donc, conscient !
    Par exemple, le beurre d'arachide : on a que du beurre d'arachide sans sucre ni sel ajouté (contrairement aux grandes marques commerciales) dans notre maison; si je vous en servais, vous auriez le loisir d'ajouter du sucre ou du sel à votre guise, mais s'il en était déjà bourré, je ne pourrais pas, moi, enlever ce qui a déjà été ajouté contre ma volonté...).
    Dans une perspective plus micro, quand on fait la cuisine, pareil, il vaut mieux saler moins et laisser nos invités ajuster et ajouter la quantité de sel qu'ils veulent, à leur goût. C'est respecter la santé et la sainte liberté des convives.
    Vive la liberté de saler et de sucrer moins! La leule liberté qui sera restreinte, c'est celle des principaux propriétaires de ces multinationales. Inutile de vous porter < leur défense! Ils ont des centaines d'avocats pour chercher à contrer les actions gouvernementales brimant leurs droits. Le cas du cartel du sucre aux É-U est bien connu : ils cassent toutes les lois ou ach`tent tous les sénateurs et gouverneurs qui veulent diminuer la quantité de sucre dans les aliments. Si vous voulez aider ces pauvres gens, faites.
    Ne justifiez pas ce conditionnement et la liberté de ces puissants au nom de votre liberté de manger le seul produit qu'ils vous proposent... C'est illogique et ... malsain pour Votre liberté et Notre santé.

  • David Rainville
    Abonné
    lundi 2 août 2010 10h06
    Tout a fait d'accord avec MCAMUS
    Combien de fois je me rencontre que les produits qu'on m'offre sont bourrés de sel et ou de sucre et combien de fois je me sens impuissants face à cette situation?? L'exemple le plus flagrant est le sel sur les nachos! Faute d'une trop grande quantité de sel sur les chips, je dois enlever le maximum de sel à la main.. imaginez le gâchis et la perte de temps! Je crois qu'il est grand temps que l'industrie nous offre une plus grande quantité de produits faible en sel et en sucre, ça c'est du vrai choix! Aussi, allons plus loin! pourquoi ne pas finalement étiqueter les produits génétiquement modifiés (OGM) comme on sait si bien le faire dans beaucoup de pays européens?

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