Santé -Pour un environnement... moins salé
Le GTS espère atteindre, d'ici 2016, un apport de 2300 mg de sodium par jour pour toute la population
Stratégie volontaire, mais déterminée. Le Groupe de travail sur le sodium (GTS), fondé il y a trois ans par Santé Canada, a invité hier le gouvernement à mettre en place rapidement un environnement propice à la diminution de moitié, d'ici 2016, de la consommation de sodium au pays.
Dans le rapport qu'il vient de rendre public, le groupe compte d'ailleurs sur une «démarche volontaire» de l'industrie agroalimentaire, principale pourvoyeuse de sodium dans l'alimentation, mais également sur l'éducation des consommateurs, afin de mener à bien ce combat ordinaire contre cette substance qui favorise l'hypertension et son principal corollaire, les accidents cardiovasculaires.
Les représentants de l'industrie, des gouvernements et du milieu de la recherche qui composent le GTS s'entendent pour dire que les Canadiens sont quotidiennement exposés à de trop grandes quantités de sodium. En moyenne, ils en ingurgitent 3400 mg chaque jour, soit plus du double de la quantité suffisante établie (1500 mg) par l'Institute of Medicine of the National Academies (IOM) aux États-Unis, une référence en matière de quantification des apports nutritifs.
Les aliments transformés, comme les plats surgelés, les céréales, les biscuits ou les charcuteries — pour ne citer qu'eux —, sont les principaux responsables de la consommation élevée de sel au pays, peut-on lire dans le rapport. Ces produits sont à l'origine de 77 % du sodium consommé. Le sodium d'origine naturel (12 %) et celui que l'on ajoute en cuisinant (5 %) ou dans l'assiette (6 %) viennent compléter le tableau.
Pour diminuer l'apport en sodium dans le régime alimentaire des Canadiens, le GTS recommande donc à l'industrie d'adopter des «cibles volontaires de réduction» du sodium dans ses produits. Cette substance est largement utilisée afin de relever le goût d'ingrédients qui n'en ont pas, mais elle agit également comme agent de conservation et agent antimicrobien. Le sel est, entre autres, efficacement mis à profit pour combattre la bactérie Listeria.
D'ici six ans, le groupe espère atteindre l'objectif intérimaire d'un apport de 2300 mg de sodium par jour pour l'ensemble de la population. Ce niveau représente l'apport maximal tolérable, selon les autorités sanitaires.
Dans la même veine, le GTS demande au gouvernement de mettre à jour le Guide alimentaire canadien afin d'y ajouter des conseils visant à réduire sa consommation de sodium. Il propose aussi une refonte réglementaire afin de modifier le tableau des valeurs nutritives, inscrites sur les emballages, pour «remplacer la base de l'établissement de la valeur quotidienne du sodium» par 1500 mg au lieu de 2400 mg actuellement.
Pour la Fondation des maladies du coeur, la stratégie développée par le GTS «nous lance sur la bonne voie afin de réduire les maladies du coeur et les AVC [accidents vasculaires cérébraux], a souligné par voie de communiqué Sally Brown, qui dirige la Fondation. Nous pressons le ministre de la Santé de répondre à ce rapport d'ici la fin de l'année afin que le processus d'implantation puisse démarrer.»
L'enjeu est de taille. Selon le groupe, la soustraction de 1800 mg de sodium dans le régime alimentaire des Canadiens chaque jour préviendrait 23 500 cas de maladie cardiovasculaire par an, peut-on lire. Cela pourrait également permettre des économies directes de 1,38 milliard en soins de santé, ajoute le rapport, ou de 3 milliards si l'on tient compte des coûts indirects liés à ces maladies.
Dans le rapport qu'il vient de rendre public, le groupe compte d'ailleurs sur une «démarche volontaire» de l'industrie agroalimentaire, principale pourvoyeuse de sodium dans l'alimentation, mais également sur l'éducation des consommateurs, afin de mener à bien ce combat ordinaire contre cette substance qui favorise l'hypertension et son principal corollaire, les accidents cardiovasculaires.
Les représentants de l'industrie, des gouvernements et du milieu de la recherche qui composent le GTS s'entendent pour dire que les Canadiens sont quotidiennement exposés à de trop grandes quantités de sodium. En moyenne, ils en ingurgitent 3400 mg chaque jour, soit plus du double de la quantité suffisante établie (1500 mg) par l'Institute of Medicine of the National Academies (IOM) aux États-Unis, une référence en matière de quantification des apports nutritifs.
Les aliments transformés, comme les plats surgelés, les céréales, les biscuits ou les charcuteries — pour ne citer qu'eux —, sont les principaux responsables de la consommation élevée de sel au pays, peut-on lire dans le rapport. Ces produits sont à l'origine de 77 % du sodium consommé. Le sodium d'origine naturel (12 %) et celui que l'on ajoute en cuisinant (5 %) ou dans l'assiette (6 %) viennent compléter le tableau.
Pour diminuer l'apport en sodium dans le régime alimentaire des Canadiens, le GTS recommande donc à l'industrie d'adopter des «cibles volontaires de réduction» du sodium dans ses produits. Cette substance est largement utilisée afin de relever le goût d'ingrédients qui n'en ont pas, mais elle agit également comme agent de conservation et agent antimicrobien. Le sel est, entre autres, efficacement mis à profit pour combattre la bactérie Listeria.
D'ici six ans, le groupe espère atteindre l'objectif intérimaire d'un apport de 2300 mg de sodium par jour pour l'ensemble de la population. Ce niveau représente l'apport maximal tolérable, selon les autorités sanitaires.
Dans la même veine, le GTS demande au gouvernement de mettre à jour le Guide alimentaire canadien afin d'y ajouter des conseils visant à réduire sa consommation de sodium. Il propose aussi une refonte réglementaire afin de modifier le tableau des valeurs nutritives, inscrites sur les emballages, pour «remplacer la base de l'établissement de la valeur quotidienne du sodium» par 1500 mg au lieu de 2400 mg actuellement.
Pour la Fondation des maladies du coeur, la stratégie développée par le GTS «nous lance sur la bonne voie afin de réduire les maladies du coeur et les AVC [accidents vasculaires cérébraux], a souligné par voie de communiqué Sally Brown, qui dirige la Fondation. Nous pressons le ministre de la Santé de répondre à ce rapport d'ici la fin de l'année afin que le processus d'implantation puisse démarrer.»
L'enjeu est de taille. Selon le groupe, la soustraction de 1800 mg de sodium dans le régime alimentaire des Canadiens chaque jour préviendrait 23 500 cas de maladie cardiovasculaire par an, peut-on lire. Cela pourrait également permettre des économies directes de 1,38 milliard en soins de santé, ajoute le rapport, ou de 3 milliards si l'on tient compte des coûts indirects liés à ces maladies.
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