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Des promesses d'aide pour le Dr Julien

Québec allongera cette année sa contribution à un million et étudiera la possibilité de rendre sa subvention récurrente

Lisa-Marie Gervais   29 juillet 2010  Santé
<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Emu par l'ampleur du soutien à sa cause, le Dr Gilles Julien n'a pourtant pas complètement retrouvé le sourire, constatant qu'il devra encore une fois surfer sur une promesse d'argent du gouvernement. «En espérant que ce soit la vraie, cette fois. Je veux bien donner le bénéfice du doute [au ministre de la Santé], c'est un gars honnête. Il a géré une crise aujourd'hui, mais que va-t-il arriver demain? Je ne le sais pas», a confié le Dr Julien.

Le Devoir révélait hier que, en raison d'un déficit anticipé de 900 000 $, le célèbre pédiatre allait devoir vendre le bâtiment abritant le siège social de sa Fondation. Déjà en juin, il avait coupé de moitié son personnel qui s'occupait des enfants en difficulté dans ses centres d'Hochelaga-Maisonneuve et de Côte-des-Neiges ainsi que les activités de ses camps de jour.

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, est aussitôt intervenu pour juguler la crise, promettant sur toutes les tribunes une aide financière d'urgence et la possibilité d'une subvention récurrente. «On va compléter le financement jusqu'à un million pour que le Dr Julien puisse continuer son oeuvre, a affirmé le ministre Bolduc. On va s'attendre à ce que les autres ministères [Éducation, et Emploi et Solidarité sociale] allongent leur budget et c'est moi qui vais coordonner tout ça.» Il s'est défendu d'avoir tardé à agir, expliquant qu'il n'a été mis au parfum des difficultés du Dr Julien qu'au début du mois et qu'il n'en a saisi l'urgence qu'en lisant Le Devoir ce matin (hier).

Ces trois ministères devaient verser une somme totale de 475 000 $, mais en vertu de programmes spéciaux qui concernaient quelques projets du Dr Julien. «Mais l'enjeu n'est pas là. L'aide gouvernementale qu'on demande, c'est un million pour soutenir notre fonctionnement de base. Pas pour des projets spéciaux», a-t-il lancé.

Le pédiatre de 65 ans voit toutefois d'un bon oeil que le ministre Bolduc propose une entente sur une action concertée pour que plusieurs ministères, y compris ceux de la Justice et de la Famille, fournissent une contribution récurrente. «[Le ministre] m'a dit qu'il fallait que j'arrête d'être dans la précarité et voulait s'engager à long terme. J'étais bien d'accord», a-t-il indiqué, désireux de s'attaquer au plan de match pour 2011.

Le ministre de la Santé n'a pas voulu s'avancer sur un échéancier, mais a promis d'agir, ayant à coeur les oeuvres du Dr Julien. «On est très conscient que ce que le Dr Julien fait, ça diminue les coûts dans le réseau de la santé et de la délinquance, a soutenu Yves Bolduc. C'est une cause en laquelle on croit beaucoup.»

Promesses vaines et espoirs déçus

Pendant les vingt années où il a porté à bout de bras son entreprise d'économie sociale, le Dr Julien en a vu passer, des promesses. Il y a deux ans, convoqué à la lecture du budget par Monique Jérôme-Forget, alors ministre des Finances, il avait sincèrement cru qu'il allait recevoir une aide financière. «Pendant qu'elle lisait le budget [la ministre] s'est arrêtée pour me rendre hommage. Elle m'a dit que c'était extraordinaire ce que je faisais. Je me suis dit qu'il y avait sûrement des fonds qui allaient venir avec ça!» a-t-il raconté dans un sourire. À la fin de l'événement, le Dr Julien est allé la voir pour confirmer qu'il y avait bel et bien des fonds d'engagés pour lui, ce qu'elle lui avait assuré. «Sauf que je n'ai rien eu et après, ils ont changé de ministre», déplore le pédiatre.

L'an dernier, l'espoir s'est ravivé lorsque le Dr Julien a eu le privilège d'être convié à une rencontre de deux heures avec cinq ministres (Santé et Services sociaux, Famille, Justice, Éducation ainsi qu'Emploi et Solidarité sociale). «Ils m'ont dit qu'ils voulaient tous m'aider pas un à la fois, mais tous ensemble. J'ai eu cinq ministres à moi seul pour expliquer mon affaire. Ça ne se fait jamais! Ils sont sortis emballés», a raconté le Dr Julien.

À la suite de cette rencontre, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a négocié à un million la contribution qui allait lui être octroyée. «Mais quand j'ai lu le budget, j'ai vu qu'on n'était pas là. Il n'y avait rien. Zéro», a-t-il ajouté.

L'attachée de presse au cabinet du ministre des Finances, Catherine Poulin, souligne que l'ex-ministre Jérôme-Forget avait bel et bien prévu des sommes dans le budget 2008-2009 à travers la création d'un fonds de 400 millions échelonnés sur dix ans. Sauf que le projet du Dr Julien ne semble pas y être admissible puisqu'il faut répondre à certains critères. «Je n'y ai pas accès parce qu'il faut que ça passe par les tables de concertation locales. Je ne dois pas être assez "groundé" dans la communauté. N'importe quoi», a ironisé le pédiatre, en se reprochant d'avoir été naïf.

Au cabinet du ministre de la Santé, on a expliqué qu'il était impossible de contourner les normes des programmes en place. «Par contre, il y a peut-être lieu de travailler avec le Dr Julien pour rapprocher sa proposition avec ce qui se fait déjà dans les programmes», a laissé entendre Marie-Ève Bédard, attachée de presse au cabinet.

Pour le Dr Julien, le «faire rentrer dans une case» est la meilleure façon de dénaturer son approche. «Je veux qu'on prenne tout le bloc. [...] Ce n'est pas de la rigidité, c'est une autre vision des choses. Les enfants ont des besoins globaux et c'est ça qu'il faut que le gouvernement comprenne», a-t-il insisté.

Un raz-de-marée d'appuis

Même s'il navigue de promesse en promesse, le Dr Julien le sait bien: il n'est pas seul sur son île. Au siège social rue Sainte-Catherine, le téléphone ne dérougissait pas hier. Que ce soit pour manifester du soutien à son entreprise sociale, faire un don ou hurler d'indignation, les gens ont répondu à son cri du coeur. «C'est un vrai raz-de-marée. Ça n'a aucun sens, j'ai dû recevoir cent appels de médias, s'est-il étonné. Mes enfants veulent m'aider. Il y a plein de gens qui se mobilisent, me donnent leur appui. Je suis fier de ça. Mais c'est pas encore gagné pour s'emballer», a-t-il conclu, prudent.
 
 
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  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 03h53
    Mention au mérite médiatique
    Mention au mérite des médias qui se sont tous concertés pour prendre la part des enfants du Docteur Julien.

    Mention spéciale en style libre pour l'interview du ministre Bolduc par Robert Dutrizac. (Le style est cependant fort robuste mais le cabinet du premier ministre avait été sensibilisé. il y a deux semaines.)

    Le travail concerté des médias, le Devoir en tête, a permis de venir secourir une oeuvre de pédiatrie sociale essentielle auprès d'enfants démunis.

    Dans un univers qui devrait accorder une priorité aux pauvres, aux familles monoparentales et aux enfants seuls, il y a des voix qui se dressent pour exiger un changement et qui obtiennent ce changement par leur constance, leur esprit analytique et leur détermination. Il y a encore en ce monde plein d'hommes et de femmes de bonne volonté. Il faut les remercier d'être aux remparts de la courtine sociétale et d'exprimer avec force et clarté cette grande voix du peuple, comme la voix du vent au dessus des forêts.

  • May West
    Abonnée
    jeudi 29 juillet 2010 06h47
    La terre a répondu au Dr. Julien
    Merci au Devoir!

    Et quant à vous, monsieur le ministre, on vous tient à l'oeil.

    May West

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 29 juillet 2010 07h18
    Chiches!
    Le ministre de la Santé dit: "On est très conscient que ce que le Dr Julien fait, ça diminue les coûts dans le réseau de la santé et de la délinquance". Donc le docteur Julien a droit, en soutien, au moins exactement au montant qu'il fait épargner en santé et en délinquance; autrement dit probablement une fortune. Mais le ministre donne ici l'impression que les ministères devront se cotiser pour l'accomoder. Allons! ce n'est pas si cmpliqué quand il y a quelque ténébreux à satisfaire! Il y a bien dans vos paperasses quelqu'éléphant blanc à qui on peut couper la trompe!

  • alen
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 07h41
    Quelle hypocrisie..!
    Effectivement, quand le gouvernement ou les fontionnaires ne veut ou ne veulent pas intervenir, l'oeuvre du bon citoyen ne rencontre pas les normes des programmes en place. À croire que Dieu lui-même et lui seul les fixe, selon la logique ancienne de l'autorité politique émanent de Dieu.

    Dr Bolduc, M. Bachand, arrêtez votre cirque! Exécutez vous, pour l'avenir de nos enfants. Je n'ai pas osé dire pour l'avenir de nos enfants défavorisés. Je sais que vous vous en câl...

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 07h49
    Rien n'est jamais acquis...
    Parfaitement d'accord avec M. Castonguay. Les médias, Le Devoir en tête, ont permis à la grogne poulaire de se manifester obligeant apparemment le ministre Bolduc à «vouloir» (?!?) bouger. Espérons toutefois que ce ne soit pas juste un cataplasme sur une jambe de bois...

    Dommage toutefois que l'indignation populaire soit si peu efficace pour régler le gâchis qui perdure dans le système de santé depuis l'époque des Bouchard, Landry, Marois et compagnie...

  • martin morissette
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 08h53
    La charité aux banques passe avant...
    Quand c'est le temps d'aider les banques, les entreprises forestières ou le secteur de la construction, il y a de l'argent. Quand c'est le temps d'aider ceux qui en ont vraiment besoins, notre gouvernement est plus discret. Enfin, nous avons le gouvernement qu'on mérite...

  • Jean-Claude Préfontaine
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 09h09
    Choix de société : de la pédiatrie sociale ou des CF-35?
    Un million, c'est bien, mais ce n'est pas beaucoup pour aider des jeunes à se construire. Pourtant les ressources existent. Cependant, nos gouvernements préfèrent dépenser 16 000 millions pour acheter des instruments, CF-35, qui sèmeront la mort! Cette décision fédérale détourne au moins 4 000 millions des impôts des Québécois vers des moyens antisociaux, dévastateur d'humanité.

    L'approche du Dr Julien ne doit pas se limiter à son territoire. En effet, cette vision globale d'intervention doit être disponible partout où des jeunes québécois en ont besoin.

    En cette époque de sur-spécialisation et d'individualisme débordant, il sera difficile d'imposer la coopération entre les différents corporatistes du système. Le gouvernement devrait peut-être penser à instituer un super ministère qui coordonnera la collaboration des différents ministères visés.

    Le docteur Julien a toute mon admiration pour avoir su ouvrir une nouvelle voie à la pratique de la pédiatrie.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 09h08
    Une intervention rapide
    L'intervention du ministre a été immédiate. Comme tous les citoyens qui ont réagi au cri d'alarme du docteur Julien, le ministre de la Santé, monsieur Bolduc, a appelé le jour même et promis l'aide sollicitée.

    Cessons les invectives et reconnaissons-le : le ministre de la Santé a agi avec la célérité d'un ministre responsable.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 09h16
    Tout de suite ça presse.
    Qu'on fasse le chèque tout de suite ! Que le bon docteur Julien puisse réengager son personnel, racheter ses locaux, qu'on lui donne les moyens de progresser maintenant.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 09h59
    Quand il faut 40 milliards pour du béton...
    Comme c'est étrange...

    Quand il faut 40 milliards pour du béton pour les routes, on trouve ça en claquant des doigts !

    Mais, je dois dire que le plus aberrant, c'est le style généralisé de financement au don de charité pour s'occuper de nos concitoyens.

    N'oublions pas que s'il y a des enfants pauvres, c'est d'abord parce qu'ils y a des «parents» pauvres.. et dont ils faudrait peut-être aussi s’occuper…

    Au grand bonheur des entreprises et des gouvernements, nous avons une véritable mentalité de guignolée et de quêteux au Québec...

    - Plus de 83,000 groupes caritatifs !

    C'est ti pas beau les bonne vielles valeurs catholiques !!

    Le problème avec les dons et la charité privée, que tout le monde applaudit et appelle à tort de la «solidarité», c’est que c'est bien touchant la charité... Mais que fait-on si tout à coup, une entreprise considère plus rentable pour son image corporative de donner à un groupe écologiste ?

    Sachons-le, la responsabilité première du bien être des citoyens revient d'abord et avant tout à l'État, dont c’est le rôle fondamental.

    - C'est «notre» argent, et non celui du gouvernement.

    Mais les gouvernements néolibéraux se comportent exactement avec le même genre de mentalité que les entreprises. Ils ne voient pas les choses en termes de responsabilités sociales, mais en termes de «rentabilité électorale».

    La valeur archaïque et rétrograde de la charité, contrairement à celle de la solidarité sociale, est paradoxalement une valeur de droite qui valorise celui qui donne et humilie et prive d’un droit celui qui reçoit.

    Ceux et celles qui militent dans de tels organismes devraient toujours d’un même souffle militer politiquement pour un changement de régime politique et contre ces archaïsmes et ces aberrations sociales.


    ________________________

    Christian Montmarquette

    Marre... Marre... Des guignolées !

    http://www.vigile.net/Marre-Marre-Marre-Des-guigno

  • Sanzalure
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 10h21
    «Il faut répondre à certains critères»
    La guerre répond aux critères, les industries minières dévastatrices répondent aux critères, les pétrolières infâmes répondent aux critères, mais pas les enfants défavorisés.

    J'aimerais avoir les noms des personnes qui adoptent et appliquent ces fameux critères, pour que leurs photos soient affichées dans les médias afin que tous puissent les reconnaître dans la rue et leur faire comprendre qu'elles ne répondent plus aux «critères» pour faire partie de la population.

    Serge Grenier

  • Marie-Eve Poudrette
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 10h22
    Emboîtez le pas avec un geste concret!
    En tant que membre du conseil d’administration du centre de pédiatrie sociale de Montréal-Nord, je suis évidemment très contente de la décision du gouvernement de permettre à la Fondation du Dr Julien de tenir bon.

    Le modèle de pédiatrie sociale du Dr Julien en inspire plus d'un. Dre Sabrine Manoli, médecin du centre de Montréal-Nord a choisi, elle aussi, de marcher dans les pas du Dr Julien et d'ouvrir un centre affilié à la Fondation du Dr Julien.

    Ensemble, nous faisons tout en autre pouvoir pour maintenir les activités du centre de pédiatrie sociale de Montréal-Nord. Je crois que, comme la nature de la mission des centres de pédiatrie sociale, nous devons, avec les gens de notre milieu, mettre tout en œuvre pour aider nos enfants.

    D’ailleurs, si vous désirez mettre l’épaule à la roue et aidez deux des centres affiliés à la Fondation, les centres de pédiatrie sociale de Montréal-Nord et de Centre-Sud, un tournoi de golf aura lieu le 23 septembre prochain au profit de ses centres.

    Maintenant que nous avons parlé et que vous avez répondu, passons à l’action !

    Emboîtez le pas vous aussi.

    Information :
    ddonofrio@pediatriesocialemn.org,
    514.303.3351 ou
    http://www.facebook.com/event.php?eid=137526409593 .

    Merci pour cet élan du cœur qui a parcouru les blogues, les journaux, la télévision et les radios depuis deux jours.

    Marie-Eve Poudrette
    Membre du conseil d'administration et organisatrice du Tournoi des maîtres de demain au profit des centres de pédiatrie sociale de Montréal-Nord et de Centre-Sud.

  • gabdilap
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 10h32
    Pourquoi faut-il crier pour obtenir le minimum ?
    Je félicite le Dr Julien pour son oeuvre et surtout de résister à l'assimilation auquel le gouvernement voudrait le voir plier...Institutionnaliser son oeuvre serait de le rendre inhumain et sectoriel, i.e. un ministère s'occuperait du bien-être physique l'autre de son bien-être mental, l'autre de ses droits....un enfant a besoin d'une personne qui l'aide et l'accompagne en globalité de son être et non pièce par pèce...
    Que le ministre a réagi : Bravo....mais la suite il faut qu'elle se fasse. Dr Julien n'est pas un nouveau venu dans le domaine. Faut-il absolument passer par les médias pour obtenir son attention !!
    Diane Gaboriau
    St-Jérôme (native de Hochelaga-Maisonneuve)

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 10h43
    Julie Snyder VS Gilles julien: la victoire des riches
    Le bon vieux gouvernement libéral, une fois de plus, a adopté vis-à-vis des oeuvres de pédiatrie sociale de Gilles Julien une attitude chafouine basée sur des promesses non tenues et sur la procrastination systématique (pour ne pas dire systémique).

    Je me réjouis des promesses faites le 28 juillet 2010 par le «bon» docteur Dubuc, promesses néanmoins insuffisantes, qui ne garantissent pas la pérennité des oeuvres du docteur Julien. En ce qui concerne le ministre Bachand, puisse une grande honte rejaillir sur lui et sur ses promesses de tartuffe invétéré.

    Quand je vois les millions qui seront accordées aux personnes désirant une «fertilité assistée», je constate que le lobby des plus démunis reste toujours fragile et vulnérable lorsqu'il s'agit de se confronter au lobby des cossus, issus de clans comme le clan Péladeau-Snyder-Dion-Angélil. Je sais que de nombreuses personnes désirent avoir des enfants, ce qui est noble et louable. Toutefois un gouvernement «sain» et démocratique se doit de déterminer une stratégie aussi claire que possible, basée sur certaines priorités clairement annoncées.

    Mais les enfants de milieux difficiles et défavorisés ne pèsent pas lourd dans la balance lorsqu'ils sont en «compétition» avec les nantis et les gras-dur.

    Je suis sociologue depuis plus de quarante ans et je ne cesse d'apprendre que, malgré les beaux discours «démocratiques», certains «héritiers», comme le disait Pierre Bourdieu, ont toutes les chances de leur côté.

    Je ne sais pas si un autre gouvernement ferait mieux mais je crois que nous devons «nous libérer des libéraux» et susciter l'apparition de milliers de docteurs du genre Gilles Julien.

    Docteur Julien, je vous salue avec toute la déférence et l'admiration du monde. Je n'en dirai pas autant lorsqu'il s'agit des cossus, des nantis et des politiciens serviles qui leur servent de laquais satisfaits.

    JSB

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 29 juillet 2010 13h33
    Dépenser pour quelque chose d'utile
    Bravo aux médias, et notamment au Devoir, qui ont su alerter la population au sujet de la situation financière difficile de la fondation du Dr Julien et, du même coup, forcé le ministère de la Santé à allonger sa contribution à cet organisme !

    Pour une fois que le Gouvernement dépense pour quelque chose de concret et de nécessaire ! Ça nous change un peu de toutes les sommes déboursées pour les différentes commissions qu'il a déjà créées depuis des années et dont les rapports (qui souvent ne nous ont rien appris de ce que l'on savait déjà) se sont presque tous retrouvés sur les tablettes !

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 16h56
    Petit élément statistique
    Un enfant sur trois vit dans la pauvreté à Montréal.

    Et dans quelle situation vivent leurs parents vous croyez ?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 29 juillet 2010 23h51
    Haro sur les programmes normés
    On a déjà eu le film " Les ordres". Quelqu'un devrait faire un film intitulé " Les normes". Quelle hypocrisie de la part des politiciens qui ne réagissent que sous la pression médiatique !

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