Lettres - Gouvernement non éclairé
Chantal Doré, Ph. D. - Professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke, le 28 juillet 2010
29 juillet 2010
Santé
Je suis révoltée. Le gouvernement met en péril les services en pédiatrie sociale fondés par le Dr Gilles Julien pour une question de 2 ou 3 millions de dollars, alors que dans le même temps, il crée de toutes pièces de nouveaux services hyperspécialisés, aux résultats mitigés et entraînant des coûts élevés pour le système de santé, en remboursant des traitements de fécondation in vitro (plus de 60 millions par année) pour des personnes malheureusement infertiles, mais qui ne sont pas atteintes d'une maladie ni en état de survie.
Et ce ne sont pas les quelque mille naissances par année de plus qui vont changer la situation démographique du Québec!
Qui ira pleurer devant les caméras de télévision — comme l'a fait Julie Snyder pour obtenir des traitements liées à l'infertilité (sans un sou de plus pour la prévention!) — pour les clients de cette pratique novatrice qu'est la pédiatrie sociale? Sûrement pas les clients eux-mêmes, qui sont pour la plupart en état de survie. On s'époumone à nous parler de rapprocher les services de santé et les services sociaux près de la population et on ne finance pas ce service dans la communauté auprès d'enfants et de parents en état de besoins absolument essentiels et non répondus. Qui donc est au volant de cette machine gouvernementale? À quelle logique obéissent-ils? Ils ne sont certes pas au volant. Ils sont confortablement assis dans le coffre arrière de la voiture les yeux bandés et les oreilles bouchées. Nous avons vraiment un gouvernement non éclairé, un gouvernement d'arrière-garde!
***
Chantal Doré, Ph. D. - Professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke, le 28 juillet 2010
Et ce ne sont pas les quelque mille naissances par année de plus qui vont changer la situation démographique du Québec!
Qui ira pleurer devant les caméras de télévision — comme l'a fait Julie Snyder pour obtenir des traitements liées à l'infertilité (sans un sou de plus pour la prévention!) — pour les clients de cette pratique novatrice qu'est la pédiatrie sociale? Sûrement pas les clients eux-mêmes, qui sont pour la plupart en état de survie. On s'époumone à nous parler de rapprocher les services de santé et les services sociaux près de la population et on ne finance pas ce service dans la communauté auprès d'enfants et de parents en état de besoins absolument essentiels et non répondus. Qui donc est au volant de cette machine gouvernementale? À quelle logique obéissent-ils? Ils ne sont certes pas au volant. Ils sont confortablement assis dans le coffre arrière de la voiture les yeux bandés et les oreilles bouchées. Nous avons vraiment un gouvernement non éclairé, un gouvernement d'arrière-garde!
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Chantal Doré, Ph. D. - Professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke, le 28 juillet 2010
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