Lettres - Lettre au ministre de la Santé
Le 13 juillet, vous annoncez votre projet de payer les traitements de fertilité. Lors d'une entrevue, pour appuyer votre décision vous dites: «Les couples infertiles ne peuvent pas être discriminés. [...] Nous ferons même des économies, puisqu'il y aura moins de dépenses reliées aux grossesses multiples... et puis cela augmentera la natalité» (entre 2000 et 3000 bébés pour 65 millions de dollars!). Comme le réseau public est surchargé, il s'agit encore une fois d'une subvention déguisée aux cliniques privées.
Quelques jours plus tôt, quant aux déclarations du Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique, et du Dr Réjean Thomas, de la clinique Actuel, sur l'accroissement majeur des ITSS (infections transmises sexuellement et par le sang), vous teniez un tout autre discours: «Dans un contexte budgétaire difficile, il fallait faire des choix.» Au diable la prévention! Au diable les cours d'éducation sexuelle dans les écoles! Pourtant, les chiffres sont éloquents: environ 40 000 Québécois recevront un diagnostic d'ITSS cette année. De ce nombre, 15 000 auront la chlamydia, elle a plus que doublé depuis 10 ans, les deux tiers sont des jeunes âgés entre 15 et 24 ans. Ce serait la première cause évitable d'infertilité. Ajoutons la gonorrhée: 132 % d'augmentation; la syphilis: un cas par jour diagnostiqué, etc. Et chaque fois, on sort la carte d'assurance-maladie.
Pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Je suis tannée de ceux qui ne savent pas compter, ou qui comptent trop bien peut-être.
Quelques jours plus tôt, quant aux déclarations du Dr Alain Poirier, directeur national de la santé publique, et du Dr Réjean Thomas, de la clinique Actuel, sur l'accroissement majeur des ITSS (infections transmises sexuellement et par le sang), vous teniez un tout autre discours: «Dans un contexte budgétaire difficile, il fallait faire des choix.» Au diable la prévention! Au diable les cours d'éducation sexuelle dans les écoles! Pourtant, les chiffres sont éloquents: environ 40 000 Québécois recevront un diagnostic d'ITSS cette année. De ce nombre, 15 000 auront la chlamydia, elle a plus que doublé depuis 10 ans, les deux tiers sont des jeunes âgés entre 15 et 24 ans. Ce serait la première cause évitable d'infertilité. Ajoutons la gonorrhée: 132 % d'augmentation; la syphilis: un cas par jour diagnostiqué, etc. Et chaque fois, on sort la carte d'assurance-maladie.
Pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Je suis tannée de ceux qui ne savent pas compter, ou qui comptent trop bien peut-être.
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