Aménagement d’un centre d’hébergement dans l’ancien hôpital chinois - «Les Inuits ont droit à des soins de santé de qualité»
Un groupe de citoyens demande à l’arrondissement de faire preuve de bonne volonté
Un groupe de citoyens favorables à l’aménagement d’un centre d’hébergement destiné à des Inuits dans l’ancien hôpital chinois réclame que l’arrondissement de l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension fasse preuve de bonne foi. Les élus doivent, selon eux, annuler sans tarder un avis de motion ouvrant la voie à une modification au règlement de zonage unanimement adopté, début mai, afin de faire obstacle au projet de l’Agence de la santé et des services sociaux.
La démarche, une initiative de l’arrondissement, ne peut empêcher la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik d’élire domicile au 7500, rue Saint-Denis, vacant depuis une dizaine d’années, mais fait en sorte de paralyser le développement du futur centre d’hébergement.
La mairesse d’arrondissement, Anie Samson, refuse de couper court à la procédure de modification au règlement de zonage mise en branle le 4 mai dernier, mais dans le même temps, souligne qu’il s’agit d’une mesure temporaire. «C’est un mécanisme de sécurité, juste pour empêcher [tout] développement dans le secteur, pour être sûrs qu’on ait toutes les informations nécessaires», a affirmé son attachée de presse, Marisa Celli. «Il y avait beaucoup de questionnements, beaucoup de désinformation qui avaient circulé au début du projet. On voulait s’assurer que les citoyens aient la bonne information», a-t-elle poursuivi.
Du côté de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, on ne se formalise pas de l’attitude de l’arrondissement. Pas maintenant. «Ça n’a pas vraiment d’impacts sur le projet parce que, pendant ce temps-là, on va pouvoir mettre en place le comité d’implantation et effectuer les différentes études d’impacts», a souligné une agente d’information de l’Agence, Geneviève Bettez.
«Les Inuits ont droit à des soins de santé de qualité, comme tout Québécois», fait pour sa part valoir la porte-parole du collectif citoyen, Geneviève Beaudet. D’ailleurs, le groupe fera entendre sa voix, ce soir, à l’occasion d’une séance du conseil d’arrondissement.
Les résidants du quartier Villeray avaient pris connaissance, à la mi-mai, du projet de l’Agence de regrouper dans l’ancien hôpital chinois quelque 150 Québécois du Nunavik de passage à Montréal pour recevoir des soins médicaux spécialisés, et qui logent actuellement dans sept centres d’hébergement à travers la Ville de Montréal.
Une campagne de peur avait distillé la méfiance autour du projet, de nombreuses personnes craignant de devoir affronter une montée des incivilités dans Villeray.
«Les citoyens n’avaient pas de problème à accueillir [des membres] de la communauté du Nunavut. Ils ont demandé s’il y avait d’autres sites qui ont été regardés à part l’hôpital chinois», soutenait hier la porte-parole de la mairesse d’arrondissement, Anie Samson, Marisa Celli.
Surprises de la réception mitigée au projet, l’Agence de la santé et des services sociaux ainsi que la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik, avaient offert, il y a trois semaines, une séance d’information publique. Une centaine de personnes y avaient accouru. Depuis, c’est le silence radio. «On est en attente d’informations de l’Agence», a martelé Marisa Celli.
Geneviève Beaudet voit d’un bon œil les retombées économiques pour le quartier du projet d’aménagement d’un centre d’hébergement pour patients inuits. «Ce sera de plus une occasion unique de développer des échanges culturels avec le peuple inuit, une des nations les plus anciennes et les plus pacifiques du territoire du Québec», estime-t-elle.
Le Devoir
La démarche, une initiative de l’arrondissement, ne peut empêcher la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik d’élire domicile au 7500, rue Saint-Denis, vacant depuis une dizaine d’années, mais fait en sorte de paralyser le développement du futur centre d’hébergement.
La mairesse d’arrondissement, Anie Samson, refuse de couper court à la procédure de modification au règlement de zonage mise en branle le 4 mai dernier, mais dans le même temps, souligne qu’il s’agit d’une mesure temporaire. «C’est un mécanisme de sécurité, juste pour empêcher [tout] développement dans le secteur, pour être sûrs qu’on ait toutes les informations nécessaires», a affirmé son attachée de presse, Marisa Celli. «Il y avait beaucoup de questionnements, beaucoup de désinformation qui avaient circulé au début du projet. On voulait s’assurer que les citoyens aient la bonne information», a-t-elle poursuivi.
Du côté de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, on ne se formalise pas de l’attitude de l’arrondissement. Pas maintenant. «Ça n’a pas vraiment d’impacts sur le projet parce que, pendant ce temps-là, on va pouvoir mettre en place le comité d’implantation et effectuer les différentes études d’impacts», a souligné une agente d’information de l’Agence, Geneviève Bettez.
«Les Inuits ont droit à des soins de santé de qualité, comme tout Québécois», fait pour sa part valoir la porte-parole du collectif citoyen, Geneviève Beaudet. D’ailleurs, le groupe fera entendre sa voix, ce soir, à l’occasion d’une séance du conseil d’arrondissement.
Les résidants du quartier Villeray avaient pris connaissance, à la mi-mai, du projet de l’Agence de regrouper dans l’ancien hôpital chinois quelque 150 Québécois du Nunavik de passage à Montréal pour recevoir des soins médicaux spécialisés, et qui logent actuellement dans sept centres d’hébergement à travers la Ville de Montréal.
Une campagne de peur avait distillé la méfiance autour du projet, de nombreuses personnes craignant de devoir affronter une montée des incivilités dans Villeray.
«Les citoyens n’avaient pas de problème à accueillir [des membres] de la communauté du Nunavut. Ils ont demandé s’il y avait d’autres sites qui ont été regardés à part l’hôpital chinois», soutenait hier la porte-parole de la mairesse d’arrondissement, Anie Samson, Marisa Celli.
Surprises de la réception mitigée au projet, l’Agence de la santé et des services sociaux ainsi que la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik, avaient offert, il y a trois semaines, une séance d’information publique. Une centaine de personnes y avaient accouru. Depuis, c’est le silence radio. «On est en attente d’informations de l’Agence», a martelé Marisa Celli.
Geneviève Beaudet voit d’un bon œil les retombées économiques pour le quartier du projet d’aménagement d’un centre d’hébergement pour patients inuits. «Ce sera de plus une occasion unique de développer des échanges culturels avec le peuple inuit, une des nations les plus anciennes et les plus pacifiques du territoire du Québec», estime-t-elle.
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