Lettres - Diseases Inc.
Je lisais avec stupeur ce matin que le gouvernement américain se verrait très bientôt dans l'obligation de jeter à l'incinérateur 40 millions de doses de vaccins contre la grippe H1N1. Le tout représentera 260 millions de dollars flambés, réduits en cendre. Qui récolte la manne dans l'histoire? Les grandes pharmaceutiques. Voyant venir le spectre de la pandémie, tout le monde s'est bien rendu compte de l'argent qu'il y avait à faire avec un remède. Et, assez étonnamment, il est arrivé rapidement, ce remède. Tellement rapidement que la majorité des doses commandées l'hiver dernier arrivent maintenant à expiration dans plusieurs pays du monde.
Mais au-delà de la pandémie H1N1, qu'en est-il de ces autres maladies, contre lesquelles nous luttons depuis des décennies? Le sida, le cancer, sous toutes ses formes? Alors qu'il y a moins d'un mois, un généticien du nom de Craig Venter a réussi à créer la première cellule vivante à l'ADN synthétique, capable de se reproduire normalement, vous voudriez me faire croire que des remèdes efficaces, capables d'enrayer des maladies comme le sida, n'ont pas encore été découverts? Foutaises, que je dis.
Loin de moi l'idée de vouloir passer pour un adepte de la théorie du complot, mais je pense qu'il y a trop d'argent à faire avec les médicaments pour qu'on voie de sitôt, chez nos médecins, des traitements qui élimineraient pour de bon de graves maux. Un peu comme les grandes pétrolières qui rachètent les brevets de véhicules à énergie verte pour ne pas perdre le monopole. Après tout, faites le compte, une trithérapie coûtait à un sidéen environ 350 $ par année en 2002. Transposez maintenant ce chiffre à 60 % de la population africaine, sans compter le nombre de séropositifs ailleurs dans le monde, et vous obtiendrez une somme qui vous dissuaderait amplement d'éradiquer le sida, une bonne fois pour toutes. Ajoutez à ceci toutes les autres maladies comme le cancer, la fibrose kystique, etc., et vous constaterez les sommes en jeu.
Notre santé a maintenant un prix, et pour survivre, dans le futur, nous devrons le payer. Le règne des grandes pharmaceutiques ne fait que commencer. Le démon du capitalisme à outrance s'est emparé de gens qui, à la base, avaient de bonnes intentions.
***
Maxime Plamondon - Le 1er juillet 2010
Mais au-delà de la pandémie H1N1, qu'en est-il de ces autres maladies, contre lesquelles nous luttons depuis des décennies? Le sida, le cancer, sous toutes ses formes? Alors qu'il y a moins d'un mois, un généticien du nom de Craig Venter a réussi à créer la première cellule vivante à l'ADN synthétique, capable de se reproduire normalement, vous voudriez me faire croire que des remèdes efficaces, capables d'enrayer des maladies comme le sida, n'ont pas encore été découverts? Foutaises, que je dis.
Loin de moi l'idée de vouloir passer pour un adepte de la théorie du complot, mais je pense qu'il y a trop d'argent à faire avec les médicaments pour qu'on voie de sitôt, chez nos médecins, des traitements qui élimineraient pour de bon de graves maux. Un peu comme les grandes pétrolières qui rachètent les brevets de véhicules à énergie verte pour ne pas perdre le monopole. Après tout, faites le compte, une trithérapie coûtait à un sidéen environ 350 $ par année en 2002. Transposez maintenant ce chiffre à 60 % de la population africaine, sans compter le nombre de séropositifs ailleurs dans le monde, et vous obtiendrez une somme qui vous dissuaderait amplement d'éradiquer le sida, une bonne fois pour toutes. Ajoutez à ceci toutes les autres maladies comme le cancer, la fibrose kystique, etc., et vous constaterez les sommes en jeu.
Notre santé a maintenant un prix, et pour survivre, dans le futur, nous devrons le payer. Le règne des grandes pharmaceutiques ne fait que commencer. Le démon du capitalisme à outrance s'est emparé de gens qui, à la base, avaient de bonnes intentions.
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Maxime Plamondon - Le 1er juillet 2010
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